Episode 10. Garde rapprochée.


Dans les épisodes précédents :
Dans le passé, vingt-trois hommes quittent le QG de Santa Monica pour le Canada. A peine parti, le convoi assiste à la destruction de la base tandis qu’il est attaqué par un Harvester. Des pertes sont déjà à déplorer alors qu’ils ne sont pas encore sortis de la ville.
Dans le présent, Cameron bénéficie des connaissances que lui a léguées Megan par l’intermédiaire de sa puce. Elle peut ainsi permettre à James et à Sarah de connaître réellement qui est Thomas Davis, l’homme au passé sombre et destiné à devenir le Terminator Alpha…




Les personnages :

Sarah Connor
(Lena Headey)

Cameron Philips / Allison young
(Summer Glau)

John Connor
(Thomas Dekker)

Jackson Hamilton
(Ray Stevenson)

Kyle Reese
(Jonathan Jackson)

Catherine Weaver
(Shirley Manson)

Savannah Weaver
(Mackenzie Brooke Smith)

Lila
(Fay Wolf)

Derek Reese
(Brian Austin Green)

James Ellison / EV083
(Richard T. Jones)

Shawn Cooper
(Chris Carmack)

Tara Biel
(Willa Ford)

Jesse Flores
(Stephanie Jacobsen)

Riley Dawson
(Leven Rambin)

Adam Hernandez
(Nicholas Gonzales)

John Henry
(Garet Dillahunt)

Megan / Serina Sepherd
(Jennifer Ellison)

Thomas Davis
(Simon Woods)

Savannah Weaver en 2027
(Alyson Hannigan)

William Harris
(Matt Barr)


Saison 3, Episode 10.
Garde rapprochée.


6 juin 2008.
Dans le village de Burlington, la silencieuse maison de Thomas Davis permet d’entendre l’eau du lavabo de la salle de bain couler.
Dessous, les mains rougies par le sang de Thomas, après qu’il se soit défoulé sur son punching-ball, sont soulagées par l’onde froide.

Grimaçant pour essayer de ne pas crier de douleur, il tourne la tête vers la fenêtre qui donne sur la rue.
Il reconnaît comme d’habitude la voiture des soldats qui veillent à le garder enfermé chez lui.

La voiture banalisée, bleue, signifie que la troupe de la veille, positionnée dans un véhicule rouge, a fini sa garde.
Seulement, alors qu’il s’essuie les mains avec sa serviette en traversant le couloir, Thomas discerne par la fenêtre de sa chambre la dite automobile rouge stationnée à l’arrière de la maison avec le pare-brise fissuré. Côté passager, c’est du sang qu’il croit voir couvrir les vitres.

Il roule aussitôt sur son lit et s’empare du revolver qu’il garde au-dessus de son armoire.
Pointant toutes les allées du couloir de la maison avec son arme, il descend doucement les escaliers en prenant appui sur le mur.
Il traverse le salon en faisant de petits pas chassés, les bras tendus, prêt à dresser son pistolet sur le premier inconnu qui vient.

En passant par la porte de jardin, à l’arrière de la maison, il vient trouver la voiture accidentée et découvre à l’intérieur les cadavres des deux agents. Le chauffeur a des marques de poignets sur la gorge tandis que l’autre a été abattu d’une balle dans la tête. Avec le silencieux du chauffeur très certainement puisque celui-ci n’est plus attaché à sa ceinture.
Thomas s’empare de celui du passager avant de retourner à l’intérieur.


Décidé à traverser la maison pour alerter la voiture de devant, il se trouve nez à nez avec une jolie blonde montée sur escarpins, dévoilant la quasi-totalité de ses longues jambes juste couvertes par une minijupe.
Thomas la pointe malgré tout avec son arme :
Thomas - " Qu’est-ce que tu fais là la pute ? "
Les longs bras libérés par le chemisier à manches courtes de la belle, la même qui a exécuté quelques kilomètres auparavant un autre Thomas Davis, Tara Biel, tendent l’arme dérobé au soldat en direction du représentant du projet alpha :
Tara - " Thomas Davis ? "
Ce dernier saute derrière le canapé et le renverse en retombant sur le dossier. Ainsi il rampe jusque derrière le bar en fond du salon en évitant les tirs de silencieux.
Il use de son gros calibre pour alerter les deux autres gardiens situés devant la maison et touche en plein estomac à trois reprises la femme.


