Au Sanctuaire, durant la nuit du 7 au 8 mars 1985, des Saints de bronze étaient réunis, pour se rendre sur Yíaros. Le Grand Pope préparait déjà le gouvernement en place sur l’île, alors que mes hommes et moi allions seulement débarquer… Chapitre 27 - La Guerre Sainte terminée Au sud de l’île d’Yíaros, sur le port : Sous la tente la plus imposante du camp athénien, teintée de rouge et orné en son centre d’une statuette en or d’Athéna tenant Niké dans son bras, Aldebaran est attablé à un guéridon. Un verre de vin dans la main droite, son casque aux cornes acérées maintenue dans la gauche, le brésilien observe son homologue Shura. Le Capricorne, un genou au sol, le casque sous le bras, répète les saintes paroles prononcées par un prêtre, qui dirige ses mains au ciel en célébrant Athéna. (Reste 62257 caractères)
La journée du 7 mars s’achevait à mesure que mon navire s’engouffrait dans le c½ur de Yíaros. Loin de nous, le passé de l’exilé américain du Sanctuaire servait à alimenter les desseins démoniaques de Ksénia et à raviver la flamme d’un dieu vaincu il y a quelques années… Chapitre 26 - L’Ange de l’Olympe Au Sanctuaire, sur le passage secret reliant les douze maisons du zodiaque au palais du Grand Pope : L’étroit chemin qui joint les douze maisons du zodiaque est bien difficile à suivre en pleine nuit. Rien ne peut l’éclairer hormis la lueur de la lune. C’est pourquoi Gigas mène le pas depuis le palais du Grand Pope qu’il vient de quitter. Lui qui peut utiliser ce passage les yeux fermés, descend lentement les marches en compagnie d’une femme chevalier. Cette femme, dont les longs cheveux noirs couvrent son masque à hauteur du front et tombent en fines mèches sur ses épaules, porte une Cloth qui couvre ses épaules et ses mains d’une protection violette, tandis que ses avant-bras, son buste et ses genoux sont d’un noir cristallin. Son bustier descend jusqu’à son nombril et libère sa jupe, couleur lilas. Dessous son court vêtement elle porte un cuissard et ses tibias sont protégés par des jambières violettes. Ses longues jambes sont agrémentées d’escarpins qui agrandissent encore son mètre soixante-dix-sept. Gigas ne cesse de lui donner ses directives : Gigas - " Votre bateau quitte Athènes demain matin pour la Crète. Vous voyagerez dans l’anonymat le plus complet. Vous vous rendrez ensuite au Port du Destin, où un navire de commerce du Sanctuaire vous conduira jusque Yíaros. Cette galère marchande a déjà été payée par le Domaine Sacré pour vous amener toi, ton élève Carina, Anikeï de Cassiopée, Taishi du Toucan ainsi que des vivres pour nos soldats… " Les deux passent sur le flanc de la maison des Poissons où Aphrodite, tapis dans l’ombre veille au grain. Gigas s’agenouille tandis que la femme chevalier l’imite. Aphrodite l’interroge néanmoins : Aphrodite - " Dis-moi femme chevalier. Tu es déjà passé devant moi il y a une heure pour rencontrer le Pope et chaque fois j’ai ressenti un certain froid venant de toi… Serais-tu une de ces chevaliers des glaces ? Ou bien peut-être cherches-tu à me montrer une certaine hostilité ? " Gigas - " Seigneur Aphrodite, en tant que général en chef de notre armée le Grand Pope m’a demandé de conduire cette femme à… " Aphrodite s’expose à l’astre lunaire afin d’arborer son armure d’or enserrée par sa cape ainsi que son magnifique visage. Il interrompt le vieil homme : Aphrodite - " Merci général Gigas mais je n’ai pas l’intention de laisser cette femme passer devant ma demeure, sans qu’elle ne me présente plus de respect. S’agenouiller est une chose, ne pas répondre à ma question en est une autre. " Immédiatement, un courant d’air glacial venu du bas des marches gèle les colonnes du temple des Poissons, ainsi que les cheveux grisonnants du général qui grelotte aussitôt. Aphrodite riposte instantanément en dégainant une rose rouge qu’il projette en bas des escaliers. La fleur fonce sur le mystérieux chevalier qui a couvert les environs de givre. C’est seulement lorsqu’elle arrive contre son visage ombragé, qu’elle se brise comme du verre après avoir été réfrigérée. Aphrodite n’attend pas que son adversaire poursuive son ascension pour deviner de qui il s’agit : Aphrodite - " Quelle charmante surprise. Je n’attendais plus que tu viennes me saluer depuis ton retour de Sibérie chevalier d’or ! Camus du Verseau ! " Du bras, Camus