a perfect soul > Les chroniques de Sarah Connor - Saison 3

Episode 11. Sarah passe à l'action.

(1/1)

Kodeni:
Details
Dans les épisodes précédents :
Dans le présent, Thomas fait la rencontre de Megan. Celle-ci lui apprend ce que sera le Jugement Dernier et l’espoir qu’il représente pour l’humanité. Forcé de la croire après avoir été confronté à Tara Biel, il se résigne à suivre le destin que lui prépare John Henry.
Pendant ce temps, Sarah prépare l’attaque contre une des succursales de Kaliba.
Dans le futur, le chemin des héros commence déjà tristement. La troupe perd quelques membres, y compris Riley. Elle quitte donc péniblement Los Angeles, ne se doutant pas que parmi elle se cache un traître qui sème des pistes pour que Skynet remonte leur trace.




Les personnages :

DetailsSarah Connor
(Lena Headey)

DetailsCameron Philips / Allison young
(Summer Glau)

DetailsJohn Connor
(Thomas Dekker)

DetailsJackson Hamilton
(Ray Stevenson)

DetailsKyle Reese
(Jonathan Jackson)

DetailsCatherine Weaver
(Shirley Manson)

DetailsSavannah Weaver
(Mackenzie Brooke Smith)

DetailsLila
(Fay Wolf)

DetailsDerek Reese
(Brian Austin Green)

DetailsJames Ellison / EV083
(Richard T. Jones)

DetailsShawn Cooper
(Chris Carmack)

DetailsTara Biel
(Willa Ford)

DetailsJesse Flores
(Stephanie Jacobsen)

DetailsRiley Dawson
(Leven Rambin)

DetailsAdam Hernandez
(Nicholas Gonzales)

DetailsJohn Henry
(Garet Dillahunt)

DetailsMegan / Serina Sepherd
(Jennifer Ellison)

DetailsThomas Davis
(Simon Woods)

DetailsSavannah Weaver en 2027
(Alyson Hannigan)

DetailsWilliam Harris
(Matt Barr)

DetailsJustin Furlong
(Brent Weber)

DetailsJoaquim Minguez
(Edgar Ramirez)


Saison 3, Episode 11.
Sarah passe à l'action.

7 juin 2008.
A San Francisco, la tension est à son comble.

James vient de finir la vaisselle, le dîner a été léger. Il prépare sur la table un bol et un paquet de céréales pour Savannah.

Dans la salle de bain, Cameron retire ses pansements et ses bandages pour constater à quel point la cicatrisation est une réussite.

Sarah donne à Savannah les dernières consignes si jamais ils ne sont pas rentrés demain midi.
La jeune fille sort de ses couvertures pour serrer chaudement dans ses bras la maman de John.
D’abord surprise, Sarah se laisse attendrir et étreint fort dans ses bras l’enfant.
Avant d’éteindre la lumière, Sarah demande :
Sarah - " Tu veux que je demande à M. Ellison de venir te dire au revoir ? "
Savannah hoche timidement la tête d’un mouvement affirmatif.


Au rez-de-chaussée, Sarah attend devant la porte que James termine d’endormir l’enfant et que Cameron la rejoigne.
C’est le Terminator qui est la le premier :
Cameron - " Où est l’agent Ellison ? "
Sarah - " Il est parti dire au revoir à Savannah. "
Cameron s’engage aussitôt en direction des escaliers, Sarah la rattrape par le bras :
Sarah - " Oh, oh, oh, tu vas où là ? "
Cameron - " Je vais l’embrasser moi aussi. "
Le visage de Sarah se contracte :
Sarah - " Tu te souviens ce que je t’ai dis lors de ta première rentrée des classes avec John ? Tu ne m’embrasses pas, ni moi ni personne d’autre ! Ca s’applique toujours ! "
Cameron se ravise et retourne devant l’entrée attendre sagement que James descende.
L’heure de vérité est arrivée…


7 juin 2027.
Au bord d’une route désertique, les résistants installent le campement.
Derek prépare le feu tandis que quatre hommes dont Kyle se relaient pour tenir la garde.
John installe sa tente à quelques mètres du reste des autres membres de son équipe.

