Chapitre 21 - La décision

Tandis que les navires de guerre athéniens voguaient jusqu’à Yíaros, des navires arrivés, eux aussi du Port du Destin en Crète, jetaient l’ancre sur les terres nordiques du royaume d’Asgard. C’était d’ailleurs ces terres ingrates qui accueillaient depuis quelques jours un invité de marque, le distingué britannique Rhadamanthe.
Il n’était pas encore midi sur Yíaros que déjà avait commencé l’après-midi à Asgard…



Chapitre 21 - La décision

Tout en haut des pays scandinaves, là où les terres norvégiennes ne sont plus que des calottes de glaces, et où aucun être humain ne peut s’aventurer, au nord-est du royaume d’Asgard, sur le port, quelques éclaircies passent au travers de la brume.
Elles illuminent le sol, couvert de son épais manteau de neige et se reflètent sur les plaques verglacées des mares gelées, aveuglant les soldats asgardiens qui contrôlent la marchandise livrée par les marchands grecs.
Trois navires sont ainsi examinés et vidés de toute leur cargaison : jarres, amphores de vin, épices, fruits et légumes… (Reste 62717 caractères)
 

Chapitre 20 - Les origines d’Excalibur

Yíaros… Ile de légende…
Il y a des milliers d’années, Yíaros était une île où Hébé et son armée établirent leur siège.
Plusieurs siècles plus tard, lors d’une Guerre Sainte où Alcides et Saints combattirent ensemble contre Arès, les Berserkers du dieu de la Guerre frappèrent un grand coup contre Hébé. La bataille qui eut lieu sur Yíaros fut si acharnée, que même l’île en subit les terribles conséquences. Elle fût scindée en deux, suite à un terrible tremblement de terre provoqué par le cosmos divin d’Arès.
De nos jours, il existe deux îles d’Yíaros, celle que les hommes distinguent sur les cartographies dès l’école, celle où ont survécu uniquement des légendes. Et celle où les légendes vivent encore, là où aucun homme ne peut aller, là où s’écrit une nouvelle page du monde.

Nous étions déjà passés à proximité de l’île d’Yíaros connues des hommes et nous complotions contre l’île d’Yíaros des dieux.



Chapitre 20 - Les origines d’Excalibur

En mer Egée, à quelques kilomètres d’Yíaros :

7 mars 1985.
Il fait encore nuit, le soleil ne s’est pas encore levé en Grèce. Sur le bâtiment du Capricorne, les hommes dorment encore sur le pont, leurs supérieurs leur autorisent. (Reste 54233 caractères)
 

Chapitre 19 - Mon rival, mon ami

En mer, la nuit du 5 au 6 mars a été beaucoup plus fraîche, pour ne pas dire glaciale, par rapport à la température agréable qu’il faisait au Sanctuaire. J’étais assis sur le pont du navire qui voguait lentement vers Yíaros. La tête appuyée en arrière contre un mat, je somnolais, tourmenté par les souvenirs du passé.
Loin des grandes chaleurs estivales, c’est épuisé que j’entamais la journée du 6 mars 1985 qui me parut interminable.



Chapitre 19 - Mon rival, mon ami

En direction de l’île d’Yíaros, sur la mer Egée :

6 mars 1985.
Tout comme sur les navires où se trouvent Aldebaran et Shura, un homme vêtu d’une tunique de soldat dépose un chaudron sur le pont.
Ces cuisiniers qui vivent en permanence au Port du Destin, en Crète, profitent de cette campagne contre Hébé pour prendre des nouvelles de leur terre natale, le Sanctuaire, tout en délivrant la soupe aux soldats avec, dans l’ordre, les Saints d’or, les Saints d’argent et le clergé puis les Saints de bronze, et enfin, les soldats qui font la queue. (Reste 41845 caractères)
 

Chapitre 18 - Les stigmates du passé

La guerre était déclarée, le projet du Grand Pope se réalisait sans la moindre anicroche.
Pourtant Saga sentait au fond de son âme une profonde déchirure. Lui, qui a passé une grande partie de son enfance sur Yíaros en compagnie de son frère Kanon, préféra rester enfermé dans son palais à méditer.
Méditer, une chose que je ne savais pas faire, absorbé par mes désirs de vengeance, concentré sur ma mission, ne vivant désormais que pour mon rôle de chevalier. Pour ne rien apaiser de ma colère, je pensais, je revivais des scènes du passé…



Chapitre 18 - Les stigmates du passé

5 mars 1985.
Le soleil est bien timide. Couvert par d’épais nuages gris, il ne parvient pas à faire fondre le c½ur de glace d’Apodis, ni à rassurer le peuple Hébéïen…


En Crète, sur le Port du Destin :

L’annexe portuaire du Sanctuaire vit un évènement qu’elle n’a plus connu depuis des milliers d’années.
En effet, les deux-cents soldats du domaine sacré, accompagnés de huit Saints ainsi que des membres du clergé, sont réunis sur les quais.
Les marchands, les messagers du Sanctuaire, les marins et les employés des auberges observent la discipline de ces hommes qui se divisent en quatre groupes sur les pontons, face à quatre navires. (Reste 51391 caractères)
 

