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Topic Summary

Posted by: Kodeni
« on: 10 June 2013 à 14h53 »

Au Japon, la Galaxian War était au c½ur de toutes les discussions. Elle faisait la une des médias et passionnait les foules. Le très attendu combat confrontant Pégase au Dragon allait avoir lieu.
Bien loin de tout ça, en Sibérie, les évènements dramatiques se poursuivaient.



Chapitre 44 - La vengeance du Kraken

Russie, Sibérie Orientale :

20 septembre 1986.
Dans l’auberge où ils s’accordent une halte, Isaak est assis, prêt à bondir de la couche où Ksénia dort paisiblement.
Entièrement nue, étendue sur le ventre, les mains passant sous son oreiller, elle expose sa silhouette parfaite au borgne qui se focalise sur elle.

Ce plaisir partagé en sa compagnie, aussi grand fut-il, s’estompe de secondes en secondes à mesure que lui reviennent en mémoire la déclaration du propriétaire du logis : « Hyoga est Saint ».
Isaak se redresse et avance en tenue d’Adam jusqu’à la petite lucarne qui sert de fenêtre pour observer les étoiles en cette nuit profonde.
Son attention se focalise sur la constellation du Cygne qu’il identifie sans difficulté tant il la détaillait étant enfant.
A mesure que ses souvenirs et ses espoirs perdus refont surface, Isaak crispe sa mâchoire. Si fort qu’elle pourrait exploser.

De rage, il ramasse ses vêtements et part en direction de Kohortec qui est tout près.


Quelque part en mer, sur la Méditerranée :

Dans le brouhaha le plus complet, des étrangers s’échangent, par petits groupes, leur bonne humeur durant cette balade sur l’eau.

Sur le ponton, un enfant court, joue et saute devant un paysage somptueux.
A l’approche de la Crète, les îlots offrent un cadre paradisiaque devant lequel seuls deux hommes ne s’extasient pas.
Lorsque le gamin vient se mettre entre eux deux pour observer l’horizon, le blond le fixe de ses petits yeux jaunes tandis que son second, au physique androgyne, le congédie.

De nouveau seuls, Myu questionne Rhadamanthe :
Myu - " Que ferons-nous une fois en Crète ? "
Rhadamanthe - " Il y a une zone de l’île inaccessible à l’homme. Seuls les êtres doués d’un cosmos parviennent à surmonter les épreuves qui permettent d’atteindre ce qui s’apparente à un port. Il s’agit en réalité d’une annexe du Sanctuaire qui gère les transports maritimes des soldats et ravitaille les autres annexes. Là-bas j’y ai connu deux femmes d’origine allemande. Minos nous a demandé de ne pas évoquer le lieu vers lequel nous voulons nous rendre, pour ne pas nous faire remarquer en Allemagne. Afin de trouver notre chemin, nous irons en Allemagne en compagnie d’un guide. "


Sibérie Orientale, village de Kohortec :

Dans la demeure d’une vieille dame que les mercenaires envoyés par le Sanctuaire n’ont pas pris le temps d’emmener, le visage à découvert, à son chevet, Isaak vient se recueillir :
Dame - " Alors comme ça tu es revenu… Isaak… Comme je suis bien contente de te revoir… On m’avait dis que tu étais mort. "
Isaak - " Vous avez été si bonne envers moi durant toutes mes années ici. Je ne pouvais pas ne pas vous dire adieu. "
La dame, emmitouflée sous ses draps, la vue basse et l’ouie peu fine sourit malgré tout :
Dame - " Ah… Isaak… Si je me suis si bien occupée de toi, c’est parce que tu me le rendais bien. Toujours poli, toujours prêt à rendre service. J’ai été vraiment peinée le jour où on a voulu me faire croire à ta mort. J’étais persuadée que tu reviendrais un jour pour prendre cette armure pour laquelle tu t’entraînais si dur. "
Isaak comprend que la pauvre dame n’est pas au courant des dernières nouvelles. Cette déclaration le blesse, bien qu’il le dissimule du mieux qu’il peut :
Isaak - " C’est… C’est Hyoga qui est devenu chevalier madame. "
Dame - " Hyoga ?! Ce brave garçon qui s’est occupé de moi après ton départ. Il était méritant également. "
Isaak - " Etait ? "
Dame - " Oui, il est reparti il y a peu pour le Japon. Heureusement, la petite Carina est revenue. Enfin je dis petite, elle est devenue bien grande aujourd’hui. J’ose imaginer quelle belle femme elle doit être derrière son masque de femme chevalier. "
Isaak - " Comment ?! Carina est revenue ici ?! "
Dame - " Oui, et tu aurais du voir quel beau couple elle faisait avec Hyoga. Ils sont venus me voir main dans la main avant que Hyoga ne s’en aille. "
Isaak - " Avec Hyoga ? "
La joie qui s’est manifesté en Isaak à l’annonce du retour de son ancienne bien aimée se dissipe immédiatement et l’abat davantage après une telle déclaration.
Il a toujours su que Hyoga était secrètement amoureux de Carina, mais jamais il n’aurait pensé que le japonais lui enlèverait tout ce qu’il convoitait, après qu’il se soit sacrifié pour lui.
Aussitôt, le visage d’Isaak se ferme, la colère est scellée sur son visage.

