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Naologismes / Re: L'actualité de copain Yamauchi
« Last post by Nemo on Today at 19:01 »
S'il se dit motivé, je dis oui aussi, même si on ne retrouvera plus la saveur d'antan (Araki, Himeno, Inoue, Yokoyama,...).
Les vrais génies comme lui sont toujours capables de créativité quand la motivation est là (un peu de budget aussi ne ferait pas de mal  :classe:).
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シナラムから日本へ / Re: Topic unique Saint Seiya
« Last post by Nemo on Today at 18:59 »
Et il ne s'est rien passé, et en soi c'est une sacré bonne nouvelle !!  :intello:
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Cinétélébouquins / Re: [Cinéma] Les sorties du moment...
« Last post by Nemo on Today at 18:58 »
Je note, merci pour les avis éclairés.
Et un titre de plus dans ma liste de titres à découvrir (un jour  :huh:)
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Only for Love / Re: Chapitre 31
« Last post by Kodeni on Today at 15:03 »
NEWS

Cette version du chapitre 31 est une version rééditée de la publication originale du 1er juillet 2012.
Bonne relecture aux lecteurs les plus fidèles, et bonne découverte pour les nouveaux.
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Naologismes / Re: L'actualité de copain Yamauchi
« Last post by Kodeni on Today at 14:46 »
Après ses récentes déclarations, j'avoue qu'un retour sur du Saint Seiya ne me déplairait pas.
Mais là, c'est un bien plus qu'un rêve...
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Only for Love / Re: Chapitre 85
« Last post by Kodeni on Today at 14:44 »
Je t'en prie.
Ravi que la fiction te plaise après autant de chapitres.
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Naologismes / Re: L'actualité de copain Yamauchi
« Last post by Nao/Gilles on 9 January 2026 à 9h52 »
C'est le mieux qu'on puisse lui souhaiter !
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Only for Love / Re: Chapitre 85
« Last post by enzo on 7 January 2026 à 18h22 »
Merci pour le suite et fin
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Only for Love / Re: Chapitre 85
« Last post by Kodeni on 7 January 2026 à 11h09 »
Partie 2. Suite et fin du chapitre

L’endroit est sombre.
Encaissé.
Gelé.
Si enfoui sous cette terre de glace que la taille dans la roche n’est plus visible sous les épaisses couches de givre.
La descente parait interminable pour Andreas qui distingue de moins en moins les derniers rayons du jour qui s’infiltrent des grands vitraux du palais jusqu’au début des marches, avant de laisser les ténèbres régner.
Le froid masque l’odeur de renfermé. Heureusement, sinon elle incommoderait davantage Andreas une fois le pied posé sur le parterre dallé de grands carreaux de ciment.
Le gel reflète quelques torches que des gardes tiennent un peu partout dans la vaste pièce.
_ « Ces cryptes semblent s’étendre sous toute la surface du palais. Depuis mon enfance, j’entends de ce lieu qu’il regorge de vieilles tombes de représentants d’Odin d’antan ainsi que d’anciens artefacts vidés du cosmos qu’Odin leur insuffla jadis, songe Andreas. »
Il fait le tour de lui-même, surpris de voir, autour de caveaux et autres présentoirs, autant de soldats en garde ici et là.
Ils sont inflexibles, immobiles, rudement bardés de leurs protections.
_ « Comment est-ce possible que depuis une dizaine d’année ces guerriers ont pu rester postés ainsi ? A moins que… »
Une idée le faisant frémir parcourt tout son être.
Il se précipite jusqu’au guerrier le plus proche.
Celui-ci a le visage tatoué de symboles pourpres.
_ « … A moins qu’ils ne soient morts… Et revenus à la vie… Des Einherjar ! »
Il vivote d’un monument à l’autre pour étudier sous la lueur de leurs torches les morts vivants.
_ « Odin ferait garder ce tombeau par des Einherjar ? »
Seulement, au beau milieu de cet immobilisme malsain, le silence est rompu depuis son arrivée par les claquements lents des talons aiguilles de l’étrangère.
Ils poursuivent leur chemin sur un rythme continu. Ne marquant ni pause, ni hésitation.
Ils ne laissent pas à Andreas suffisamment de temps pour s’interroger davantage.
Il part à sa recherche en slalomant entre les colonnes de pierre qui soutiennent l’édifice.
Durant son parcours, pas un Einherjar ne réagit à sa présence.
