En mer, la nuit du 5 au 6 mars a été beaucoup plus fraîche, pour ne pas dire glaciale, par rapport à la température agréable qu’il faisait au Sanctuaire. J’étais assis sur le pont du navire qui voguait lentement vers Yíaros. La tête appuyée en arrière contre un mat, je somnolais, tourmenté par les souvenirs du passé. Loin des grandes chaleurs estivales, c’est épuisé que j’entamais la journée du 6 mars 1985 qui me parut interminable. Chapitre 19 - Mon rival, mon amiEn direction de l’île d’Yíaros, sur la mer Egée :6 mars 1985. Tout comme sur les navires où se trouvent Aldebaran et Shura, un homme vêtu d’une tunique de soldat dépose un chaudron sur le pont. Ces cuisiniers qui vivent en permanence au Port du Destin, en Crète, profitent de cette campagne contre Hébé pour prendre des nouvelles de leur terre natale, le Sanctuaire, tout en délivrant la soupe aux soldats avec, dans l’ordre, les Saints d’or, les Saints d’argent et le clergé puis les Saints de bronze, et enfin, les soldats qui font la queue. (Reste 41845 caractères)
La guerre était déclarée, le projet du Grand Pope se réalisait sans la moindre anicroche. Pourtant Saga sentait au fond de son âme une profonde déchirure. Lui, qui a passé une grande partie de son enfance sur Yíaros en compagnie de son frère Kanon, préféra rester enfermé dans son palais à méditer. Méditer, une chose que je ne savais pas faire, absorbé par mes désirs de vengeance, concentré sur ma mission, ne vivant désormais que pour mon rôle de chevalier. Pour ne rien apaiser de ma colère, je pensais, je revivais des scènes du passé…Chapitre 18 - Les stigmates du passé 5 mars 1985.Le soleil est bien timide. Couvert par d’épais nuages gris, il ne parvient pas à faire fondre le c½ur de glace d’Apodis, ni à rassurer le peuple Hébéïen… En Crète, sur le Port du Destin : L’annexe portuaire du Sanctuaire vit un évènement qu’elle n’a plus connu depuis des milliers d’années. En effet, les deux-cents soldats du domaine sacré, accompagnés de huit Saints ainsi que des membres du clergé, sont réunis sur les quais. Les marchands, les messagers du Sanctuaire, les marins et les employés des auberges observent la discipline de ces hommes qui se divisent en quatre groupes sur les pontons, face à quatre navires. (Reste 51391 caractères)
Le 5 mars 1985, tandis que j’accompagnais les forces athéniennes, revanchardes envers Hébé, j’étais loin de me douter qu’en dessous de nous, loin dessous, dans les profondeurs abyssales, une armée maritime comptait dans ses rangs de plus en plus de recrues. C’est en cette journée du 5 mars 1985 que deux des plus puissantes d’entre elles, allaient gagner leurs rangs. Si Mû et Shaka savaient à l’époque que leurs quêtes les mèneraient sur les traces des futurs adversaires d’Athéna, ils les auraient sans doute neutralisé définitivement…Chapitre 17 - Les recrues de PoséidonCôte ouest du Sri Lanka :Autrefois appelée l’île de Ceylan, le Sri Lanka se situe à cent-kilomètres au sud-est de l’Inde. Estimée à plus de dix-neuf-millions d’habitants, la population, majoritairement bouddhiste, tient toutefois à conserver ses origines et ses coutumes de vie. Il n’est donc pas étonnant de trouver dans les jungles du centre de l’île, des aborigènes, ou encore, sur la côte ouest, un village d’adorateurs du dieu Poséidon. (Reste 45831 caractères)
La nuit du 4 au 5 mars 1985 fut longue. Un crépuscule de deuil, une obscurité douloureuse, de nombreux cadavres brulant sur les buchés, une multitude de corps meurtris sous les torches de leurs demeures… Certaines retrouvailles furent difficiles après la fuite d’Hébé. L’atmosphère était lugubre sur l’ensemble du domaine sacré. Les habitations pillées, les monuments détériorés, les cours empourprés de sang et les temples profanés furent ce qu’il restait du Sanctuaire. Le vent s’était levé et avait amené un crachin qui soulageait les plaies des soldats et nettoyait les corps des innocents.Chapitre 16 - Un nouveau départ A l’ouest, dans le village de Paesco :Apodis est sur le seuil d’une ruine, dans laquelle il coulait encore des jours paisibles avec sa mère et son fils lorsqu’il est parti au matin. Il est tétanisé par la funèbre découverte. Les corps salis de sa famille gisent au milieu de la maisonnette entièrement dévastée. (Reste 43697 caractères)