Seule la toux douloureuse de la vieillarde lui permet de retrouver une once d’humanité :
Isaak - " Vous souffrez n’est-ce pas ? "
Dame - " Ce n’est rien comparé à la souffrance de ne plus voir grand monde auprès de moi. Hormis Carina, les gens du village m’ont délaissé avec le temps. Tous me prennent pour une folle qui perd la tête. Si elle n’était pas là, je serai morte de faim dans mes excréments depuis bien longtemps. "

Une larme vient gondoler l’½il d’Isaak, sa voix se charge de chagrin :
Isaak - " Malheureusement, j’ai le regret de vous annoncer qu’elle ne viendra plus vous voir. Je dois la condamner pour sa traîtrise envers moi et… Et par cette occasion je vous condamne également. "
Dame - " Mon cher Isaak, que racontes-tu ? "
Isaak pose sa main sur la cage thoracique de la grand-mère et la frappe de son cosmos. La malheureuse ouvre grand ses yeux comme jamais auparavant dans sa vie.
A ce qui pourrait s’apparenter à de la souffrance, elle l’affronte avec le sourire. Avant de rendre son dernier souffle, elle vient agripper le bras meurtrier du finlandais :
Dame - " Isaak… Une telle énergie… Tu es une bonne personne, tu l’as toujours été… Merci pour tout mon cher enfant… "
Puis, plus rien, le silence, le calme, la personne âgée desserre le bras du Marinas.

Isaak ose à peine poser les yeux sur elle. Elle est partie le sourire aux lèvres, satisfaite d’avoir pu rendre son dernier souffle sans douleur, certainement convaincue que l’enfant dont elle s’occupait régulièrement autrefois ne voulait que son bien.
Il lui croise les bras et va ramasser une bûche dans la cheminée pour enflammer le lit.
Les flammes dévorent aussitôt la villageoise et bientôt sa demeure.


En Crète, à Iraklion :

Une fois débarqués, Rhadamanthe et Myu se noient dans la foule d’Iraklion, jusqu’à sortir des sentiers les plus fréquentés et d’aborder une chaîne montagneuse.
Après avoir escaladé des roches aiguisées, évité des chutes de pierres, traversé des glaciers éternels, les deux hommes parviennent à l’autre versant de la montagne, duquel ils peuvent découvrir dans une baie le Port du Destin.

A peine la montagne descendue, ils profitent d’une ruelle sombre pour dépouiller un ivrogne de son sac de sacres. Désormais, ils disposent de la monnaie du Sanctuaire.
Ils ramassent quelques voilages avec lesquels ils s’enrubannent pour passer inaperçu puis avancent le long des quais.
Ils croisent des soldats du Sanctuaire, y compris des Saints portant leurs Pandora Box, des marchands, des messagers d’Egypte et d’Inde, des filles et des garçons de joie qui ameutent les clients dans les tavernes, ou encore des mendiants.

Myu suit les pas pressés de Rhadamanthe qui semble connaître leur future destination.
Cela les conduit sur une embarcadère devant lequel un motel libère les sons de musiques traditionnelles.
A l’intérieur, quelques danseurs s’échangent à tour de bras leur partenaire pendant qu’au comptoir quelques voyageurs de passage vident leurs godets.
Myu lève les yeux à l’étage où femmes et hommes de petite vertu, attendent qu’on vienne louer leur service devant les chambres d’hôte.
D’un pas déterminé, Rhadamanthe avance jusqu’au bar où une belle femme en tenue légère accueille les arrivants et gère la répartition des chambres.