Tandis qu’il se rapproche de Ksénia, les idées se mélangent, semant la confusion dans son esprit : « Si Odin s’est constitué une armée d’Einherjar ces dernières années, alors c’est qu’il est réveillé depuis tout ce temps. Ça n’a aucun sens. Il a fallu le rappel de sa God Rob pour réanimer son esprit à travers elle. »
C’est alors que l’ambiance lugubre prend une effervescence colorée.
Une lueur violacée, semblable à celle qui maquille les Einherjar sur leurs visages et parfois leurs corps, tamise la direction où les pas de Ksénia cessent de résonner.
Immédiatement, Andreas ne pense plus.
Sa cadence ralentit.
L’éclat mauve brille dans ses yeux.
Plus il s’en approche, plus le rythme de ses pas diminue.
Plus il en prêt, plus l’illumination devient intense.
Il est désormais arrivé à l’autre bout du palais.
Sur le mur du fond du souterrain, une stèle en brique est gravée à l’effigie d’un dieu ancien et craint : « Loki, souffle à peine Andreas ! »
La stèle soutien une urne d’où émane la lumière.
En y regardant de plus près, le médecin comprend que ça n’est en rien une illumination mais plutôt une aura : « Un cosmos… Mais il irradie d’une phosphorescence opaque… Etouffante… Et sur cette urne… »
Il plisse un peu plus les yeux sur le vase précieux pour reconnaître une bandelette de papier arrachée : « Un sceau… Un sceau frappé d’une rune… Malgré qu’il ait été arraché… On peut reconnaître à sa première lettre le sceau d’Odin… Mais alors... »
Sortant de derrière un pilier où elle s’était cachée, Ksénia se montre enfin.
Ne souffrant pas du froid malgré sa tenue affriolante, la Russe dévoile de son doux accent slave : « En effet, ici était emprisonné pour la nuit des temps Loki. »
Andreas remarque trop tard que l’effluve cosmique qui imprègne la salle entrave ses mouvements.
_ « Etait ?
_ Oui. Il y a des millénaires, lors de la bataille qui a permis à Odin de sommeiller jusqu’alors, il a triomphé de Loki. Il l’a privé de réincarnation en l’emprisonnant de toutes ses forces ici. Cet immense caveau où reposent les ancêtres de Polaris et leurs plus fidèles guerriers était le lieu parfait pour y abriter le sceau d’Odin.
_ Si Loki ne peut plus se réincarner, alors comment peut-il s’être échappé ?! Si Odin y a mis tout son cosmos alors seul un dieu a pu… Et pas n’importe quel dieu…
_ Tu as deviné. Seule la force des dieux qui gouvernent l’ensemble des panthéons a pu briser cette entrave. Lorsque Athéna s’est réincarnée sur Terre et que mon maître s’est préparé à lutter contre elle, nous étions loin de nous douter que nous pourrions utiliser les desseins d’un humain pour manipuler Poséidon et à fortiori les représentants d’Asgard. A la recherche de dieux mineurs pouvant arranger nos affaires en affaiblissant Athéna et en la conduisant à la faute, mon maître a profité des obsèques du père d’Hilda et que la prison de glace dans laquelle est condamnée Loki soit rouverte pour m’y envoyer. Jeune fille à l’époque, d’apparence innocente, je n’ai éveillé aucun soupçon au milieu de la foule immense réunie. Porteuse d’un sceau de la force solaire qu’il a confectionné pour l’occasion, j’ai profité d’être à l’abri des regards pour que la force d’Apollon annihile celle d’Odin.
_ Alors, Loki attend son retour, en secret, depuis qu’Hilda gouverne et que les portes se sont refermées après qu’a été déposée ici la dépouille de son père… L’immortalité que Baldr croit avoir obtenu d’Odin, elle ne vient de nul autre que de Loki n’est-ce pas ?!
_ En trompant Baldr, Loki nous a convaincu qu’il serait utile aux desseins de l’Olympe. Il ne nous manquait plus qu’une personne influente à Asgard qui n’éveillerait aucun soupçon pour que Loki puisse s’y incarner.
_ S’y incarner ?
_ Oui. Si Odin a brisé le cycle de réincarnation de Loki, celui-ci n’en reste pas moins un dieu. Il lui suffit de choisir un hôte. Et je crois qu’il a fait son choix. Depuis les millénaires qu’il attend… »
En effet, alors qu’il converse avec Ksénia, le corps d’Andreas se dirige irrémédiablement jusqu’à l’urne.
Son regard, absorbé, témoigne de l’envoûtement de Loki.
En aucun cas Andreas ne peut et ne veut lutter contre cette tentation.