Depuis hier et la mort de Riley, il reste tête baissée sans dire le moindre mot à quiconque.
Ce n’est pas tant la perte de la jeune femme qui le blesse mais plutôt les conditions dans lesquelles cela s’est produit.

Plus loin, Allison utilise les jerricanes d’essence positionnés dans chacun des coffres des véhicules pour refaire le plein.
Savannah, astucieuse, a prévu d’équiper chaque véhicule au cas où le camion-citerne venait à être perdu. Son intuition lui a donné raison.
Néanmoins, à l’approche de Savannah, Allison reste pessimiste :
Allison - " Vu les quantités dont nous disposons, nous pouvons à peine nous rendre à notre destination. Sans être sûrs d’y arriver, nous pouvons être certains que nous n’en partirons pas. On va à un point de non retour. "
Savannah baisse les yeux l’espace d’un instant :
Savannah - " Je ne sais pas ce qui nous attend une fois sur place. C’est vrai qu’une fois là-bas, nous n’aurons peut-être pas la chance de pouvoir nous sortir de là. J’espère juste que nous pourrons trouver des réserves de carburants sur notre route pour combler les manques que nous aurons. "
Allison grimace, elle se sent condamnée en l’espace d’une seconde. Finalement, elle s’en doutait dès le départ. Elle a suivi consciemment ce qui restait de sa troupe du QG de Venice et a accepté de faire partie de cette épopée, pour l’espoir et, peut-être, pour lui, John Connor. Elle ne sait pas au fond d’elle ce qu’elle peut éprouver à l’égard du charismatique jeune homme. Malgré elle, son attention se porte sur lui en pensant à son choix.
Savannah ne manque pas de lui faire remarquer :
Savannah - " Te rappelles-tu de notre conversation d’hier matin ? A propos de John ? Je t’avais dis qu’il aurait besoin de toi dans les moments importants. Avec ce qu’il a vécu hier, on peut dire que c’est un moment important ! "


Pendant qu’Allison avance d’un pas timide vers John, le capitaine Hamilton choisit de faire seul un tour du campement en plus de la ronde déjà effectuée par les soldats.
Par expérience, il examine l’intérieur et l’extérieur des véhicules puis enchaîne ainsi les tours du camp en s’éloignant de plus en plus.
Cigare en main, il profite pleinement de cette nuit fraîche et étoilée. L’endroit est désert, silencieux, seuls quelques animaux se mêlent à la flore renaissante après le Jugement Dernier.
Skynet semble avoir abandonné ce lieu où aucune ressource ne peut permettre d’exploiter son expansion et où aucun humain n’est venu chercher refuge.
Alors qu’il approche de la route qu’ils empruntent et qu’ils reprendront demain, route cabossée, craquelée, couverte de sable et de végétation, son attention se focalise sur un objet inattendu…


7 juin 2008.
Une fois les armes récupérées, c’est armée jusqu’aux dents que l’équipe de Sarah Connor débarque devant l’enseigne « Kaliba Group ».
Cameron - " Les locaux sont en mitoyenneté sur les côtés et derrière. Il n’y a pas d’autres issues que l’entrée en vitrine, la porte de garage et le toit. "
Sarah - " Nous passerons par le toit. On va s’inviter dans le commerce voisin pour l’atteindre. "

Au pas de course, le trio traverse la rue où circulent beaucoup de voitures et arrive devant une entreprise d’installation du câble.
Grâce à la force robotisée de Cameron la serrure est facilement forcée, permettant ainsi d’atteindre rapidement le toit et, surtout, celui de Kaliba.