Après avoir patienté durant la distribution des clés à un groupe de soldats du Sanctuaire, Rhadamanthe, le visage couvert par son turban, lève ses petits yeux jaune sur la responsable de l’établissement avec laquelle il a passé une nuit le 8 janvier 1985 :
Rhadamanthe - " Bonsoir Reife. "
Il ne suffit à l’allemande que d’entendre la voix et reconnaître le regard inquisiteur de l’anglais pour l’identifier :
Reife - " Rhadamanthe ?! "
Le futur Spectre se presse aussitôt de poser son doigt sur la bouche de la femme :
Rhadamanthe - " Chut. Silence. J’ai besoin de tes services. "
Elle chuchote :
Reife - " La dernière fois que tu es venu, ça nous a coûté une chambre ! Il me semble que tu n’es pas le bienvenu en ce lieu. "
Rhadamanthe - " Ca tombe bien, je n’ai pas l’intention de m’éterniser. Conduis-moi à Reinheit ! "
Reife - " Je n’ai aucun ordre à… "
Discrètement, Myu vient saisir avec force le bras de l’inconsciente :
Myu - " Nous n’avons pas de temps à perdre femme. Obéi à mon maître, sans quoi tu ne passeras pas la nuit. "
Femme de caractère, Reife se dégage de la poigne de Myu d’un mouvement de bras mais consent à ne pas envenimer davantage la situation :
Reife - " Reinheit est montée avec un voyageur juste avant votre arrivée. Je pense qu’elle sera disponible d’ici une heure. "
Rhadamanthe - " Quelle chambre ? "
Reife - " Chambre douze. "
Myu s’empresse de passer derrière le zinc pour subtiliser le double des clés :
Myu - " Bien, on va dire qu’elle est disponible de suite. "
Rhadamanthe tire par le bras la gérante :
Rhadamanthe - " Allez, tu viens avec nous. "

Pendant qu’ils grimpent les marches, Reife précise :
Reife - " Que comptes-tu faire à Reinheit ? Tu as été son premier client tu sais. Ton passage ici lui a laissé un souvenir impérissable. Ne gâche pas ce souvenir. "
Une fois devant la porte, Myu l’ouvre et s’engouffre à l’intérieur, suivi à vive allure par Reife, bousculée par Rhadamanthe.
Un homme bedonnant, allongé sur le ventre, abandonne son sourire carnassier à l’arrivée du trio.
Debout sur le lit, au-dessus du client, Reinheit cesse de se déhancher. La poitrine à l’air, elle porte autour des hanches une chaîne qui maintient un court morceau d’étoffe rouge destiné à dissimuler son intimité.

Myu et Rhadamanthe ôtent enfin leurs déguisements. La jeune prostituée reconnaît immédiatement l’anglais. Ses longs cheveux cuivre qui passent devant ses yeux et s’arrêtent à hauteur de sa poitrine rebondie et juvénile volent dans le vent lorsqu’elle se précipite sur lui :
Reinheit - " Rhadamanthe, tu es revenu ! "
L’anglais la regarde avec mépris sans lui dire mot.

Pendant ce temps, le ventru client ramasse un pagne qu’il enroule autour de lui pour camoufler son intimité.
Il vient protester devant Reife qui ne sait quoi faire :
Client - " A quoi correspond cette intrusion ?! Cette fille est à moi, j’ai payé cher pour me l’offrir ! "
D’un hochement de tête à son homme, Rhadamanthe fait comprendre à Myu de se débarrasser de l’opportun.
Le Papillon s’empresse de traîner le voyageur de petite taille en le saisissant par son crâne dégarni. Il le tire sans difficulté malgré le poids jusqu’à la seconde pièce de la chambre pour le jeter dans la baignoire puis, du tranchant de la main, il lui coupe la gorge et le laisse se vider de son sang dans une douleur atroce.

Les deux femmes ferment les yeux devant ce spectacle morbide :
Reife - " Cet homme était un messager de Shiva, le dieu indien dont le sanctuaire est occupé par l’armée d’Athéna. Il venait témoigner ses hommages au Grand Pope. Il était escorté par des soldats athéniens qui ont pris les chambres qui nous entourent. Demain matin, ils découvriront le corps. "
Rhadamanthe s’en moque :
Rhadamanthe - " Demain matin nous ne serons plus là. Et vous non plus d’ailleurs. "
Reife - " Comment ?! "
Rhadamanthe - " Nous allons en Allemagne et nous avons besoin de guides. Maintenant, pour n’éveiller aucun soupçon, tu vas redescendre Reife pour continuer ta besogne comme si de rien n’était. Myu va descendre s’attabler à proximité de toi pour s’assurer de ta docilité. Pendant ce temps, je vais rester sommeiller ici en attendant que la taverne ferme ses portes. Reinheit restera avec moi. "

Connaissant la force de Rhadamanthe et les dégâts qu’il peut provoquer, Reife ne bronche pas. Elle descend en compagnie de Myu qui, en fermant la porte de la chambre, observe Reife s’approcher en se déhanchant pendant que Rhadamanthe s’assied, la tête entre les mains, épuisé.


Alors qu’ils sont encore sur le palier, Reife espère utiliser Myu pour prendre la fuite.
Elle lui fait face et attrape la main du bel homme au regard de braise pour venir la glisser sous ses vêtements.
Reife - " Pourquoi ne prendrions-nous pas le temps de nous amuser comme le font certainement Rhadamanthe et Reinheit ? "
Au contact de la chair de Reife, Myu se presse de se défaire de l’étreinte, chose qu’aucun homme ne pourrait faire en temps normal :
Myu - " Cesse de m’amadouer. Tu vas descendre reprendre ton boulot et faire en sorte que je ne manque pas de boisson. Quelque chose de fort, la nuit sera longue. "


Dans la chambre, contrairement aux prévisions de la plus âgée des allemandes, la belle Reinheit tarde à mettre en place une atmosphère plus chaleureuse.
L’homme n’a que faire de la jeune femme qui lui tourne autour. Il est étendu sur le dos, les yeux clos et revit les quelques visions que son âme de Spectre lui a permis d’avoir.
Il la voit, elle, cette brune au regard sombre, autoritaire et si fragile à la fois. « Majesté Pandore » souffle-t-il, enivré par sa vision.

