Chapitre 43 - Y a t’il encore de l’espoir ?

La journée du 19 septembre 1986 ne faisait que commencer qu’il me fallait déjà reprendre la route. Tout juste arrivé en Chine avec toutes les peines du monde, je repartais en direction de la Méditerranée pour régénérer mon armure et soigner mon corps sur l’île Kanon.
Pendant ce temps, Mei espérait trouver des réponses sur son maître tandis qu’il découvrait le Sanctuaire.



Chapitre 43 - Y a t’il encore de l’espoir ?

En Grèce, au Sanctuaire :

Misty et Mei sortent de la demeure du Taureau, dans laquelle ils ont été interrompus par Aldebaran :
Mei - " Et bien, j’ai cru qu’il faudrait nous mettre à nu, pour une fouille au corps afin qu’il nous autorise le passage ! "
Le japonais présente un caractère bien trempé. Très taciturne, il s’offusque très vite et cela a manqué de lui jouer des tours dans la seconde maison.
Misty - " Je t’avais dis de te taire. Même si nous en avons l’accord, traverser la maison d’un Saint d’or n’est pas une mince affaire. Heureusement, certains d’entre eux sont absents, nous ne nous attarderons pas par exemple dans celle des Gémeaux. A l’avenir, tâche de garder ta langue dans ta poche. Je ne te couvrirai pas une seconde fois. "
Mei - " Bien ! "
Misty - " On dit « Oui Capitaine Misty ! » Je te trouve bien irrévérencieux depuis que nous avons entamé la montée des marches. Je savais que ta maladresse à ton arrivée au Sanctuaire cachait un manque d’élégance, tu n’as pas tardé à montrer ta vraie nature. Toutefois n’oublie pas que tu dois le respect à tes supérieurs. Que le Seigneur Deathmask soit ton professeur ne te donne aucun passe droit. "
Mei boude comme un enfant qui vient de se faire gronder :
Mei - " Je sais, je suis désolé Capitaine Misty. C’est simplement que… Je meurs d’impatience de revoir mon maître. Nos adieux furent bien expéditifs et la facette que j’ai vue de sa personnalité, n’était pas celle que je lui connais. " (Reste 37948 caractères)
 

Chapitre 42 - Le périple d’Apodis

La Galaxian War avait commencé par les victoires de Jabu et de Seiya.
Sur les recommandations de son professeur, après avoir salué sa mère et prit congé de Yakoff, Hyoga avait brisé le mur des glaces éternelles. Devenu Saint, il débarquait à son tour au Japon pour affronter Ichi.
Pendant ce temps, le Sanctuaire vivait l’arrivée d’un autre japonais que la fondation croyait mort…



Chapitre 42 - Le périple d’Apodis

En Grèce, dans les montagnes reculées d’Athènes :

19 septembre 1986.
Les mains écorchées par les multiples prises effectuées sur la roche pour gravir les obstacles, le jeune garçon aux traits asiatiques et aux vêtements effilochés qu’est Mei ne perd rien de sa motivation.
La faim et la soif ne sont que des facteurs secondaires, par rapport à l’envie qui l’habite de se hisser jusqu’au Sanctuaire.
Il a traversé la mer séparant l’Italie à la Grèce, dissimulé son identité, erré dans les rues les plus malfamées d’Athènes, sans manger ni dormir.
Il ne garde en tête que les explications de Deathmask à l’époque où il lui enseignait la chevalerie. Il sait que le Sanctuaire se montre aux hommes courageux et forts, capables de maîtriser leur cosmo énergie et de surmonter les épreuves.
Les repères marqués sur les roches, les indications géographiques comme les gouffres et les côtes aux vents violents… Il en est sûr, il y est presque. Et bientôt, il en saurait plus sur son professeur. (Reste 48983 caractères)
 

Chapitre 41 - Le château d’Heinstein, une légende urbaine

L’ouverture tant attendu de la Galaxian War approchait. Pendant que certains achevaient leur apprentissage comme Hyoga, d’autres se préparaient déjà à contrer Athéna une fois celle-ci éveillée…


Chapitre 41 - Le château d’Heinstein, une légende urbaine

En Allemagne, au château d’Heinstein :

