La nuit du 4 au 5 mars 1985 fut longue. Un crépuscule de deuil, une obscurité douloureuse, de nombreux cadavres brulant sur les buchés, une multitude de corps meurtris sous les torches de leurs demeures… Certaines retrouvailles furent difficiles après la fuite d’Hébé. L’atmosphère était lugubre sur l’ensemble du domaine sacré. Les habitations pillées, les monuments détériorés, les cours empourprés de sang et les temples profanés furent ce qu’il restait du Sanctuaire. Le vent s’était levé et avait amené un crachin qui soulageait les plaies des soldats et nettoyait les corps des innocents.Chapitre 16 - Un nouveau départ A l’ouest, dans le village de Paesco :Apodis est sur le seuil d’une ruine, dans laquelle il coulait encore des jours paisibles avec sa mère et son fils lorsqu’il est parti au matin. Il est tétanisé par la funèbre découverte. Les corps salis de sa famille gisent au milieu de la maisonnette entièrement dévastée. (Reste 43697 caractères)
Le désespoir, l’incompréhension, la souffrance, la mort… La nuit s’insinuait ce 4 mars 1985 où chaque personne se trouvant au sein du Sanctuaire, vivait au moins un de ces douloureux évènements. La nuit allait achever cette bataille et clôturer la Journée Sainte, qui prit à l’occasion des allures de tragédie. Chapitre 15 - Un dénouement inéluctableDans la maison du Taureau :Suite au cyclone provoqué par l’explosion de leurs cosmos, Aldebaran est le premier debout. Iphiclès, toujours allongé, établit un terrible constat : « Les Ecuries d’Augias, la Ceinture d’Hippolyté, les B½ufs de Géryon, les Pommes d’Or du Jardin des Hespérides, le Sanglier d’Erymanthe et la Capture de Cerbère. Six Alcides. Déjà six Alcides qui ont rendu la vie. Je sens les cosmos du Taureau de Crète et de la Biche de Cérynie proches de ceux de Juventas et de sa majesté Hébé, ils se replient. Seuls Iolaos, ¼dipe et moi-même combattons encore. Nous sommes les ultimes espoirs d’atteindre Athéna… » (Reste 49826 caractères)
On dit que celui qui n’ose pas, ne doit pas se plaindre de sa malchance. Un dicton qui sied à merveille à la personnalité du jeune apprenti, qu’était Shun d’Andromède. Pourtant voué à un futur, fait de désolation et de sang, il tentait plus que tout de rester pacifiste et se tut à propos des mauvais rêves qui la nuit vinrent lui souffler les paroles du diable.
« Oser », c’est ce que fit Anikeï, un camarade de Shun, en relevant en vain à son maître qu’un malaise habitait le japonais. C’est ce que firent aussi les Alcides d’Hébé. Donnés perdants dès le début de la bataille, ils tinrent encore et toujours… Chapitre 14 - Le présage d’une catastrophe Au large de la Somalie, dans l’océan Indien, sur l’île d’Andromède :Au milieu d’une petite vallée aride du centre de l’île, ombragée par les hauts rochers qui l’entourent, se dresse l’unique village de ces terres. Comptant une vingtaine de maisonnettes de briques et de tuiles, il abrite le groupe d’apprentis, mené par l’imposant Albior de Céphée. (Reste 50744 caractères)
En pleine « invasion hébéïenne », tous les renforts étaient les bienvenus. Hélas, certains hommes de grande stature manquaient à l’appel. Ce fut le cas de Mû et de Shaka. Le premier, avait quitté le Sanctuaire il y a quelques années déjà, pour retourner sur sa terre natale, abandonnant ses obligations de Saint d’or et se focaliser sur la réparation des armures sacrées. Le second, avait obtenu l’autorisation du Grand Pope pour partir en compagnie de prêtres du Sanctuaire et de quelques disciples, en pèlerinage en Asie du sud pour y prêcher la bonne parole en l’honneur d’Athéna.
Loin des conflits du Sanctuaire, ils ne se doutaient pas que deux autres camps majeurs préparaient déjà le retour de leurs dieux… Chapitre 13 - Le rosaire de BouddhaSud/est de l’Asie centrale, l’Himalaya :A la frontière de la Chine et de l’Inde se trouve une région montagneuse où culmine à près de six milles mètres d’altitude la terre du diable. Là-bas, l’oxygène se raréfie et les tibétains eux-mêmes ne s’y aventurent jamais, le nom de ce territoire est « Jamir ». (Reste 64257 caractères)
Si la bataille battait son plein au Sanctuaire, en d’autres lieux, bien d’autres guerriers perfectionnaient leurs techniques de combat, sans oublier pour autant les êtres qui les entourent. C’est par exemple le cas de Shiryu, celui qui devint chevalier, sans jamais craindre de sacrifier sa vie pour les autres, ce brave Saint qui vit un amour passionné pour la douce Shunrei. Une relation profonde qui se renforça lorsque Shiryu découvrit l’origine de la marque qu’il porte en son dos…Chapitre 12 - La marque du Dragon En Chine, aux cinq Pics :La journée est semblable aux dernières que Shiryu a passé depuis une semaine. Il est assis, les jambes croisées, les yeux fermés, l’esprit vidé, torse nu sous cette cascade d’eau froide. Sans même avoir pris la peine de manger ou même de bouger, Shiryu fait preuve d’un état d’esprit impénétrable, il ne fait qu’un avec la nature. (Reste 53376 caractères)
Pouvez-vous vous imaginer quelle peut-être la sensation qu’éprouve un dieu lorsqu’il comprend qu’une personne de son rang est victime d’une conspiration ? Une conspiration menée par des hommes et qu’il n’y a rien à faire pour justifier son innocence ? Cette sensation, quand tout vous échappe, alors que vous êtes censés vous situer au-dessus de tout ? Il est inconcevable que nous, humains, puissions comprendre ce qui a pu bien traverser l’esprit de la déesse Hébé, lorsqu’elle réalisa le piège dans lequel l’avait fait tomber Saga.