_ « Sa libération puis notre absence il y a une dizaine d’années a dû exacerber sa volonté de prendre le contrôle d’Asgard. »
A ce stade, Andreas n’écoute déjà plus Ksénia.
Il est posté face à l’urne, les bras ballants.
Sa conscience est vidée de toute détermination à lutter.
Ses pupilles se dilatent.
Le cosmos sinistre finit d’émaner sous ses yeux.
L’urne est désormais vidée.
L’atmosphère lugubre est si lourde qu’il ferme ses paupières comme si elle lui pique les yeux.
Il hume à pleins poumons l’air piquant du froid asgardien.
A l’oxygène qu’il aspire se mêle la luisance violacée qui éclairait jusqu’alors l’espace.
Il la respire d’une longue et interminable traite comme s’il reprenait en lui tout le cosmos que Loki a libéré sur plus d’une décennie dans les catacombes d’Asgard.
Il rouvre alors les yeux.
Ses iris brillent désormais d’un rouge vif.
Il n’est plus question de phosphorescence mais bien d’une aura, un cosmos, qui émane maintenant de lui.
Il n’est plus Andreas. Il est Loki. 
Aussitôt, la lueur cosmique baisse et c’est la lueur des torches des Einherjar qui prend le relais.
Immédiatement, les morts vivants plient le genou à terre pour reconnaître celui qui les a ramenés à Asgard.
Satisfait, inquiétant dans cette pénombre nouvelle, il reprend sa conversation avec Ksénia.
_ « En effet. Cela m’a paru interminable.
_ Les événements chez Poséidon ont relégué votre réveil au second plan.
_ Je suis une issue de secours si je comprends bien.
_ Absolument.
_ Et qu’attend Apollon de cette issue de secours.
_ Ce que vous savez faire de mieux. Semer la confusion. »
Loki la fixe avec malice.
_ « Je ne suis pas le seul à savoir le faire apparemment.
_ Baldr n’était qu’un moyen d’attirer l’attention d’Andreas. Me faire passer pour une chétive voyageuse qui s’est perdue en cette contrée a été un jeu d’enfant vis-à-vis d’un rustre comme Baldr. Et cela m’a permis de prendre du plaisir dans la mission qui était la mienne de semer la confusion chez Andreas. »
Loki tempère ses ardeurs.
Il rebrousse chemin, laissant Ksénia dans son sillage.
_ « Semer la confusion. C’est bien ce que je compte faire. Mais à quoi bon si Apollon a décidé du sort de la Terre ?
_ Il a décidé du sort d’Athéna. Apollon attend surtout que les mortels retrouvent la foi légitime envers les Olympiens. Qu’ils les vénèrent et s’emploient à être plus vertueux. Tout le contraire de ce qu’Athéna leur fait être.
_ Et donc, il attend de moi de pousser Athéna à la faute pour ensuite mieux éradiquer l’humanité et ceux qu’ils considèrent comme dieux mineurs, dont moi, avec.
_ Le Seigneur Apollon est juste. La Terre ne l’intéresse pas. Il saura laisser celle-ci à celui qui aura remis les mortels sur le droit chemin. »
Loki remonte marche après marche les escaliers.
Alors qu’il entraperçoit la lumière du jour, il stoppe sa progression et apprécie quelques secondes la liberté qui lui tend les bras.
Il profite que Ksénia le rejoigne pour concrétiser un plan.
_ « La présence d’Odin à Asgard me gêne. Il pourrait tout faire échouer. D’autant plus qu’Hilda a renouvelé son serment à Athéna après avoir été libérée de l’Anneau des Nibelungen. Lutter seul contre Odin et le Sanctuaire ne sera pas une partie de plaisir.
_ N’ait crainte. D’autres pions sont placés pour occuper le Sanctuaire. »
Un sourire perfide se dessine alors sur le visage d’Andreas.
Il reprend sa montée et, dessinant devant lui avec sa main droite un cercle, il ramène à eux les trois gardiens défunts de la porte sacrée tués plus tôt par Ksénia.
Ils se redressent et, instinctivement, reprennent leur service pendant que la marque des Einherjar empourpre leurs visages.
Revenant à son tour à la surface, Loki attend que Ksénia sorte des catacombes pour redessiner sous ses yeux les couches de glaces qui emprisonnent les portes.
_ « On n’y voit que du feu, sourit-elle.
_ J’ai un plan. Le temps de le mettre en ½uvre, personne ne doit soupçonner une intrusion en ce lieu. »
Il tend l’oreille en direction du brouhaha qui vient de la salle de réception.