Dehors, les tirs ont l’effet escompté et, après s’être échangé un regard surpris, les deux veilleurs se pressent de rejoindre Thomas à l’intérieur.


Dans le salon, sous les trois tirs de l’ancien marines, Tara s’écroule.
Thomas, pensant l’avoir abattue, se montre à découvert tandis que les deux agents apparaissent :
Thomas - " C’est pas trop tôt ! Vos potes sont dans le jardin, ils ont du se faire tuer par la greluche après que vous les ayez relevés. "
Les militaires soufflent de dépit en s’abaissant pour identifier la dangereuse demoiselle.
Alors que l’un deux commence à remonter son chemisier pour reconnaître l’impact des tirs de Davis, le T800 ouvre les yeux et accroche le bras du téméraire soldat.
Pris de panique, il se met à hurler tandis que l’autre dégaine son arme. Tara balance alors sa prise contre l’autre sous-officier pendant que Thomas profite de ce laps de temps pour ramasser l’arme de Tara. Armé d’un revolver à chaque bras, il vide toutes les cartouches sur la belle. Le visage et le torse sont criblés sans pour autant qu’elle ne faiblisse :
Thomas - " Putain… C’est quoi ce bordel ? "
Tara s’avance sans crainte, Thomas lui balance les armes vides pour la ralentir le temps qu’il glisse sur le bar pour ramasser derrière deux bouteilles de bière qu’il brise sur le bar.
Engagé dans un corps à corps avec la machine, il présente une facilité et une rapidité de mouvements qui écorchent plus d’une fois la beauté fatale avec les taisons.

Pendant ce temps, les deux autres agents se relèvent et, chacun, soulève une chaise de la table à manger pour l’écraser dans le dos de Tara.
Celle-ci riposte enfin en dégageant du bras Thomas, parti s’écraser contre les briques qui forment la base du bar, puis en se retournant face aux deux soldats. En remontant sa main sous la base du nez du soldat, elle lui perce le cerveau avec le cartilage de la colonne nasale et le tue sur le coup.
Le second ramasse le tisonnier de la cheminée mais elle pare le coup avec son avant-bras, pliant la tige de métal qu’elle lui arrache des mains. L’agile survivant se la fait dérober et esquive les trois premières tentatives avant de se la faire planter dans la cuisse droite.

Thomas en profite pour ramasser derrière son pantalon le silencieux qu’il a substitué au cadavre de dehors et attend que Tara soit à sa portée pour vider un chargeur de plus juste en direction de l’½il droit de la machine.
Les impacts répétés provoquent un disfonctionnement temporaire des circuits, le temps pour Thomas de rouler sur le côté et éviter que la machine ne s’effondre sur lui.

Pensant en avoir terminé avec elle, il essuie le filet de sang qui coule de sa bouche et regagne le blessé :
Thomas - " T’inquiète pas soldat, je vais appeler des secours. Quel numéro dois-je composer pour appeler les responsables du projet alpha ? "

Sans qu’il ne s’en aperçoit, Tara est déjà derrière lui et l’attrape par le col pour l’encastrer dans la table en bois massif du salon.
A peine conscient, sous les morceaux de bois, Thomas discerne Tara soulever le soldat pour l’empaler au niveau de l’estomac sur un pied de table resté debout. Le pauvre agent cède après l’impact.

Thomas se dégage des morceaux de bois et recule en rampant sur le sol. Il dévisage la machine défigurée :
Thomas - " Putain de salope de merde. T’es qui bordel ? "

Démuni, bloqué entre le Terminator et la paroi du salon, Thomas n’obtient pas de réponse.
La machine se penche vers lui alors qu’il préfère fermer les yeux. Non pas parce qu’il a peur, non, la mort il l’attend comme une délivrance depuis qu’il a tout perdu. Il garde les yeux clos pour revoir ceux qu’il va rejoindre et partir le c½ur soulagé…

Seulement, il sent uniquement un poids sur tout son corps, comme s’il était écrasé par une grosse plaque de métal.
La mort ne venant pas, il ouvre d’abord son ½il gauche avant d’imiter ce geste avec le droit.
Là, il constate que Tara, décapitée, l’écrase de tout son poids.