Reinheit a besoin d’un raclement de gorge pour refaire venir l’anglais à lui :
Reinheit - " Tu ne sembles pas ravi de me voir ? "
Rhadamanthe la regarde avec dédain :
Rhadamanthe - " Tu as bien changé depuis notre rencontre. "
Reinheit - " Après ton départ, j’ai été contrainte d’agir comme tous les esclaves d’ici si je voulais vivre. Alors pour trouver la force d’agir ainsi j’ai toujours gardé en tête le souvenir de ces instants partagés avec toi ainsi que l’espoir qu’un jour tu reviennes me chercher. Je n’ai pas eu tort d’y croire. "
Il recule son visage pour éviter de recevoir ce baiser qu’elle espère tant lui donner. Il ne comprend pas l’attitude de la jeune femme :
Rhadamanthe - " Pourquoi agis-tu ainsi avec moi ? Je veux dire, il n’y a rien que j’ai pu faire pour te permettre de me trouver agréable à vivre. Je t’ai pris ton innocence en profitant de la bêtise humaine qui a voulu faire de toi un être de basse condition. "
Reinheit - " Ma naïveté certainement. J’ai grandi dans la misère et la solitude. Pourtant j’ai gardé mes rêves d’enfant en espérant qu’un jour je rencontrerai l’homme de ma vie et qu’il m’emmènerait loin d’ici. Tu as été mon premier homme et tu es revenu me chercher. Et comme le c½ur a ses raisons que la raison ignore, je ne peux qu’irrémédiablement penser qu’il est impossible qu’il s’agisse du hasard. "
Rhadamanthe - " Pfft, c’est ridicule. "
Reinheit - " Peut-être, mais je survis grâce à ça. "

Troublant Rhadamanthe par ses paroles, Reinheit profite de l’occasion pour enfin lui voler un baiser. L’échange laisse Rhadamanthe songeur, immédiatement des souvenirs de Pandore datant des générations précédentes lui viennent à l’esprit.
« Majesté Pandore… Depuis toujours j’ai été à vos côtés… Depuis que nos forces s’unissent pour le Seigneur Hadès vous enivrez mon âme… », pense-t-il absorbé par ses émotions.
Sans s’en rendre compte, pendant que Reinheit s’accroupit sur lui pendant qu’il reste couché sur le dos, il murmure :
Rhadamanthe - " Ah… Majesté Pandore… "
Reinheit n’en perd pas pour autant son envie de lui. « Qu’importe comment il me nomme, tant qu’il reste à mes côtés… », consent-elle.


Sibérie Orientale, village de Kohortec :

La maison de la malheureuse aïeule ne devient plus qu’un tas de cendres.
En l’espace de quelques minutes, les derniers habitants de Kohortec sortent de chez eux, impuissants face au drame. Parmi eux, Carina, le visage dissimulé sous son masque havane, ses cheveux blonds retombant sur ses épaules une fois balayés par le vent sec, parait bien catastrophée.
Elle épie les environs en espérant trouver la silhouette détentrice de ce cosmos étrangement familier qui erre dans les parages.

Un habitant vient la chercher :
Habitant - " Carina, est-ce le Sanctuaire qui est revenu encore une fois ? "
Carina - " Je ne pense pas. Depuis que des mercenaires sont venus chercher des villageois pour la construction de la pyramide et qu’ils croient avoir vidés le village, personne n’est revenu ici. Il y a une autre force en présence en ces lieux. "
Habitant - " Le Seigneur Crystal a changé de camp désormais. Nous ne savons donc pas quelle position adopter. "
Carina - " Pour ma part, je reste recherchée par le Grand Pope. Et je sais que nous devons nous faire discrets. Rentrez tous chez vous, à l’abri. "
Les derniers habitants de Kohortec s’exécutent. Carina attend d’être seule pour ôter son masque et pleurer la perte de la vieille dame.