Le désespoir, l’incompréhension, la souffrance, la mort… La nuit s’insinuait ce 4 mars 1985 où chaque personne se trouvant au sein du Sanctuaire, vivait au moins un de ces douloureux évènements. La nuit allait achever cette bataille et clôturer la Journée Sainte, qui prit à l’occasion des allures de tragédie. Chapitre 15 - Un dénouement inéluctableDans la maison du Taureau :Suite au cyclone provoqué par l’explosion de leurs cosmos, Aldebaran est le premier debout. Iphiclès, toujours allongé, établit un terrible constat : « Les Ecuries d’Augias, la Ceinture d’Hippolyté, les B½ufs de Géryon, les Pommes d’Or du Jardin des Hespérides, le Sanglier d’Erymanthe et la Capture de Cerbère. Six Alcides. Déjà six Alcides qui ont rendu la vie. Je sens les cosmos du Taureau de Crète et de la Biche de Cérynie proches de ceux de Juventas et de sa majesté Hébé, ils se replient. Seuls Iolaos, ¼dipe et moi-même combattons encore. Nous sommes les ultimes espoirs d’atteindre Athéna… » (Reste 49826 caractères)
On dit que celui qui n’ose pas, ne doit pas se plaindre de sa malchance. Un dicton qui sied à merveille à la personnalité du jeune apprenti, qu’était Shun d’Andromède. Pourtant voué à un futur, fait de désolation et de sang, il tentait plus que tout de rester pacifiste et se tut à propos des mauvais rêves qui la nuit vinrent lui souffler les paroles du diable.
« Oser », c’est ce que fit Anikeï, un camarade de Shun, en relevant en vain à son maître qu’un malaise habitait le japonais. C’est ce que firent aussi les Alcides d’Hébé. Donnés perdants dès le début de la bataille, ils tinrent encore et toujours… Chapitre 14 - Le présage d’une catastrophe Au large de la Somalie, dans l’océan Indien, sur l’île d’Andromède :Au milieu d’une petite vallée aride du centre de l’île, ombragée par les hauts rochers qui l’entourent, se dresse l’unique village de ces terres. Comptant une vingtaine de maisonnettes de briques et de tuiles, il abrite le groupe d’apprentis, mené par l’imposant Albior de Céphée. (Reste 50744 caractères)
En pleine « invasion hébéïenne », tous les renforts étaient les bienvenus. Hélas, certains hommes de grande stature manquaient à l’appel. Ce fut le cas de Mû et de Shaka. Le premier, avait quitté le Sanctuaire il y a quelques années déjà, pour retourner sur sa terre natale, abandonnant ses obligations de Saint d’or et se focaliser sur la réparation des armures sacrées. Le second, avait obtenu l’autorisation du Grand Pope pour partir en compagnie de prêtres du Sanctuaire et de quelques disciples, en pèlerinage en Asie du sud pour y prêcher la bonne parole en l’honneur d’Athéna.
Loin des conflits du Sanctuaire, ils ne se doutaient pas que deux autres camps majeurs préparaient déjà le retour de leurs dieux… Chapitre 13 - Le rosaire de BouddhaSud/est de l’Asie centrale, l’Himalaya :A la frontière de la Chine et de l’Inde se trouve une région montagneuse où culmine à près de six milles mètres d’altitude la terre du diable. Là-bas, l’oxygène se raréfie et les tibétains eux-mêmes ne s’y aventurent jamais, le nom de ce territoire est « Jamir ». (Reste 58981 caractères)
Si la bataille battait son plein au Sanctuaire, en d’autres lieux, bien d’autres guerriers perfectionnaient leurs techniques de combat, sans oublier pour autant les êtres qui les entourent. C’est par exemple le cas de Shiryu, celui qui devint chevalier, sans jamais craindre de sacrifier sa vie pour les autres, ce brave Saint qui vit un amour passionné pour la douce Shunrei. Une relation profonde qui se renforça lorsque Shiryu découvrit l’origine de la marque qu’il porte en son dos…Chapitre 12 - La marque du Dragon En Chine, aux cinq Pics :La journée est semblable aux dernières que Shiryu a passé depuis une semaine. Il est assis, les jambes croisées, les yeux fermés, l’esprit vidé, torse nu sous cette cascade d’eau froide. Sans même avoir pris la peine de manger ou même de bouger, Shiryu fait preuve d’un état d’esprit impénétrable, il ne fait qu’un avec la nature. (Reste 53376 caractères)
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