Une seule lucarne en verre d’un mètre sur deux permet aux aventuriers d’examiner les installations à l’intérieur du garage.
Il s’agit d’un entrepôt où une quinzaine d’employés emballe dans des cartons des pièces métallisées et les charges dans un camion.
James - " J’ai déjà vu les formes de ces pièces quelque part. "
Sarah - " Le drone qui nous a attaqués chez ZeiraCorp, voilà ce qu’ils transportent. "
Cameron - " Vu le nombre de pièces, cela annonce un nombre important de vaisseaux. Il n’a jamais été question d’autant de modèles en 2008. "
Sarah - " Ils avancent la date du Jugement Dernier… "
Elle pointe du doigt un homme en costume qui se tient droit debout et surveille les employés avant de finir sa phrase :
Sarah - " … Skynet a envoyé des machines dans le passé pour accélérer le processus. "
James reconnaît la machine en question, EV083, le modèle qui lui ressemble trait pour trait et qui est responsable de la mort de la famille de son ex-compagne.
Cameron confirme les propos de Sarah :
Cameron - " Quelque chose se prépare en effet, c’est louche. "

James soulève son menton en direction de la porte de secours qui permet aux employés d’atteindre le toit :
James - " Il faut qu’on en ait le c½ur net. Allons-y ! "
Sarah - " Très bien. Cameron, tu neutralises le Terminator qui ressemble à James. Pendant ce temps, James et moi ont prend sur chaque flanc les employés en les tenant en joug. On vérifie qu’ils sont désarmés et on les interroge un par un… "

A peine a-t-elle le temps de donner les instructions que l’issue de secours est ouverte par le T888 complètement décharné qui avait pris en chasse Ellison depuis ZeiraCorp !
Cameron est la première à être mise en alerte, elle bouscule James et Sarah pour les sortir du champ de tir du T888.
Toutefois, la plaque de verre sur laquelle ils sont positionnés se brise sous l’épreuve des balles tirées par le magnum du Terminator.

Ils tombent tous les trois cinq mètres plus bas, au milieu des employés de Kaliba aussi surpris qu’eux.
Heureusement, leur chute est amortie par la bâche du camion que chargent les salariés !
Les travailleurs abandonnent leurs tâches, trois partent se cacher dans les différents bureaux, huit d’entre eux dégainent leurs armes attachées à leurs ceintures et cinq autres ramassent rapidement le matériel qu’ils n’ont pas encore chargé pour ne pas les exposer aux échanges violents !

James et Sarah roule sur le toit du camion pour en tomber et se cacher derrière celui-ci, Cameron, elle, vide les munitions de son fusil-mitrailleur sur les opposants lui barrant le passage jusqu’à EV083.

James et Sarah profitent de la diversion de Cameron, il couvre Sarah qui contourne l’entrepôt en se courbant derrière les caisses de marchandises jouxtant les quatre murs du garage.

Elle tombe nez à nez avec deux des agents qui rangent les matériaux, le premier s’engage dans un corps à corps. Elle pare une droite grâce à son fusil, esquive une gauche et réplique en l’assommant avec la crosse de son arme.
Le second, une femme, sort un couteau et se jette sur Sarah. La mère de John ne fait pas de détail, le temps presse, une simple balle du mitrailleur suffit à avoir raison du kamikaze.

En faisant front, Cameron est parvenu à éliminer trois des huit tireurs.
James occupe les cinq autres maintenant que la copie d’Allison se retrouve face à EV083.

Elle termine son dernier chargeur de mitrailleur et entame l’utilisation du fusil à pompe.
EV083 est acculé contre un mur, le physique lourdement endommagé, le système de vision durement affecté.
Alors qu’elle pointe le visage de l’ennemi avec le fusil à bout portant, Cameron est frappée dans le dos par une grosse clé à molette tenue par le T888 qui mène les trois derniers T800 arrivés dans le passé, le même qui était sur le toit !
La machine que James Ellison est parvenu à semer il y a quelques jours pendant l’attaque de ZeiraCorp n’attend pas que Cameron se relève pour la ramasser par le col et l’envoyer s’encastrer dans une caisse en bois.