Isaak profite de cette solitude pour enfin se montrer :
Isaak - " Belle et sensible, tu es toujours la même une fois que tu ôtes ce masque. "
La femme chevalier fait volte face :
Carina - " Voici donc l’étrange cosmos que je sens en ces lieux depuis tout à l’heure ! Qui es-tu, qu’est-ce que tu… "
Les grands yeux de la russe sont captivés par l’identité de son interlocuteur. Bien sûr il a grandi et son visage est marqué par une longue cicatrice, toutefois c’est bien lui, le finlandais qui lui a offert ses premières nuits d’amour.
Carina - " … Isaak ?! Isaak c’est bien toi ?! "
D’un mouvement gracieux, sa jupe marron soufflée par le vent, Carina se jette dans les bras d’Isaak qu’elle serre chaudement par la taille.
Carina - " Isaak, tout le monde te croyait mort. "
Les paupières closes, la tête plaquée contre son torse, Carina est surprise de n’avoir aucune réaction chaleureuse en retour.
Le grand Marinas reste droit, le regard absorbé par l’incendie :
Isaak - " Tu portes encore son odeur ! "
Le Saint de la Carène du Navire se dégage de l’étreinte qu’elle a initiée :
Carina - " Que dis-tu ? "
Isaak lui tourne le dos, préférant ne pas la regarder davantage :
Isaak - " Hyoga. Tu t’es entichée de ce faible ! "
Carina - " Comment peux-tu dire ça Isaak ? Je te croyais perdu à jamais. Hyoga et moi avons souffert de ta disparition. Nous étions malheureux tous les deux et… "
Isaak - " N’en dis pas plus ! Je constate simplement que vous n’avez pas perdu de temps en chagrin. Mon deuil a été fait de bien étrange façon. Dire que je t’ai aimé jusqu’à aujourd’hui malgré tout ce que j’ai pu traverser ! "
Carina s’empresse de tenir les mains de son premier amour :
Carina - " Parle-moi Isaak, je suis toujours l’épaule sur laquelle tu peux te reposer. Qu’as-tu traversé ? "
Il la repousse en la dévisageant avec dédain :
Carina - " Je t’en prie, ne me méprise pas. "
La distance dans son comportement et les propos d’Isaak manifestent une toute autre facette de sa personnalité. Son recueillement permanent en direction du foyer alerte Carina :
Carina - " I… Isaak… La maison… tu n’es quand même pas responsable ? "
Isaak - " Personne ne doit savoir que j’ai survécu. Ceux qui me voient doivent mourir sans quoi ils feront échouer mes plans ! "
Carina - " Alors tu veux dire que tu vas me… "
Il ne lui laisse pas finir sa phrase qu’un uppercut l’envoie s’écraser dans la poudreuse :
Isaak - " Quel manque de réactivité ! Tu es devenue Saint bien tôt. Tu t’es reposé sur tes lauriers ! "
Carina frotte son menton égratigné :
Carina - " Quelle force ! On peut dire que toi tu ne t’es pas reposé durant tout ce temps. "
Isaak - " Seules les grandes causes font le devenir de grands hommes. J’ai compris depuis bien longtemps que l’enseignement trop cordial du Crystal Saint était révolu. La nature de l’homme est foncièrement mauvaise, corrompue. La preuve en est avec Hyoga et toi ! "
Encore assise dans la neige, elle est obligée de rouler sur le côté pour éviter le coup du Kraken :
Carina - " Et quelle cause sers-tu dans ce cas à présent ? Quelle cause peut avoir raison de celle d’Athéna selon toi ? "
Isaak - " La cause de Poséidon bien évidemment ! Il est impératif de reconstruire ce monde chargé de vice. "
Carina - " Je ne peux pas te laisser dire ça. Isaak, n’oublie pas tes racines. Les villageois de Kohortec ont été réquisitionnés sur ordre du Sanctuaire pour construire une pyramide au nom du Grand Pope. Les nôtres en sont réduits à l’esclavage. Le Seigneur Crystal est parti demander au Grand Pope des comptes sur ces agissements de ces dernières années. Cependant je crains que cela ne se soit mal passé. Mon maître Lena de la Boussole a été victime de la volonté du Pope détendre ses positions dans le monde. Je suis venue me réfugier ici, hélas même là j’ai été contrainte de me cacher. Le Sanctuaire est partout et traque les opposants qu’il considère comme renégat. Et tu sais le procès réservé aux traîtres ? "
D’un ton hautain il demande :
Isaak - " Et pourquoi me dis-tu tout cela ? "
Carina - " Cette terre est la tienne. Aujourd’hui elle est meurtrie. Tu comptes la laisser dans cet état ? Abandonner les tiens ? "
Isaak éclate de rire :
Isaak - " Je suis tel le Kraken et en ce nom je ne réponds qu’à la volonté de Poséidon. Peu importe ce qui se passe au Sanctuaire aujourd’hui. A la limite, je dirai que s’il se corrode de l’intérieur, ce n’en est que mieux. "
Dans son dos, une armure répond à l’appel de son cosmos. La Scale du Marinas vient à son propriétaire et l’habille devant une Carina déconcertée :
Carina - " Tu ne me laisses pas le choix Isaak. Dans ce cas, je te combattrai de toutes mes forces. "
Il soupire :
Isaak - " C’est si peu. "

Depuis une chaumière la Pandora Box de la Carène du Navire libère la Cloth qui vient revêtir aussitôt la jeune femme.
A la manière de l’armure de l’Ophiucus sur Shaina, la Cloth de la Carène du Navire protège surtout la poitrine, les chevilles et avant-bras de Carina.