12 septembre 1986.
A l’approche d’un domaine familial devenu bien obscur, deux personnes s’enfoncent dans la brume dominant la forêt qui encercle ce territoire.
Une jeune femme vêtue d’un tailleur, les cheveux attachés, réajuste ses lunettes :
Journaliste - " C’est bon ? Tu filmes ? "
Un homme, casquette à l’envers, habillé d’un jean troué et d’une veste miteuse, hoche la tête :
Cameraman - " Tu peux y aller. "
Journaliste - " Hum, hum… Nous sommes ici dans le bois qui encercle le château d’Heinstein. Comme vous le savez sans doute déjà, une légende urbaine veut que depuis près de dix ans, personne n’est revenu vivant de ce lieu. Il est vrai que durant tout ce temps, nous sommes restés sans nouvelles de la famille Heinstein, ainsi que de leurs sujets… "
Le cameraman lève son objectif pour filmer la nature morte, les animaux en décomposition, puis une tourelle du bâtiment à peine visible tant la distance est encore grande pour s’en approcher.
Journaliste - " … Comme vous pouvez le constater, aucune trace de vie, quelle soit animale ou végétale ne semble survivre à mesure que nous nous engouffrons dans ce brouillard de plus en plus épais. Tandis que nous profitons, malgré la distance, des premiers aperçus des tours du château, il est aisé de remarquer l’usure des pierres. Connu dans le passé pour le blanc éclatant de ses parois, les murs du château sont désormais ternis par la vétusté et un manque d’entretien apparent… "
Soudain, la jeune femme interrompt son monologue. Ses chaussures à talons hauts ne l’étaient pas suffisamment pour l’empêcher de marcher dans ce cours d’eau qui traverse toute la forêt.
En remarquant cela, son collègue abandonne sa caméra :
Cameraman - " Ca y est, nous y sommes. "
Journaliste - " Tu m’étonnes. Et maintenant j’ai les pieds mouillés ! "
Cameraman - " En même temps, s’habiller ainsi pour venir dans un lieu pareil, on n’a pas idée. "
Journaliste - " Ce reportage, une fois fini, nous ramènera de l’or. Le monde entier le verra et je veux qu’on m’admire sous mon plus beau jour. "
Cameraman - " Ok, très bien. Bon ça ne te dérange pas qu’on finisse vite d’aller jusqu’au château ? Cet endroit me fiche la chair de poule ! Je comprends que plus personne ne souhaite en savoir plus sur ce lieu. "
Journaliste - " Vas-y, reprend ta caméra ! Hum, hum… Nous voici donc arrivés à la limite du domaine. Une fois ce bras d’eau passé, nous aurons pénétré sur le territoire de la famille Heinstein. On dit qu’une fois écoulée, l’eau du château devient aussi brûlante que l’acide. Voilà qui peut-être ce qui explique la pourriture ambiante i… ici… "
Le cameraman remarque que la journaliste a du mal à se tenir droit :
Cameraman - " Qu’est-ce que tu fabriques ? "
Journaliste - " Mes pieds me démangent. "
Le cameraman, prudent, enjambe le cour d’eau tout en poursuivant le film.
Cameraman - " Je t’avais dis de foutre autre chose pour te chausser. Même si cette histoire d’eau contaminée est fausse, elle doit probablement être pleine de bactérie ! "
Journaliste - " Bon, tu me gonfles à me faire la leçon. Reprends ta machine, je vais refaire la fin de ma phrase. Hum, hum… Voilà qui peut-être explique la pourriture ambiante ici. Nous prélèverons un échantillon de cette eau en revenant du château. En effet, l’état allemand, encouragé par l’Organisation des Nations Unies, a qualifié ces rumeurs de légende urbaine. Quant aux disparitions des scientifiques dépêchés ici, des enquêteurs, de nos confrères ou encore de simples voyageurs, tout a été classé « non lieu »… "
La jeune femme commence à bouillir à se retenir de gratter ses pieds, si bien que la folie lui vient. Elle s’assied dans la boue pour ôter ses chaussures et se gratte jusqu’au sang.
Cameraman - " Arrête ton délire bordel ! "
Elle hurle à la mort :
Journaliste - " Je ne plaisante pas, ça me brûle. Ca remonte à mes jambes, pas seulement ma peau, c’est comme si mes os fondent, que le sang qui traverse mon corps bout. Ah… "
Elle s’allonge maintenant sur le dos pour ronger ses membres inférieurs, tant la douleur est atroce.
Son collaborateur abandonne sa caméra et fait marche arrière, apeuré. Pendant qu’il saute le bras d’eau, il est rattrapé par une hache au long manche. Frappé en plein dos, par surprise, il retombe devant le champ de la caméra, mort sur le coup. (Reste 43087 caractères)
 

Chapitre 40 - Le Pope face à ses échecs

Au Sanctuaire, le Grand Pope passait la pire de ses journées. Des élèves d’Arlès avaient fait ressurgir les fantômes du passé, Aphrodite et Deathmask avaient désobéi à un de ses ordres, la tentative d’assassinat d’Hébé s’était soldée par un échec cuisant…
Toutefois, le plus inquiétant n’était pas au Sanctuaire. La mystérieuse Ksénia manoeuvrait toujours en secret…



Chapitre 40 - Le Pope face à ses échecs

Grèce, Sanctuaire d’Athéna, dans la ville d’Honkios :

La fréquentation de cette ruelle sombre de la ville principale du Sanctuaire est bien faible. Le silence est d’or et le calme assuré par la présence dans le logis d’un des personnages les plus influent du domaine sacré.

L’homme, italien d’origine, aussi apprécié par le voisinage que son colocataire Capella du Cocher, est allongé dans un hamac qu’il a dressé juste devant sa bâtisse. Vêtu de vieilles frusques d’entraînement, le visage caché du soleil par un chapeau de paille, Dante de Cerbère profite du vent léger de l’automne pour s’accorder du repos.