Chapitre 17 - Les recrues de Poséidon

Le 5 mars 1985, tandis que j’accompagnais les forces athéniennes, revanchardes envers Hébé, j’étais loin de me douter qu’en dessous de nous, loin dessous, dans les profondeurs abyssales, une armée maritime comptait dans ses rangs de plus en plus de recrues.
C’est en cette journée du 5 mars 1985 que deux des plus puissantes d’entre elles, allaient gagner leurs rangs.
Si Mû et Shaka savaient à l’époque que leurs quêtes les mèneraient sur les traces des futurs adversaires d’Athéna, ils les auraient sans doute neutralisé définitivement…



Chapitre 17 - Les recrues de Poséidon

Côte ouest du Sri Lanka :

Autrefois appelée l’île de Ceylan, le Sri Lanka se situe à cent-kilomètres au sud-est de l’Inde.
Estimée à plus de dix-neuf-millions d’habitants, la population, majoritairement bouddhiste, tient toutefois à conserver ses origines et ses coutumes de vie. Il n’est donc pas étonnant de trouver dans les jungles du centre de l’île, des aborigènes, ou encore, sur la côte ouest, un village d’adorateurs du dieu Poséidon. (Reste 45831 caractères)
 

Chapitre 16 - Un nouveau départ

La nuit du 4 au 5 mars 1985 fut longue. Un crépuscule de deuil, une obscurité douloureuse, de nombreux cadavres brulant sur les buchés, une multitude de corps meurtris sous les torches de leurs demeures… Certaines retrouvailles furent difficiles après la fuite d’Hébé.
L’atmosphère était lugubre sur l’ensemble du domaine sacré. Les habitations pillées, les monuments détériorés, les cours empourprés de sang et les temples profanés furent ce qu’il restait du Sanctuaire.
Le vent s’était levé et avait amené un crachin qui soulageait les plaies des soldats et nettoyait les corps des innocents.



Chapitre 16 - Un nouveau départ
 
A l’ouest, dans le village de Paesco :

Apodis est sur le seuil d’une ruine, dans laquelle il coulait encore des jours paisibles avec sa mère et son fils lorsqu’il est parti au matin.
Il est tétanisé par la funèbre découverte. Les corps salis de sa famille gisent au milieu de la maisonnette entièrement dévastée. (Reste 43697 caractères)
 

Chapitre 15 - Un dénouement inéluctable

Le désespoir, l’incompréhension, la souffrance, la mort… La nuit s’insinuait ce 4 mars 1985 où chaque personne se trouvant au sein du Sanctuaire, vivait au moins un de ces douloureux évènements.
La nuit allait achever cette bataille et clôturer la Journée Sainte, qui prit à l’occasion des allures de tragédie.



Chapitre 15 - Un dénouement inéluctable

Dans la maison du Taureau :

Suite au cyclone provoqué par l’explosion de leurs cosmos, Aldebaran est le premier debout. Iphiclès, toujours allongé, établit un terrible constat : « Les Ecuries d’Augias, la Ceinture d’Hippolyté, les B½ufs de Géryon, les Pommes d’Or du Jardin des Hespérides, le Sanglier d’Erymanthe et la Capture de Cerbère. Six Alcides. Déjà six Alcides qui ont rendu la vie. Je sens les cosmos du Taureau de Crète et de la Biche de Cérynie proches de ceux de Juventas et de sa majesté Hébé, ils se replient. Seuls Iolaos, ¼dipe et moi-même combattons encore. Nous sommes les ultimes espoirs d’atteindre Athéna… » (Reste 49826 caractères)
 

Chapitre 14 - Le présage d’une catastrophe

On dit que celui qui n’ose pas, ne doit pas se plaindre de sa malchance. Un dicton qui sied à merveille à la personnalité du jeune apprenti, qu’était Shun d’Andromède.
Pourtant voué à un futur, fait de désolation et de sang, il tentait plus que tout de rester pacifiste et se tut à propos des mauvais rêves qui la nuit vinrent lui souffler les paroles du diable.

« Oser », c’est ce que fit Anikeï, un camarade de Shun, en relevant en vain à son maître qu’un malaise habitait le japonais.
C’est ce que firent aussi les Alcides d’Hébé. Donnés perdants dès le début de la bataille, ils tinrent encore et toujours…

 
 
Chapitre 14 - Le présage d’une catastrophe
 
Au large de la Somalie, dans l’océan Indien, sur l’île d’Andromède :

Au milieu d’une petite vallée aride du centre de l’île, ombragée par les hauts rochers qui l’entourent, se dresse l’unique village de ces terres. Comptant une vingtaine de maisonnettes de briques et de tuiles, il abrite le groupe d’apprentis, mené par l’imposant Albior de Céphée. (Reste 50744 caractères)