La belle ramasse son masque avant de reprendre les hostilités :
Carina - " Je t’ai offert trop longtemps ce visage. Désormais je n’ai plus d’autres choix que de te tuer. T’aimer m’est définitivement impossible. "
Isaak - " Voilà qui nous permettra de combattre sans retenue. "

La triste jeune femme mêle ses paroles à l’action. Sa cosmo énergie irradie pendant qu’elle dirige son poing en direction de son ancien amant :
Carina - " Diamond Dust ! "
La Poussière de Diamant frappe Isaak en plein torse sans même le faire sourciller :
Isaak - " Ah… Le Diamond Dust… Cette fameuse technique qui se transmet de Saint de glace en Saint de glace. Quand je me souviens les difficultés que j’éprouvais à en apprendre les bases, aujourd’hui ce givre ridicule produit par ton cosmos me fait bien rire. "
D’un revers de la main, il brise la glace qui enferme son tronc.
Isaak - " Je vais te montrer à présent ce qu’est un vrai froid. "
Carina se concentre à nouveau :
Carina - " Bien, je ne te ménagerai pas cette fois-ci. Mais je te le demande encore une fois, pense à ton peuple qui est aujourd’hui… "
Il ne lui laisse pas le temps d’achever sa phrase. L’effluve de sa cosmo énergie dessine dans le dos du Marinas le Kraken. Avec une souplesse et une vivacité déconcertante, il arrive face à Carina.
Son poing droit se loge dans l’abdomen de la jeune femme.
Isaak - " Comment peux-tu croire que je me soucis de gens qui ont oubliés jusqu’à mon existence… "
D’un crochet du gauche en plein visage, il l’envoie au tapis.
Isaak - " … mon meilleur ami, celui pour qui j’ai donné ma vie, m’a volé mon armure… "
Avec sa jambe, il la heurte dans les côtes.
Isaak - " … ainsi que la seule femme que j’aimais. "
Le chevalier de la Carène du Navire est repoussé sur plusieurs mètres.
La malheureuse a bien du mal à reprendre ses esprits. Les membres d’Isaak, bardés de son cosmos irradiant, ont laissé à chaque impact des cristaux de gel sur le corps de Carina.
L’écart de force entre le Saint de bronze et le Général de l’Océan Arctique est trop important.

Persuadé d’avoir enfin trouvé sa cause à défendre, déçu par ceux qu’il aimait, Isaak appelle en lui davantage de cosmo énergie.
Isaak - " Tout ce que je voulais devenir, Hyoga l’est devenu… "
Carina puise en ce qu’il lui reste.
Isaak - " … lui, un faible, trop couvé par le Seigneur Crystal… "
Il réunit dans chacune de ses mains des éclairs.
Isaak - " … ignorant les bons conseils de maître Camus… "
La femme chevalier plie le coude pour prendre son impulsion.
Isaak - " … déshonorant la mémoire du maître de l’eau et de la glace… "
Isaak joint ses deux mains pour concentrer l’ensemble de ses efforts.
Isaak - " … te faisait même oublier jusqu’à mon existence ! "
Carina - " Diamond Dust ! "
Isaak - " Aurora Borealis ! "
Une gigantesque vague de froid balaye le courant d’air de glace de Carina, l’emportant avec elle jusque haut dans les airs.

Isaak ne daigne pas attendre que la dépouille de son amante retombe au sol.
Irrévérencieux, il tourne le dos et prend la direction du village voisin, là d’où il est arrivé.

Quelques secondes plus tard, la russe s’échoue dans la neige. Son corps est couvert de gel, son armure est fissurée de partout et son masque brisé.
Son si joli visage est à présent craquelé par la glace du Kraken. Les battements de son c½ur ralentissent et les larmes qui s’échappent de ses yeux gèlent à mesure qu’elles roulent sur ses joues.
Pourtant elle ne souffre plus, au contraire. Elle est paisible face à la mort. Ses yeux, déchirés par le froid, ne lui permettent plus de voir. Ainsi elle peut se focaliser sur un évènement qui lui revient en mémoire. Un instant passé en compagnie de Hyoga et Isaak, avant même qu’elle ne devienne chevalier. Elle se voit leur courir après dans des effusions de joies, partageant les éclats de rire des deux hommes qu’elle a le plus aimé dans sa courte vie de Saint…


En Crète, sur le Port du Destin :

21 septembre 1986.
Le ciel s’éclaircit, annonçant l’arrivée imminente du soleil et la fermeture des tavernes qui longent les quais.
Déjà quelques matelots affrètent leur vaisseau pendant que des voyageurs attendent impatiemment d’embarquer.

