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Lorsque j’ai perdu Netsuai, mon épouse, il a fallu me reconstruire. J’ai pu compter sur ma mère et mon fils pour cela. Je voulais plus que tout réussir l’éducation de mon enfant. C’était le sens de ma vie. La Guerre Sainte contre Hébé me les a retirés. J’ai été anéanti. Mon seul but était alors de répondre aux v½ux d’Athéna sans faire la distinction entre le bien et le mal. Enfin, la présence de Juventas à mes côtés sur Yíaros, m’a ouvert les yeux. J’avais besoin d’amour pour être heureux. Voilà pourquoi j’étais Saint. Et cet amour, elle me l’a accordé. Néanmoins, ce 10 septembre 1986, j’étais encore entrain de tout perdre…Chapitre 38 - Repartir à zéro, encoreSur l’île d’Yíaros, dans le Parthénos :Au milieu des cadavres, Apodis est à genoux, les yeux embrumés. Il est trop fébrile pour se relever. Le sang fuit son corps et il a puisé dans ses dernières ressources pour massacrer Lena. Dans son dos, deux cadavres sont dégagés. Les dépouilles reposaient sur Anikeï qui a repris ses esprits. Titubant, tremblant, l’ukrainien ne renonce pourtant pas. Il approche du grec. (Reste 32107 caractères)
La journée du 10 septembre 1986 se poursuivait dans un torrent de violence à Yíaros et à Asgard. Si l’idylle qui liait Aphrodite à Lilith en l’absence de Deathmask semblait loin de toute cette haine, elle n’était pas loin d’en être contaminée. Chapitre 37 - L’union fait la force A Asgard, au temple Walhalla : A l’intérieur du palais, Alexer défonce toutes les portes sur son passage. Violant ainsi l’intégrité des convives de la famille de Polaris qui occupent à longueur d’année les appartements, comme la richissime famille de Bedra de Edel, future promise de Syd de Mizar. De plus en plus emprunt à une folie meurtrière, il n’hésite pas à éliminer les serviteurs des riches occupants qui espèrent faire valoir le respect de leurs maîtres. C’est à l’instant où il allait asséner un choc mortel à l’un d’eux qu’une mélodie lui vient aux oreilles. Le son, d’abord harmonieux, ne cesse de le troubler, si bien qu’il croie voir le valet qu’il allait tuer se dédoubler. (Reste 45188 caractères)
Je venais de passer des instants de plaisirs charnels et émotionnels intenses, sans me douter que mon armée officiait derrière mon dos. Je croyais avoir trouvé le salut dans les bras de Juventas, ignorant qu’une nouvelle période d’effroi allait détruire mon quotidien. Asgard brillait pour sa résistance, je sombrais dans le choix de mon appartenance…Chapitre 36 - Le début des hostilitésSur l’île d’Yíaros : Dans sa maison, Juventas et Apodis ont gagné la couche. Recroquevillée dans les bras de son ancien ennemi, elle abandonne bien vite son allégresse. Comme Apodis, ses yeux s’écarquillent. Ils ressentent un choc cosmique qui ébranle le palais. Ils ramassent leurs affaires puis, avant qu’elle ne réajuste son masque, Juventas dévisage Apodis avec fureur : Juventas - " Tu m’as occupé ! Tu t’es servi de moi ! " Enfin, elle ne lui laisse pas le temps de s’écrier que c’est faux, elle détale à toute allure. (Reste 40093 caractères)
Nous y étions, nous rentrions dans une nouvelle ère. Au Japon, de jeunes chevaliers allaient s’affronter lors d’un tournoi, pour obtenir… Une armure d’or. Alors que l’annonce de l’ouverture, en date du 17 septembre 1986 de la Galaxian War allait être faite, Saga ordonnait l’attaque d’Yíaros. Chapitre 35 - De nouvelles batailles à travers le mondeSur l’île d’Yíaros : 10 septembre 1986. Le soleil n’est pas encore levé, que les précipitations ne cessent de noyer les occupants de l’île jusqu’aux os. Le vent souffle si fort qu’au sud, sur le port désormais rénové, l’unité athénienne chargée de vider un bateau venu du Port du Destin a été balayée par une vague gigantesque. Trois hommes ont ainsi été rappelés à la mer et sont portés disparus. La coque du vaisseau, ne cesse de venir heurter les quais, ennuyant ainsi les équipes qui déchargent les vivres. Plus loin, entre les deux chaînes de montagnes qui offrent le seul détroit permettant d’accéder à l’île, Taishi attend seul, à l’abri des regards, une marchandise particulière. Objet qui ne tarde pas à arriver en la personne de Ptolémy dont l’identité est dissimulée sous son masque et sa soutane marron. Taishi se courbe légèrement devant son supérieur, le Saint d’argent se contente de l’informer : Ptolémy - " Sa majesté le Grand Pope espère que tout est en place. " Taishi - " Ça l’est. " Ptolémy - " Bien. Dans ce cas, tu as ordre d’agir immédiatement. Renvoie un messager au Sanctuaire pour nous informer du bon succès de ta mission. " Taishi tape légèrement avec son poing contre la partie de sa Cloth couvrant son c½ur, puis tend son bras en direction de son supérieur : Taishi - " Entendu Saint de la Flèche. " Ptolémy rend au chevalier du Toucan le même signe, puis repart en direction du navire qui lèvera bientôt l’ancre. (Reste 49936 caractères)