Pendant ce temps, celui qui était réputé pour être un des meilleurs agents du FBI parvient à blesser un opposant et à en tuer trois.
Le dernier employé armé est bien trop mal caché pour être dangereux pour James. Alors que James prend le temps de viser son ennemi, un des subordonnés affairé à ranger la marchandise a eut la même idée que Sarah. Après avoir contourné les caisses de cargaison, il ramasse une barre de fer et cogne Ellison derrière la tête.
L’ancien agent s’écroule, sonné, en abandonnant son arme. Ses esprits lui reviennent lorsqu’il remarque son agresseur se jeter sur son revolver.
Il a le temps de balayer ses jambes avec son bras droits pour le faire tomber. James se redresse suffisamment vite pour s’allonger sur lui et prendre le dessus. Il le rosse de coups de poings au visage jusqu’à ce qu’il soit méconnaissable et hors d’état de nuire…


7 juin 2027.
Aux abords de la route devant laquelle quelque chose l’a interpellé, Jackson s’accroupit.
Il étudie une carte de poker au carton encore neuf, enroulée, disposant à l’intérieur d’une balle de revolver, comme celle laissée par un des résistants lors du départ de Los Angeles.
C’est la première fois que Jack relève cet évènement mais son pragmatisme l’éclaire immédiatement :
Jack - " Il y a un traître parmi nous. Un traître qui sème des indices pour Skynet. "
Son regard de fou furieux se tourne immédiatement vers le campement des siens !


C’est justement dans ce camp, sous sa tente, que John défait son équipement de soldat.
Seul sous ce grand voile qui pourrait aisément accueillir d’autres alliés, il a choisit de faire cavalier seul comme la nuit précédente.
Torse nu, il utilise sa lampe à pétrole pour examiner les cicatrices laissées sur sa peau depuis son arrivée dans le futur.
Sa mère l’y avait préparé depuis son enfance mais jamais il n’était parvenu à s’imaginer que le monde auquel il serait confronté serait ainsi. Nerveusement, quelques larmes gondolent ses yeux.
Lorsqu’il entend des pas venir près de sa tente, il se dépêche de se les essuyer et gonfle sa voix pour ne rien laisser transparaître de son affliction :
John - " Qui est là ? "
D’une voix douce et complice, la réponse lui est donnée :
Allison - " Je peux entrer John ? "
A contrec½ur, John rétorque sèchement :
John - " Pour quoi faire ? Je n’ai pas envie de parler ! "
La jeune femme n’attend pas l’accord et pénètre dans l’intimité du résistant :
Allison - " Je veux seulement dormir en toute tranquillité. "
John ne peut s’empêcher de rigoler à une telle annonce. Il est vrai que partager sa tente avec trois soldats, qui plus est tous inconnus, ne permet pas de dormir reposée lorsqu’on est une demoiselle aussi séduisante qu’Allison.
John - " Je comprends. "
Il se tourne sur le côté pour respecter l’intimité de la jeune femme qui peut ainsi se dévêtir comme l’a fait John pour se libérer de tout son matériel militaire.
Bien que plus fraîche qu’en journée, la nuit reste pesante et la température lourde. En conséquent, Allison ôte pantalon et maillot pour rester couverte d’une unique culotte.
Elle se glisse sous les draps, frôlant au passage la peau nue de John.
Au contact de leurs épidermes, John réalise immédiatement la situation dans laquelle il se trouve.

Allison coupe la lampe à pétrole et choisit de se blottir contre le dos du fils de Sarah, plaquant sa frêle poitrine dénudée contre ses omoplates.