Dans l’établissement où Rhadamanthe et Myu ont passé la nuit, quelques badauds aident les plus éméchés à en sortir.
Les employés n’ayant pu offrir leur service durant la soirée débarrassent les tables et lavent le sol.
Dernier occupant, Myu vide un ultime verre de vodka pure en gardant une lucidité extraordinaire qu’il doit à n’en pas douter à sa maîtrise de la cosmo énergie. Après l’avoir avalé, il claque lourdement le récipient sur le zinc et marmonne :
Myu - " Ca ne vaudra jamais ce que je pouvais boire à Asgard. "
L’enfant adoptif des terres du nord, bouleversé par l’éveil progressif en lui de son étoile maléfique, ressasse le passé qu’il partageait avec son fidèle compagnon Mime de Benetnasch.
Compagnon qu’il assimile justement depuis le début de la soirée à un jeune prostitué qui n’a cessé de défiler sous ses yeux. Hormis les yeux émeraude, son apparence physique est similaire en tout point.
Cette insistance n’est pas passée inaperçu auprès de Reife. Elle espère bien trouver une issue à son enlèvement qui se profile :
Reife - " Je me suis peut-être égarée tout à l’heure lorsque j’ai voulu m’offrir à toi. Je n’avais pas compris que ce jeune homme était plus à ton goût. "
Myu avale sa salive, élargissant ses grands yeux pour dévorer davantage le sosie de Mime.
Reife - " Il reste quelques tables à nettoyer avant que je ne demande à mes gens de retourner se reposer. Cela te laisse le temps de satisfaire tes envies avant que nous ne montions retrouver Rhadamanthe et Reinheit. "
Myu passe sa main devant sa bouche comme un animal qui se lèche les babines avant de se jeter sur sa proie. Il saisit la main de l’employé pour s’éclipser dans un coin en sa compagnie.

Reife jubile à l’idée de pouvoir fuir ce lieu et avance sur la pointe des pieds pour observer au détour d’un couloir si l’échange entre les deux hommes lui laissera le temps de trouver de l’aide dans la rue.
Le corps plaqué contre le mur, elle ne glisse que légèrement son profil pour étudier d’un ½il la direction d’où provient le râle de l’esclave.
La scène à laquelle elle aurait pensé assister est tout autre que la réalité. Le bel éphèbe est soulevé du sol et plaqué contre le mur, les yeux exorbité, manquant d’air, implorant par un cri animal son agresseur de desserrer sa main de son cou. C’est seulement lorsque les os de la victime se rompent que Myu le lâche, un sourire aux lèvres trop délicat pour ne pas rendre mal à l’aise.
Il incline son visage angélique en direction de Reife qui se croyait suffisamment discrète.

Elle n’a le temps ni de fuir ni de crier que Myu la rattrape par les cheveux et colle sa main gauche sur sa bouche.
Cette fois-ci, c’est le corps de Reife qui est en appui contre le mur. Elle ne peut ni appeler au secours ni implorer la pitié de son agresseur.
Son sourire est figé, il la détaille de ses grands yeux sombre :
Myu - " Merci. Merci de m’avoir permis de libérer cette pulsion meurtrière. Depuis ces dernières semaines j’avais tellement envie de détruire tout ce qui faisait parti de mon passé. Et là, j’ai pu tuer un être qui me rappelle ce passé. Cet homme ressemblait à Mime, mon compagnon d’Asgard. Je me sens soudain soulagé. Et ça, c’est grâce à toi. "
Avec sa main droite, Myu remonte sous la robe en soie transparente de la responsable :
Myu - " Et toi… Tu as cru que je désirais ce garçon d’une manière bien différente n’est-ce pas ?! Tu as même voulu en profiter pour fuir je suis sûr. Mais vois-tu, j’ai préféré me libérer de cette pulsion meurtrière que j’avais en moi pour profiter pleinement de ta proposition de tout à l’heure. "
Il peut lire dans les yeux de la jeune femme une profonde détresse. Alors il desserre sa main gauche de sa bouche et retire sa main droite de sous ses vêtements pour mieux la gifler.
Elle s’écroule vulgairement au sol, le visage bleui par le heurt :
Myu - " Tu as de la chance de ne pas être mon genre. Dégage tes gens à présent et montons retrouver Rhadamanthe. "

La responsable s’exécute. En tapant des mains, elle les convie à retrouver rapidement leur loge où les attend leur maître à tous, impatient de ramasser la recette de cette nuit.