Toutefois, ce répit s’annonce de courte durée. Son ouie, entraînée, distingue l’avancée de pas. A l’étude de ce mouvement, il parvient à comptabiliser trois hommes. Ceux-ci ne tardent pas à arriver à sa hauteur. (Reste 49378 caractères)
 

Chapitre 39 - Pour la mémoire de notre maître

Le 11 septembre 1986, des décisions devaient être prises.
Asgard venait d’être informé d’une rébellion de Blue Graad, Yíaros s’était soulevée, Nicol et Yulij voulaient honorer la mémoire de leur maître, Aphrodite et Lilith avaient échangés plus que des mots…
Après le 11 septembre 1986, plus rien n’allait être pareil…
Ca allait être pire.



Chapitre 39 - Pour la mémoire de notre maître

Au Sanctuaire, dans la quatrième maison du zodiaque :

Le soleil n’est pas encore levé au Sanctuaire, mais les sens du Saint des Poissons sont déjà en éveil.
Toujours allongé sur le dos contre les marches de la demeure du Cancer, au niveau de son passage secret, le chevalier se redresse et relève par la même occasion la tête de Lilith endormie paisiblement contre son torse. (Reste 54425 caractères)
 

Chapitre 38 - Repartir à zéro, encore

Lorsque j’ai perdu Netsuai, mon épouse, il a fallu me reconstruire. J’ai pu compter sur ma mère et mon fils pour cela. Je voulais plus que tout réussir l’éducation de mon enfant. C’était le sens de ma vie.
La Guerre Sainte contre Hébé me les a retirés. J’ai été anéanti. Mon seul but était alors de répondre aux v½ux d’Athéna sans faire la distinction entre le bien et le mal.
Enfin, la présence de Juventas à mes côtés sur Yíaros, m’a ouvert les yeux. J’avais besoin d’amour pour être heureux. Voilà pourquoi j’étais Saint. Et cet amour, elle me l’a accordé.
Néanmoins, ce 10 septembre 1986, j’étais encore entrain de tout perdre…



Chapitre 38 - Repartir à zéro, encore

Sur l’île d’Yíaros, dans le Parthénos :

Au milieu des cadavres, Apodis est à genoux, les yeux embrumés. Il est trop fébrile pour se relever. Le sang fuit son corps et il a puisé dans ses dernières ressources pour massacrer Lena.
Dans son dos, deux cadavres sont dégagés. Les dépouilles reposaient sur Anikeï qui a repris ses esprits. Titubant, tremblant, l’ukrainien ne renonce pourtant pas. Il approche du grec. (Reste 32107 caractères)
 

Chapitre 37 - L’union fait la force

La journée du 10 septembre 1986 se poursuivait dans un torrent de violence à Yíaros et à Asgard.
Si l’idylle qui liait Aphrodite à Lilith en l’absence de Deathmask semblait loin de toute cette haine, elle n’était pas loin d’en être contaminée.



Chapitre 37 - L’union fait la force

A Asgard, au temple Walhalla :

A l’intérieur du palais, Alexer défonce toutes les portes sur son passage. Violant ainsi l’intégrité des convives de la famille de Polaris qui occupent à longueur d’année les appartements, comme la richissime famille de Bedra de Edel, future promise de Syd de Mizar.
De plus en plus emprunt à une folie meurtrière, il n’hésite pas à éliminer les serviteurs des riches occupants qui espèrent faire valoir le respect de leurs maîtres.

C’est à l’instant où il allait asséner un choc mortel à l’un d’eux qu’une mélodie lui vient aux oreilles.
Le son, d’abord harmonieux, ne cesse de le troubler, si bien qu’il croie voir le valet qu’il allait tuer se dédoubler. (Reste 45188 caractères)
 

Chapitre 36 - Le début des hostilités

Je venais de passer des instants de plaisirs charnels et émotionnels intenses, sans me douter que mon armée officiait derrière mon dos.
Je croyais avoir trouvé le salut dans les bras de Juventas, ignorant qu’une nouvelle période d’effroi allait détruire mon quotidien.
Asgard brillait pour sa résistance, je sombrais dans le choix de mon appartenance…



Chapitre 36 - Le début des hostilités

Sur l’île d’Yíaros :

Dans sa maison, Juventas et Apodis ont gagné la couche. Recroquevillée dans les bras de son ancien ennemi, elle abandonne bien vite son allégresse.
Comme Apodis, ses yeux s’écarquillent. Ils ressentent un choc cosmique qui ébranle le palais. Ils ramassent leurs affaires puis, avant qu’elle ne réajuste son masque, Juventas dévisage Apodis avec fureur :
Juventas - " Tu m’as occupé ! Tu t’es servi de moi ! "
Enfin, elle ne lui laisse pas le temps de s’écrier que c’est faux, elle détale à toute allure. (Reste 40093 caractères)