Le c½ur de John bat immédiatement la chamade. Après tout, il n’a jamais été si près de Cameron. Il aurait pu, le Terminator répondant à ses ordres, mais jamais il n’avait osé se lancer dans une situation si délicate. Après tout, Cameron n’aurait pas réalisé l’importance d’un tel geste alors qu’Allison en a parfaitement conscience.
Il aimerait se tourner pour coller son torse contre le sien et lui dire à quel point il la désire, qu’il est venu ici pour retrouver son… son enveloppe charnelle !
Et après ? Cameron était belle mais elle était aussi intrigante, mystérieuse. Allison est aussi belle bien évidemment mais qu’est-ce qui fait que John est attiré par elle hormis sa ressemblance avec Cameron ? Son caractère est complexe, ses intentions peu claires.
Finalement, John comprend qu’il était plus facile d’être proche de Cameron que d’Allison.
Alors, timidement, sans vraiment se sentir capable d’approfondir ses sentiments confus, il se contente d’un salut, sans même se retourner :
John - " Bonne nuit Allison. "
La jeune femme, peu habituée aux longs discours et aux belles paroles comme le sont les filles de l’époque d’où vient John, se satisfait simplement à l’étreindre un peu plus fort et à trouver sommeil auprès de lui :
Allison - " Bonne nuit John Connor. "


7 juin 2008.
Dans le garage de Kaliba, le dernier agent armé que James n’a pas eu le temps d’abattre remarque l’astuce de Sarah.
Il se faufile lui aussi au milieu des caisses de bois pour la prendre en chasse.

James, tâché du sang de son adversaire, ramasse son arme et balaie l’horizon pour trouver le poursuivant de Sarah.
La seule chose qui lui fait face, c’est EV083 !
Ellison vide son chargeur à reculons, hélas, le robot, bien qu’endommagé, avance doucement, difficilement mais sûrement, jusqu’à lui…

Sarah poursuit sa course et se retrouve face aux deux derniers subordonnés au rangement.
Ils l’attendent tous les deux, barre de fer en mains. Ils l’encerclent, la peur au ventre, ne sachant lequel prendra une balle le premier.
Sarah est aussi indécise qu’eux, à partir du moment où elle abattra le premier, l’autre se ruera sur elle, ne lui laissant pas le temps de contrer…

Cameron, toujours en prise avec le T888, est malmenée. La force de projection de son adversaire la fait s’écraser contre un container qu’elle plie sous le choc.
L’endosquelette ambulant du T888 poursuit sa progression jusque Cameron qui examine la caisse métallique pliée. Elle regarde autour d’elle et remarque que deux autres sont maintenues au-dessus d’elle. Elle reconnaît le levier qui les suspens à l’autre bout du mur, derrière le T888 qui déboule.
Cameron évite la droite de son rival, elle profite que son poing traverse le container et soit pris au piège à l’intérieur pour se précipiter à l’autre bout de la pièce pour atteindre le levier !
En pleine course, alors que plus rien ne semble faire obstacle, elle est fauchée dans les jambes par le corps de James, envoyé depuis quelques mètres de là par EV083.

Couchés côte à côte, James et Cameron voient EV083 et le T888, le poing enfin extrait du caisson, arriver vers eux.

De son côté, les ennemis de Sarah sont de plus en plus proches.
Soudain, dans son dos, le cliquetis du chargeur d’un pistolet la fait frémir. Celui qui a échappé à la vigilance de James la tient en joug :
Agent n°1 - " Lâche ton arme poupée ! "
Sarah lève les yeux au ciel, espérant y trouver une réponse. Hélas l’inspiration ne lui vient pas, elle s’exécute.
Pendant qu’elle baisse son arme, l’agent qui la vise de dos se prépare à tirer. Une illumination vient à la jeune mère, elle se ravise et donne son fusil à un des deux hommes munis d’une barre de fer. Par réflexe, il tend la main pour le saisir.
Elle en profite pour lui attraper le bras tendu et, avec l’élan, passer derrière lui, en faisant de lui un bouclier sous les tirs venus de derrière.
Le crédule salarié est fauché à plusieurs reprises pendant que Sarah le maintient debout par le col de sa veste.
Elle le tire jusque derrière une caisse où elle peut se sentir à l’abri.
Les deux derniers agents présents dans l’entrepôt se dispersent pour la retrouver.