écarte également sa cape pour présenter sa Cloth qui illumine les environs comme le fait celle d’Aphrodite. Tenant son diadème dans la main gauche, le français pointe son index droit vers la femme chevalier et déclare à voix haute : Camus - " Ça ira général Gigas, je m’occupe de reconduire Lena, Saint de bronze de la Boussole à Honkios. Je vous remercie. " Aphrodite ne dit rien, il laisse Camus descendre jusqu’à son palais tandis que Gigas reste pantois. Aphrodite profite que Camus et Lena aient quitté les lieux pour déclarer futilement au sujet de Lena : Aphrodite - " De toute manière je ne m’imaginais pas passer la nuit avec un glaçon. " Cette boutade fait rire Gigas qui espère gagner la sympathie du Saint d’or. Aphrodite n’est pas dupe : Aphrodite - " Allons vieillard ! Qu’attends-tu pour quitter ce lieu. Tu n’as plus rien à faire à l’approche de ma demeure. " Apeuré, le général cesse de glousser et s’empresse de suivre la même direction que le français et son amie russe. (Reste 55359 caractères)
A mesure que notre navire entrait dans Yíaros, par l’intermédiaire du canal formé par le chemin de la rivière, je sentais mon visage se crisper de rage. Le souvenir du corps inanimé de mon fils baignant dans le sang de ma mère, focalisait mon attention et m’exhortait davantage à massacrer les hébéïens pour venger nos pertes… Remontés à bloc et prêts à mettre fin à cette Guerre Sainte, nous étions loin de nous douter que la machination de Saga allait faire de nombreuses victimes une fois de plus. De nouveaux martyrs. Comme cet américain obligé de se terrer loin du Sanctuaire, au Canada, pour échapper à sa mise à mort. Une mise à mort ordonnée par le Grand Pope en personne… Chapitre 25 - Les rêves d’un roiCanada, région de Nunavut, ville d’Arviat : 7 mars 1985. En contraste total avec le décor environnant, un véhicule motorisé roule à toute vitesse sur les routes gelées. La voiture rouge, modèle sport, quitte la petite communauté Inuit d’environ mille huit cent habitants qui représente quatre-vingt pour cent de la région de Nunavut. (Reste 45191 caractères)
Le premier acte s’achevait sur Yíaros. La victoire athénienne au sud de l’île gardait tout de même un goût amer. La disparition de Yakamoz ainsi que l’annonce du décès de Naïra qui succomba aux blessures infligées par Baucis entachèrent cette première incursion. J’allais conduire la seconde… Chapitre 24 - De sages paroles Au sud de l’île d’Yíaros, sur le port :7 mars 1985. L’atmosphère se rafraichit, le soleil tombe de plus en plus et la journée s’achève. Au loin, proche du détroit, Shura somme à ses hommes de ne pas emprunter le chenal. Il a réajusté son casque sur sa tête après qu’avec du fil et une aiguille un soldat lui ait recousu le crâne. Les athéniens, après avoir positionné quelques sentinelles dans les montagnes, déblayent la côte sud. Ils regroupent près de soixante cadavres hébéïens, avec dans le lot l’Alcide Androgée. Une bonne autre vingtaine de dépouilles n’a pas été retrouvée. Elles furent soit brûlées, soit ensevelies par les nombreuses avalanches. Tandis que certains montent plusieurs tentes sur les flancs gauche et droit, d’autres creusent une fosse dans laquelle les morts sont lancés et brûlés. La petite trentaine d’athéniens décédés a droit aux honneurs du bûcher avec des sacres sur les yeux pour le passeur des enfers, alors que les religieux officient une cérémonie funèbre. (Reste 59478 caractères)
Le soleil ne brillait plus de la même intensité qu’au début de l’après-midi. Sa teinte était orangée et il était moins haut dans le ciel. J’avais choisi de me fixer sur le mat pour respirer l’air frais et me vider l’esprit, dans l’unique but de suivre les combats qui se jouaient dans le sud de l’île d’Yíaros… Chapitre 23 - Souvenir d’un lieutenant exemplaire En mer, à l’approche de l’embranchement entre le nord et l’est de l’île d’Yíaros :7 mars 1985. Le vent faiblit de plus en plus, les matelots rangent les voiles et les soldats rejoignent les marins pour pousser les longues rames, sous l’impulsion de Pullo qui hurle à la mort pour leur ordonner de se dépêcher. Apodis, perché sur son mat, regarde derrière lui et se concentre sur le déroulement de la bataille. Cette Guerre Sainte lui rappelle celle qu’il vécu contre Arès, au moment de la bataille contre Cronos. Flashback Printemps 1979 - Les premières lueurs du soleil furent rouges. Beaucoup de sang avait dû couler la nuit précédente. Les rayons matinaux traversaient les lucarnes faîtes dans les murs et vinrent chauffer le visage du jeune garçon qui en une semaine obtint le grade de soldat. Lorsqu’Apodis entrouvrit les yeux, il reconnut Cliff se redresser sur la même couche que lui. En balançant son regard à droite puis à gauche, il distingua les deux prostituées avec lesquelles ils passèrent la nuit. A la veille de la mort qu’il attendait avec impatience, Apodis s’était endormi avec les trois autres et recouvrait avec bien du mal ses forces, les muscles encore endoloris par les exercices de Pullo. Afin de ne pas réveiller les deux femmes allongées sur le ventre, nues, les bras et les jambes écartées, le blondinet chuchota à son camarade aux fins cheveux bleus : Cliff - " Allez Apodis, debout ! Il est l’heure. " (Reste 48837 caractères)
Le 7 mars 1985 je passais la matinée en mer, à contempler les dauphins suivre notre grand voilier. Nous voguions sur la côte est d’Yíaros, en étant chacun concentré sur la bataille que nous allions livrer. D’après le capitaine de bord, nous devions arriver au détroit du nord/est le lendemain matin. A mes côtés, Cliff, un des mes fidèles soldats, affirmait que les vents étaient plus que favorables et que nous débarquerions en pleine nuit. Toujours est-il que le navire de Shura et Aldebaran était tout proche du rivage, la bataille allait commencer…Chapitre 22 - Les guerres forgent le caractèreEn mer Egée, au sud/est d’Yíaros : 7 mars 1985. Midi est vite arrivé. Le repas est servi sur le bâtiment où Apodis passe en revu en compagnie de Pullo les hommes laissés à sa disposition. Connaissant déjà quatorze d’entre eux puisqu’ils composent son habituelle troupe, il s’attarde surtout sur les visages qui lui sont inconnus. Pas de grands discours, juste des paroles échangées pour faire connaissance, des révérences solennelles et parfois même de l’aide pour nettoyer les armes. (Reste 52093 caractères)
Tandis que les navires de guerre athéniens voguaient jusqu’à Yíaros, des navires arrivés, eux aussi du Port du Destin en Crète, jetaient l’ancre sur les terres nordiques du royaume d’Asgard. C’était d’ailleurs ces terres ingrates qui accueillaient depuis quelques jours un invité de marque, le distingué britannique Rhadamanthe. Il n’était pas encore midi sur Yíaros que déjà avait commencé l’après-midi à Asgard… Chapitre 21 - La décision Tout en haut des pays scandinaves, là où les terres norvégiennes ne sont plus que des calottes de glaces, et où aucun être humain ne peut s’aventurer, au nord-est du royaume d’Asgard, sur le port, quelques éclaircies passent au travers de la brume. Elles illuminent le sol, couvert de son épais manteau de neige et se reflètent sur les plaques verglacées des mares gelées, aveuglant les soldats asgardiens qui contrôlent la marchandise livrée par les marchands grecs. Trois navires sont ainsi examinés et vidés de toute leur cargaison : jarres, amphores de vin, épices, fruits et légumes… (Reste 62717 caractères)
Yíaros… Ile de légende… Il y a des milliers d’années, Yíaros était une île où Hébé et son armée établirent leur siège. Plusieurs siècles plus tard, lors d’une Guerre Sainte où Alcides et Saints combattirent ensemble contre Arès, les Berserkers du dieu de la Guerre frappèrent un grand coup contre Hébé. La bataille qui eut lieu sur Yíaros fut si acharnée, que même l’île en subit les terribles conséquences. Elle fût scindée en deux, suite à un terrible tremblement de terre provoqué par le cosmos divin d’Arès. De nos jours, il existe deux îles d’Yíaros, celle que les hommes distinguent sur les cartographies dès l’école, celle où ont survécu uniquement des légendes. Et celle où les légendes vivent encore, là où aucun homme ne peut aller, là où s’écrit une nouvelle page du monde.
Nous étions déjà passés à proximité de l’île d’Yíaros connues des hommes et nous complotions contre l’île d’Yíaros des dieux. Chapitre 20 - Les origines d’ExcaliburEn mer Egée, à quelques kilomètres d’Yíaros : 7 mars 1985. Il fait encore nuit, le soleil ne s’est pas encore levé en Grèce. Sur le bâtiment du Capricorne, les hommes dorment encore sur le pont, leurs supérieurs leur autorisent. (Reste 54233 caractères)
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