_ « Comptes-tu ramener les défunts God Warriors en Einherjar, suggère-t-elle ? Après tout, de simples soldats ne suffiront pas.
_ Cela éveillerait les soupçons. La tromperie c’est savoir faire croire que le dieu bienfaiteur des Asgardiens agit dans leur intérêt. Hilda n’a réveillé que les God Warriors de la Grande Ours. Il reste à Odin ceux de la mythologie. A moi de voir comment le neutraliser pour agir à ma guise désormais. Tu peux rentrer en Olympe rassurer Apollon à présent… »


Sur la plage d’Yíaros, la poussière est retombée.
Le sable est de nouveau couvert d’eau par le ressac des vagues.
Etendue, à peine consciente, Juventas se morfond : « D’abord Iphiclès, puis Apodis, les deux hommes de ma vie. Et maintenant toi, ¼dipe, mon ami. »
Brusquement, un déplacement inattendu l’extirpe de son affliction.
Reconnaissant la démarche très particulière de son camarade, l’Alcide des Juments de Diomède relève difficilement la tête : « ¼dipe ! Tu as sur… »
Néanmoins, la surprise est telle qu’elle reste sans voix.
Face à elle, progressant avec difficulté après les blessures reçues, l’Ange est encore debout.
N’ayant plus la force de parler, il se contente de lever avec difficulté le seul bras qu’il lui reste de valide pour achever sa mission.
Déçue, épuisée, la femme chevalier ne se sent plus la force de combattre.
Le moindre mouvement déchire sa peau craquelée par les flammes de l’Olympien.
Elle baisse la tête, résignée à une mort inévitable.

Quand, sorti des enfers, le timbre héroïque de l’Alcide des Oiseaux du Lac Stymphale retentit dans l’atmosphère : « Armageddon ! »
Inopinément, fonçant de toutes ses forces sur Phygée qui réussit à peine à se retourner pour découvrir l’ultime tentative d’¼dipe, le complice de Juventas transperce de ses deux poings la poitrine de l’Ange.
Les deux hommes, encore debout, restent rivés dans les yeux l’un de l’autre.
Phygée peut découvrir un regard plein de volonté et d’espoir chez un ¼dipe réincarné grâce à l’ultime cosmos.
L’Alcide lit de son côté toute l’admiration qu’éprouve l’Ange avant de s’éteindre.
Lorsqu’il retire ses bras du corps vaincu, ¼dipe redevient peu à peu l’être difforme qu’il a toujours été pendant que Phygée s’éloigne en titubant.
L’Ange finit par imploser, signifiant sa mort.
¼dipe, lui, commence par perdre l’équilibre.
Son corps part sur le côté.
Il faut l’intervention in extremis de Juventas qui s’agrandit les plaies pour lui épargner une chute fatale.
Hélas, la mort semble avoir déjà pris sa décision.
L’esprit d’¼dipe communique avec sa paire : « Pas mal pour un enfant prématuré, né d’un viol consanguin et abandonné dans les bidonvilles de Bolivie. »
Juventas ne parvient pas à retenir ses larmes. ¼dipe poursuit ses adieux.
_ « Quand je suis arrivé sur Yíaros, je pensais n’être que ça. Un monstre. Puis j’ai découvert le cosmos d’Hébé et ai été accepté tel que je suis par vous tous. Je me souviens de toi enfant, jouant avec Iphiclès. Jamais vous ne m’avez repoussé, au contraire, vous m’avez toujours considéré des votre. Je ne pouvais pas mourir sans rendre à cette île tout ce qu’elle m’a apporté. Iphiclès ne me l’aurait pas pardonné lorsque je serai arrivé dans l’au-delà. »
Le visage inondé par le chagrin, Juventas caresse le visage de son ami d’ordinaire insensible au toucher : « Je n’ai jamais senti quelqu’un me prendre dans ses bras. Pourtant, je ressens ta cosmo énergie qui m’entoure et m’apaise. C’est la plus belle preuve d’amour que j’ai ressenti dans ma vie. Merci à vous, Hébéïens, d’exister. »
Luttant contre les entraves que la nature lui a infligées, ¼dipe réussit à sourire pour rendre son dernier souffle avec un visage apaisé.
Désormais seule, face à la mer, Juventas réalise qu’il ne subsiste plus qu’elle pour surveiller Yíaros alors que la dernière bataille est proche.
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Only for Love / Re: Chapitre 85
« Last post by enzo on 3 January 2026 à 11h28 »
salut, il manque la fin du chapitre de cette excellent histoire.
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