Pendant ce temps, les trois agents partis se cacher viennent trouver la secrétaire qui est restée dans l’office, paniquée par les coups de feu à répétition.
L’un d’eux lui somme d’appeler les renforts : « Contacte le siège, on est attaqué par ceux qu’on est censés retrouver ! »
La réponse ne se fait pas attendre, elle rétorque : « Je ne t’ai pas attendu pour le faire ! Laissez les machines s’occuper d’eux, nous nous devons abandonner les locaux, éliminer toute trace de notre passage et emporter ce que nous avons déjà chargé dans le camion jusqu’à la base ! »
Comme pour valider la déclaration de la jeune femme, les trois agents hochent la tête et retournent dans le garage où ils se dispersent.
La secrétaire ferme les stores de la vitrine du bureau d’accueil, passe les quelques papiers qui traînent dans la déchiqueteuse et sort d’un tiroir du bureau des allumettes et une bouteille d’allume-feu !

Dans la rue, les passants ont stoppé leur avancer, le vacarme qui survient de ce commerce d’habitude si discret les inquiète énormément. Une patrouille de police arrive sur les lieux…


7 juin 2027.
Derek reste accoudé au bord du feu, il vient de voir la lueur de la lampe à pétrole de la chambre de John s’éteindre après qu’Allison l’ait rejoint.
Irrémédiablement, un petit sourire lui prend, une mine franchement sympathique tout comme le sentiment qu’il éprouve à l’égard du jeune garçon.

Une attitude bien plus douce que celle des trois soldats qui sont assis en tailleur de l’autre côté du feu.
William Harris, ce gaillard blond dont John a déjà fait la connaissance au QG de Los Angeles, ne tarde pas à s’exclamer :
Will - " En voilà deux qui ne vont pas s’ennuyer ! "
Un second, celui qui accompagne les frères Reese dans leur hummer, un homme d’origine hispanique, la barbe de trois jours et les cheveux mi-longs ondulés, le sous-officier Joaquim Minguez, enchérit :
Joaquim - " J’y crois pas. Si elle voulait du mâle il y a ce qu’il faut ici. "
Les trois gaillards se mettent à rire ce qui ne plait guère à Derek :
Derek - " Les mecs, un peu de respect s’il vous plait. "
Sèchement rembarrés, les trois acolytes défient Derek du regard.

C’est finalement Savannah qui, en sortant de sa tente, ramène l’ordre :
Savannah - " J’ai l’impression que les esprits se dissipent ce soir. "
Le troisième larron, Justin Furlong, bien moins costaud que les deux autres, essaie de jouer au plus malin :
Justin - " Rien de bien méchant commandant. "
Savannah - " La ferme soldat ! N’essayez pas de m’amadouer. "
Tous se tiennent aussitôt droit et gardent le silence, offrant ainsi à l’autoritaire demoiselle l’opportunité de retourner trouver le repos sous sa toile.