Un an… Un an s’écoula. Personne ne vécut cette année de la même manière, bien entendu. Rhadamanthe et Myu continuèrent de traverser le monde à pieds, en quête de leur identité. Ils approchaient de la Chine. A l’Aréopage, Vasiliás dressait sa nouvelle armée. Le monde sous-marin, réunissait sa nouvelle génération de Marinas. Deathmask achevait la formation de son jeune disciple Mei, pendant qu’Aphrodite trouvait du réconfort auprès de Lilith. Asgard pansait ses blessures, après le passage de Rhadamanthe et le départ de Myu. Sur Yíaros, la récession se poursuivait pour le peuple hébéïen. Taishi organisait le déicide d’Hébé. Le renouvellement des garnisons athéniennes favorisait l’arrivée de fidèles à Gigas. Philémon et Baucis vivaient en toute insouciance leur idylle, tandis que moi, je me rapprochais inexorablement de Juventas et de sa fille. Au Japon, Saori achevait la construction de son quartier général pendant que son amie intrigante, Ksénia, effectuait de plus en plus de voyages soudains à travers le monde… Chapitre 34 - La prise de conscience Extrême nord de la Sibérie, Blue Graad :5 août 1986. En des temps mythologiques, à la fin de la première Guerre Sainte opposant Athéna à Poséidon, ce dernier vit son âme enfermée dans une urne scellée par Athéna. La déesse de la Sagesse choisit alors de cacher le contenant dans un lieu inaccessible à l’homme, à l’extrême nord de la Sibérie. Les chevaliers chargés de veiller sur l’héritage d’Athéna formèrent une citée qui devint bientôt un état armé, lieu militaire stratégique pour la divinité, Blue Graad. De nos jours, l’homme contemporain n’a toujours pas idée de l’existence d’une telle légende et d’un tel lieu. Inaccessible pour celui qui n’aurait aucune maîtrise de la cosmo énergie, l’état de Blue Graad, aujourd’hui composé de nombreuses bâtisses délabrées et ensevelies sous la neige, vit des jours difficiles sous le régime du Seigneur Piotr, descendant du souverain Unity qui fut d’une aide précieuse lors de la Guerre Sainte de 1743 contre Hadès. (Reste 49578 caractères)
L’été s’achevait pour moi sur des doutes. J’étais tellement tourmenté par les événements inquiétants de Yíaros que je ne pouvais soupçonner qu’à quelques kilomètres du Sanctuaire, dans le repère du reclus Arès, l’avènement d’un homme avait lieu… Chapitre 33 - Le sacre du roiEn Grèce, au Sanctuaire : 2 septembre 1985. Des éclats de rire animent cette journée bien sombre. Le ciel est obscur et les orages persistent. Dans la quatrième maison du zodiaque, les anecdotes évoquées par Deathmask au sujet de l’apprentissage inculqué à son disciple arrachent à Lilith un fou rire. L’italien présente un tout autre visage lorsqu’il parle de son élève resté en Sicile. Ses yeux brillent comme s’il parlait de son propre enfant. Lilith ne s’imagine pas qu’hormis elle, quelqu’un a pu émouvoir son amant. Seulement, l’objet de ces souvenirs provient d’un ordre de mission laissé sur une Pandora Box de bronze : Lilith - " J’aimerai tellement pouvoir t’accompagner en Sicile. " Deathmask - " Je préfère te savoir ici. Même si je pars pour une année, tu seras plus en sécurité dissimulée dans ma demeure. J’ai sommé un garde de venir déposer ici le ravitaillement qu’il a pour ordre de me déposer habituellement. Il le déposera à l’entrée du palais du Cancer, tu ne manqueras de rien. Je dois veiller à ce que Mei soit désormais prêt à devenir Saint. Le Grand Pope a senti en son cosmos la constellation de la Chevelure de la Chevelure de Bérénice. " Lilith - " Dans ce cas je veillerai à ne pas me faire remarquer ici en ton absence. " Deathmask reconnaît la subordination de sa compagne. Il lui sourit affectueusement en lui offrant un tendre baiser. Enfin, il ramasse sa Pandora Box ainsi que celle de bronze qu’il calle au-dessus de la sienne puis quitte sa demeure. (Reste 37351 caractères)