Tirée par le bras, Reife entre dans la chambre où Reinheit dort paisiblement, la tête en appui sur l’abdomen de Rhadamanthe.
Dépitée par l’amour aveugle de sa protégée envers le rustre anglais, Reife se dégage le bras une fois encore avec énergie.
Myu n’insiste pas. Il se contente de s’agenouiller devant son maître :
Myu - " Seigneur Rhadamanthe. Il est l’heure. "
Sans crier garde, le futur Juge dégage son amante pour se redresser. Il balance des draps aux deux femmes :
Rhadamanthe - " Bien, vous allez utiliser ça pour dissimuler vos tenues de traînées. "
Pleine de mépris, Reife s’amuse à demander :
Reife - " Et comment comptes-tu quitter ce lieu ? Aucun bateau ne desserre les ports contemporains. Et de mémoire il n’y a aucune annexe du Sanctuaire en Allemagne. "
Rhadamanthe - " Ca tombe bien, je ne comptes pas prendre un bateau ici. Nous allons retourner à Iraklion pour nous embarquer sur un bateau de croisière. Une fois en Grèce nous voyagerons clandestinement jusqu’en Allemagne. J’ai préféré attendre le petit matin que le Port du Destin soit bondé pour marcher sans nous faire repérer et sortir d’ici pendant que tous seront occupés à embarquer ou à décharger les navires. "
Myu défie du regard la femme de caractère :
Myu - " Ca veut dire qu’il t’est impossible de fuir une fois que nous serons dans les montagnes. Sans notre protection, il te serait impossible de survivre dans un milieu si hostile. "
Rhadamanthe dissimule de nouveau ses traits :
Rhadamanthe - " Allez, on y va. "

L’inconsciente Reinheit le suit volontiers tandis que Myu est obligé de bousculer l’autre allemande :
Reife - " Et pourquoi avez-vous besoin de nous pour aller en Allemagne ? "
La réponse de l’anglais lui glace le sang :
Rhadamanthe - " Pour trouver en toute discrétion le château d’Heinstein. "


Russie, Sibérie Orientale :

De retour à l’auberge, dissimulé sous son voile, Isaak retrouve la chaleur du feu de cheminée dont profite déjà Ksénia.
Il étudie avec minutie cette pose sensuelle qu’elle a adoptée. Assise sur un tabouret, dans le plus simple appareil, ses jambes sont croisées et maintiennent en l’air ses bras. Son dos est légèrement voûté à l’avant pour que sa tête puisse venir être cueilli par ses mains.
Absorbé par la chute des reins cambrés de Ksénia, Isaak sort de ses songes lorsque l’accent slave de la belle le saisit :
Ksénia - " Alors ? Les environs ont changé depuis ces dernières années ? "
Isaak - " On ne peut rien te cacher. "
Ksénia - " Je suis ici pour m’assurer du succès de ta mission. J’espère que personne ne t’a reconnu. "
Isaak - " Ces personnes sont mortes. "

Ksénia se redresse pour accueillir l’homme au gabarit imposant :
Ksénia - " Bien, dans ce cas la route nous attend. Nous devons dissimuler le plus possible notre cosmo énergie pour n’alerter personne de notre présence. Pas comme tu l’as fais la nuit dernière. "
Isaak ne peut s’empêcher de rester captivé devant la poitrine rebondie de la jeune fille et sa taille voluptueuse.
Isaak - " Que crains-tu donc ? Ou plutôt, qui crains-tu donc ? "
Ksénia - " Je n’ai peur de personne et sache que la seule chose que je puisse craindre c’est de décevoir mon maître. "
Isaak - " Qui est ? "
Ksénia lui répond par un sourire narquois qui marque sa volonté de rester discrète sur le sujet.
Isaak ne supporte pas ce comportement énigmatique et saisit violemment le poignet de la belle :
Isaak - " Tu profites qu’un Général de Poséidon agisse dans son ombre, tu manipules le prince de Blue Graad et tu envisages de soumettre Odin à la volonté de Poséidon. Je ne sais pas ce que tu manigances, mais sache que j’accepte cette mission dans l’intérêt de l’empereur des Océans lorsqu’il sera pleinement en possession de ses moyens. J’accepte de faire équipe avec toi uniquement dans ce but. Si jamais je découvre que tu souhaites te jouer de nous également, sache que je n’hésiterai pas à t’ôter la vie. "
Ksénia défie Isaak avec son regard de braise :
Ksénia - " Et maintenant ? "
Ne lâchant rien de son étreinte, Isaak succombe à l’attitude lascive de la jeune femme. Il la tire violemment vers lui par le bras qu’il a saisi et profite de l’effet de surprise pour lui prendre les lèvres.
Le baiser devient bien vite langoureux, Ksénia acceptant sans contrainte la prise de pouvoir de son partenaire…



Shunrei était arrivée au Japon, Seiya était sorti vainqueur de son combat contre Shiryu et déjà le jour du retour du Phénix se préparait.
Ailleurs, dans le monde, Spectres et Marinas poursuivaient leurs agissements démoniaques…