Une fois leur supérieure partie, Joaquim se permet de déclarer à voix basse :
Joaquim - " Celle-ci aussi ça ne lui ferait pas de mal de se prendre un coup. Je me porte volontaire. "
Une voix grondante annonce dans son dos :
Jack - " Elle sera ravi de le savoir soldat Minguez ! "
Le sombre capitaine Hamilton, sans le moindre bruit, est remonté jusqu’à ses hommes et leur dresse la carte à jouer qu’il a ramassé ainsi que la balle qui l’accompagnait :
Jack - " J’ai l’impression que parmi vous tous, quelqu’un a perdu ça. "
La mine sournoise de Furlong commence à s’illuminer. Hamilton, connaissant parfaitement l’individu, coupe toute tentative d’humour :
Jack - " Pas la peine de me sortir une blague du style : « les coyotes jouent aux cartes maintenant » soldat Furlong ! "
Justin baisse alors immédiatement la tête. Jackson poursuit :
Jack - " L’heure est grave, quelqu’un sème derrière nous des indices pour que les machines puissent remonter notre trace. J’ai déjà prévenu ceux qui font la ronde autour du camp, je compte fouiller chaque tente, sans exceptions. "
Tous font la moue, comme les veilleurs précités, n’ayant certainement rien à se reprocher…


7 juin 2008.
James a du mal à se relever, ses vêtements sont arrachés après ce choc et il sent son corps couvert d’ecchymoses.
Cameron, n’exprimant aucune douleur, se redresse plus facilement :
Cameron - " Vous voyez les container là-haut ? Vous devez les appâter jusqu’en dessous. "
James comprend l’astuce de Cameron et, en se maintenant l’épaule droite, probablement démise dans le heurt provoqué par EV083, il titube à la rencontre des deux Terminators après avoir ramassé un revolver sur le sol.

Dans le labyrinthe proposé par l’emplacement des caisses, Sarah cherche à se défaire des deux derniers agents à ses trousses.
Elle abat froidement le premier, armé du revolver, dans le dos, indiquant par la détonation au dernier survivant son emplacement.
Celui-ci ne tarde pas à user de l’effet de surprise pour frapper avec sa barre de fer Sarah aux doigts et ainsi faire chuter le fusil. Désarmée, Sarah esquive les autres tentatives de l’agent jusqu’à ce qu’elle puisse s’approcher suffisamment de lui pour lui coller un coup de poing qui lui fend la pommette gauche. Surpris, il abandonne sa barre et riposte d’un coup de pied en plein estomac.
Sarah est repoussée en arrière, ne voyant pas les trois derniers employés et la secrétaire se disperser à l’intérieur pour démarrer en plusieurs emplacements stratégiques des incendies, notamment à hauteur de l’issue de secours qui permet de rattraper le toit d’où viennent les trois intrus.
Bloquée contre les caisses, Sarah essaie par quelques coups de poings de repousser son adversaire mais celui-ci semble apprécier jouer au chat et à la souris. Il esquive en se penchant sur les côtés avec un sourire en coin. Ayant perdue sa garde, Sarah ne peut éviter un retour d’esquive de l’ennemi qui vient lui coller un violent coup de tête en plein sur l’arrête nasale.
Sarah s’affaisse sur le sol, sonnée, le nez en sang.

Cameron vient chercher la commande des chaînes des containers contre la paroi en bout de salle.
Sur son chemin elle croise un des quatre fuyards et lui serre si fort le cou qu’elle lui brise la nuque.

Inconscient, James se retrouve juste devant les machines, les yeux mi-clos, le visage fatigué et un sourire provocateur.
Il avance vers celui qui a encore quelques traces d’enveloppe charnelle, EV083, et lève juste devant sa tête son arme à feu.
Il appuie autant de fois sur la gâchette qu’il lui reste de munition, de quoi occuper la machine défectueuse depuis son opposition contre Cameron.
Toutefois, le T888, en pleine possession de ses moyens, vient attraper le bras gauche de James, armé et seul encore en bon état, pour lui faire lâcher le revolver sous la pression de son étreinte. Aussi volontaire qu’il est, James ne peut supporter une telle force et abandonne, de quoi permettre à EV083, à la vision brouillée et uniquement fonctionnelle de l’½il droit, d’assener un violent coup de poing dans l’estomac de James.
Le choc est si rude que James s’écroule aussitôt en crachant glaire et sang !
EV083 essaie de l’achever en l’écrasant du plat du pied mais, courageux jusqu’au bout, James puise dans ses dernières forces pour rouler sur le côté. Il roule suffisamment loin pour amener EV083 sous un container.