Chapitre 32Dans le monde contemporain, la fin du mois d’août, annonce le plus souvent la fin d’une période estivale, où repos et loisirs ont été les maîtres mots. Au Sanctuaire, la fin du mois d’août, et plus particulièrement le 1er septembre, a également son importance. Il s’agit de la date à laquelle Athéna s’est réincarnée sur Terre en cette époque. Chaque année, à cette date, les cloches des forums retentissent du même nombre de coups qu’Athéna a passé d’années sur cette planète depuis son retour. Pour ce jour particulier, les temples d’Athéna des villages du domaine servent de lieu de fête. Habituellement lieu de culte, les temples se remplissent en cette journée car chaque habitant, homme ou femme, enfant ou vieillard, vient chercher une bourse de cinq sacres. Celle-ci est offerte par les prêtres sur ordre du Grand Pope. Un Grand Pope pourtant morose ce 1er septembre 1985. Il a la tête en appui sur son bras dressé contre l’accoudoir de son siège dans sa salle d’audience. Il écoute à peine Gigas, son général des armées qui lui lit une lettre arrivée tout droit de Jamir : « … et me vois contraint de répondre par la négative à la missive qui m’a été confiée par vos soins. Et c’est signé : Mû du Bélier ! » Gigas chiffonne la feuille de papier en pestant de rage. Néanmoins, son geste n’attire guère davantage l’attention de son souverain. Le pontife reste plongé dans ses pensées… Flashback31 août 1973. Il faisait encore chaud en cette dernière nuit d’août. L’obscurité était tombée depuis peu et, dans la troisième maison du zodiaque, les ténèbres s’insinuaient. Le maître des lieux baignait dans la fosse d’un mètre sur un mètre située au c½ur de chaque chambre des chevaliers d’or. A l’intérieur, il se prélassait dans l’eau fraiche qu’il avait récoltée dans des tonneaux à Honkios. Les bras sortis de l’onde, la tête couchée en arrière, sur le sol marbré de sa chambrette, Saga cogitait énormément après les actes passés de ces derniers jours. Le meurtre du jeune frère du Pope, Arlès, il y quelques semaines, le rongeait si fort, qu’il pensait ne plus pouvoir le cacher longtemps à Shion. (Reste 56743 caractères)
Chapitre 31Ce 22 juillet 1985 la région de Nunavut au Canada tremble. Le séisme perdure depuis plusieurs minutes tout autour de la ville d’Arviat. Là-bas, l’horizon se dessine dans un univers fait de néant. Il ne reste plus qu’au sol une surface terreuse totalement chaotique. Il n’y a plus d’habitations. Plus de bâtiments. Plus de végétations. Plus de population sur un rayon de cinq kilomètres. Seule à l’extérieur de ce cercle de dix kilomètres de diamètre, dans la neige encore présente, la carrosserie toute déformée de l’ambulance dans laquelle se trouvent Bian et Kassa, subsiste. Le cosmos déployé par Kassa a réussi à faire bouclier autour du véhicule. Au beau milieu du silence résultant de ce désert morbide, la tôle est pliée de l’intérieur par les mains de Kassa. Il libère son futur frère d’arme, toujours éveillé mais hagard. Son regard est perdu dans le vide et son corps est lourd. Kassa l’extirpe en le traînant jusqu’au dehors. Le son des sirènes de nouvelles unités de sauvetage venant du reste de la région ne parvient pas jusqu’à son cerveau. Il les entend mais ne veut même pas les analyser. Tout comme il ne cherche même pas à répondre à Kassa qui lui déclare : « Les secours croiront que le réseau d’alimentation du gaz est responsable de cette catastrophe… » En disant cela, le gardien du pilier de l’Antarctique reconnaît au loin, au centre du cercle de destruction, Vasiliás entouré de ces derniers adversaires. Il achève sa phrase : « … Il faut qu’ils croient qu’il n’y ait aucun survivant. Nous devons partir maintenant. » Dans le vague, Bian susurre : « Ariel… Elle a préféré croire en l’innocence de Vasiliás plutôt que croire en moi… Elle est morte par amour pour lui… Après Dolly, il m’a pris ma s½ur… » Kassa cache difficilement son sourire perfide : « Il prouve ainsi les défauts des humains. Je sais que Vasiliás était ton ami, mais il t’a tout volé. Il ne croit ni en Athéna ni en aucun autre dieu. Il ne croit en rien. Il a causé la destruction de la quasi-totalité de cette paisible ville. Il n’a pas su protéger les femmes que tu aimes et par cette guerre intestine contre d’autres envoyés du Sanctuaire, il prouve la faiblesse des hommes et l’erreur que fait Athéna de les protéger. Dans un autre monde, cela ne serait jamais arrivé. Si jamais un dieu était capable de laver l’humanité, alors ta s½ur et ta petite amie seraient en vie, Vasiliás ne t’aurait jamais trahi. Si seulement… » Le regard de Bian reprend de la vigueur et son corps se raidit : « Si seulement Poséidon pouvait exaucer tes paroles ! » En entendant cela, Kassa fixe d’un regard ambitieux son camarade : « Je crois qu’il t’a entendu ! Suis-moi ! » Il tire par le bras Bian avec une extrême violence et se déplace à une vitesse, que le futur Cheval des Mers ne lui soupçonnait pas. Ils prennent la direction de la baie où Bian a tant l’habitude de s’exercer. Ils abandonnent la surface de combat où la tension est à son comble… (Reste 59002 caractères)
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