Alors plus simple, pour notre entendement humain, réussissez-vous à comprendre ce qui peut pousser une personne à se sentir au dessus de tout alors qu’elle est dans le faux ? Comment concevoir qu’un chevalier de bronze qui n’a aucune raison de devenir Saint si ce n’est pour éblouir une femme qui se moque de lui, puisse malgré tout écraser les autres ?
Je vous accorde qu’il s’agit de questions peu évidentes, peut-être que les mésaventures d’Hébé et Jabu vous éclaireront sur le sujet ? Chapitre 11 - Le destin des orphelins En Algérie, à proximité d’Oran :A l’intérieur d’une maisonnette l’air est frais et il fait noir. Très noir. Seule une bougie éclaire les lieux et permet de distinguer ces deux êtres pris d’une torpeur bestiale. Des cris, des gémissements. Ils sont forts, bruyants… mais ne percent pas les murs compacts qui abritent les amants. Le temps, les secondes, les minutes et bientôt l’heure… Tout s’écoule si vite, trop vite… Une journée d’entraînement perdue pour les deux combattants les plus érudits du camp qui ont préférés jouer de leur pouvoir de séduction plutôt que de se joindre au reste du groupe, lui l’élève et elle le professeur. (Reste 63461 caractères)
Mon poignet souffre à ressasser les souvenirs qui animent ma mémoire. L’aventure est longue, passionnante et parfois confuse dans mon esprit. Tant d’événements, de batailles, de passions… Tout cela me fait aborder des points essentiels et géographiquement différents en même temps. Après cet aparté sur Asgard, j’en reviens aux sanglants évènements du Sanctuaire puisque malheureusement, la souffrance et la mort régnaient désormais sur la majorité du domaine sacré.
A des lieues de là, sur une île comparable à l’enfer, deux jeunes amis, loin de se douter du funèbre avenir qui leur était réservé, profitèrent de l’absence d’un monstre sanguinaire pour savourer quelques instants d’amours…Chapitre 10 - Un frisson avant la mort Au c½ur de l’océan Pacifique, sur une île située juste sous l’équateur :Sur le sol brûlant, au beau milieu d’un fleuve de lave ; sous une averse acide, dans un chemin de pierres, un homme, plutôt un adolescent, effectue des exercices physiques. Proche du territoire des Ankoku Saint, les chevaliers noirs, le jeune apprenti a le corps couvert d’hématomes. En l’absence de son maître Guilty, appelé en mission avec quelques un de ses hommes, le futur Phénix s’affaire à progresser au plus vite. Pour cela, il a choisi de s’aventurer aux frontières de la zone d’occupation la plus dangereuse de l’île, là où le climat est le plus rude et où tous les dangers peuvent survenir à tout moment. Pourtant Ikki, n’a pas peur des mystérieux chevaliers vêtus, d’armures sombres, il en a déjà combattu. Les Ankoku Saint vivent en maîtres sur Death Queen Island et ont établis leur siège en son centre, au c½ur d’un volcan régulièrement en irruption. (Reste 63559 caractères)
Le Sanctuaire n’était pas le seul à être en conflit puisqu’au même instant, au royaume d’Asgard, Rhadamanthe, l’un des hommes les plus menaçants de notre planète faisait front à ce qui serait dans quelques mois la terrible armée des God Warrior. Alors que Hagen raccompagne Freya après une douce soirée d’amour, la nuit s’agite. Le petit matin n’allait pas tarder à laisser briller les aurores boréales. Les particules solaires qui allaient entrer dans l’atmosphère permirent aux observateurs de découvrir une neige souillée par le sang perdu lors des rugueux combats de cette nuit du 3 au 4 mars 1985. Cette nuit sera celle où deux hommes d’un milieu opposé, Thor et Syd, choisiront d’unir leur force pour retrouver l’enfant enlevé par Rhadamanthe et sauver Fenrir, un orphelin retiré de la société. Elle apprendra aussi, au loup solitaire, que l’homme n’est pas foncièrement mauvais et qu’il existe une personne aussi aimante que ses bêtes dans ce monde. Un peu comme une révélation, cette annonce permettra à la garde d’Hilda de se découvrir un fort esprit d’équipe qui lui sera utile le jour où les armures divines viendront à être portées… Chapitre 9 - L’amitié au-delà des valeurs4 mars 1985.Dans la forêt d’Asgard irradiée par la lueur de la lune, au sud du territoire, Fenrir fait front à Rhadamanthe. Du coin de l’½il il indique aux loups, qui se tiennent sur le flanc droit de Rhadamanthe, de passer à l’attaque. Ils s’exécutent et Fenrir profite que l’attention de Rhadamanthe soit portée sur ses compagnons pour le frapper à l’abdomen. Le futur Wyvern retombe sur le dos. Fenrir s’extasie : Fenrir - " Le combat est expédié bien plus vite que je ne l’aurai cru. Je te laisse aux soins de mes chers camarades. " (Reste 42684 caractères)
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