Alors que les trois derniers fuyards démarrent le camion, Cameron active la chute du container qui vient aplatir et broyer EV083.
Conscient du danger que représente l’appât Ellison, le T888 focalise son attention sur Cameron.
Ellison ramasse un lance-grenade perdu à leur arrivée précipité en ces lieux et touche deux fois de suite le T888 à hauteur des jambes pour le ralentir.

Cameron entame une rapide course jusqu’au véhicule sur lequel elle saute en face à face à hauteur du bar brise.
Elle atterrie comme elle le désire dans la cabine et permet d’arrêter la fuite des matériaux.
Le choc tue sur le coup un des fuyards, ne laissant plus que le conducteur et la secrétaire en vie, tous deux ayant perdus connaissance !

Le T888 analyse la situation, le feu est présent partout et de dehors il entend les sirènes des secours. Il est impératif de fuir sans attirer l’attention pour ne pas faire échouer la mission dont il est en charge.
Ne craignant pas ces flammes, il traverse le brasier pour atteindre les escaliers qui mènent au toit.

Couchée à plat ventre, Sarah encaisse des coups de pieds de son adversaire qui s’acharne contre les côtes de la jeune femme.
Elle n’a plus la force de se relever et subit la folie assassine de son bourreau.
Miraculeusement, James débarque et, de son poing amoché par le T888, cogne de toutes les forces qu’il lui reste le robuste agent en plein visage.
Celui-ci recule seulement de quelques pas et regarde avec fureur Ellison.
James se retourne vers Sarah :
James - " Fuyez pendant qu’il en est temps, je m’occupe de lui. "
Sarah puise dans ses dernières ressources pour rejoindre Cameron en traînant les pieds.

Le sinistre ronge l’ensemble du garage, le plafond commence à céder, le matériel abandonné est détruit et les employés juste blessés, encore en vie, brûlés vifs.
Cameron sait que de l’autre côté, dans la rue, il faudra affronter la police qui doit certainement évacuer le quartier pour lutter contre les flammes.
Elle pourrait sortir d’ici comme l’a fait le T888 mais il reste Sarah et James ! Il lui faut également ramener la secrétaire et l’agent qu’elle a capturé.
Usant de son bon sens, elle choisit de diriger le dernier container encore suspendu au niveau de l’accès à l’escalier menant au toit pour qu’en le lâchant elle puisse atténuer les flammes le temps de fuir.

Face à l’ennemi, n’ayant plus rien dans les bras, James fonce en baissant la tête et le charge au niveau de la taille pour le plaquer au sol…

Pendant ce temps, Sarah regarde Cameron mener son plan avec succès. Le caisson de fer s’écrase juste devant la montée d’escalier, étouffant un court laps de temps les flammes.
Elle s’engage vers le toit, suivi de Cameron qui tire sur le sol ses deux prisonniers.


Depuis dehors, Shawn Cooper, le dernier T800 sous les ordres du T888, observe les dégâts.
Il peut remarquer qu’un groupe de soldats du feu fait irruption dans le garage après avoir arraché la porte. En moins de deux minutes, ils ressortent en catastrophe, le toit s’effondre, faisant prisonnier deux pompiers.
Deux seuls sont parvenus à s’extraire de la fournaise, avec sous le bras le seul rescapé, reconnu immédiatement par les policiers présents, mis en état d’arrestation malgré qu’il ait perdu connaissance, James Ellison.


Plus loin, à l’autre bout de la rue, au détour d’une ruelle sombre et désertique, Cameron charge les deux employés inconscients dans le coffre du tacot utilisé par Sarah.
Cette dernière, harassée, meurtries, s’attache dans le fauteuil passager et pleure l’abandon de James…

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