Bloqué par l’endosquelette, il ne peut que remuer sa nuque et découvre à l’autre bout du salon une jeune femme blonde qui ne lui est pas inconnue. Celle-ci tient dans sa main la tête de Tara et semble l’opérer. Elle en extrait une carte informatique qu’elle écrase dans ses mains.
Thomas - " Hé… La blondasse… Je te reconnais… T’es la stripteaseuse du bar. Celle qui m’a abordé l’autre soir. Sors-moi de là ! Dis-moi c’est quoi tout ce bordel ? "

La danseuse en question n’est autre que Megan qui s’assure maintenant par les fenêtres que les coups de feu n’ont pas alerté le voisinage.
Elle referme toutes les portes et tous les volets avant de s’approcher de Thomas qu’elle garde prisonnier :
Megan - " Ecoute-moi si tu vivre ! "


6 juin 2008.
A San Francisco, Sarah, James et Cameron établissent le plan d’action.
Sarah leur évoque sa prise en filature de ses agresseurs de Kaliba :
Sarah - " … Je les ai donc suivi jusqu’au c½ur de Los Angeles. Ils sont entrés par une porte de garage jouxtée à la vitrine d’une société de distribution d’eau. Par la vitrine j’ai pu voir une secrétaire au physique tout ce qu’il y a de plus innocent passer son temps à taper quelques informations à l’ordinateur et à décrocher le téléphone. L’enseigne sur le mur est bien « Kaliba Group », seulement une pancarte sur la porte d’entrée indique constamment que l’agence est fermée. "
Par expérience, James déduit aussitôt :
James - " Une exposition en plein Los Angeles, ça ne peut être ici qu’une antenne relais, l’activité de l’entreprise sert juste de couverture. "
Cameron - " C’est tout ce que nous avons jusque maintenant. Peut-être qu’en nous y rendant nous en apprendrons plus. "
Sarah - " Seulement je suis restée suffisamment de temps en planque pour savoir qu’une autre secrétaire prend le relais pendant la nuit. Il y a plusieurs roulements, mais hormis le camion que j’ai suivi, il n’y a ni entrée ni sortie dans ces locos. "
James - " Ils doivent y loger et y travailler sans arrêt. Mais à quoi ? "
Sarah - " Nos visages leur sont connus à présent. Nous ne pourrons pas faire d’entrée discrète à l’intérieur, dès que nous aurons investi les lieux, ils sauront qu’on remonte vers eux. "
James - " Nous allons nous exposer à une vraie guerre. Nous sommes recherchés par eux et par les forces de l’ordre. De plus, nous n’avons aucun moyen de défense, pas d’arme. "
Cameron intervient :
Cameron - " Faux ! Durant notre séjour à Los Angeles, Derek Reese a réuni plusieurs armes qu’il a cachées dans un conduis d’égouts. "
Sarah s’offusque :
Sarah - " Comment sais-tu ça ? "
Cameron répond instantanément, sans se soucier des conséquences d’une telle réaction :
Cameron - " Je l’ai suivi à plusieurs reprises. Je n’arrivais pas à avoir entièrement confiance en lui. "

Le visage de Sarah se durcit, la voici reparti comme auparavant, avec une équipe qui complote en interne.
Ellison perçoit cette tension qui s’installe et cherche à apaiser le trio :
James - " Cette fois-ci, nous jouons gros. Il va falloir qu’on se fasse confiance mutuellement. D’accord ? "
Sarah - " Très bien, dans ce cas nous attendrons demain soir que Cameron soit rétablie et nous irons chercher les armes. On attaque demain soir ! "

6 juin 2027.
A l’orée de la sortie de ville, la voiture des frères Reese avance jusqu’à celle de Jackson pour prendre des nouvelles.
En effet, le capitaine Hamilton espère une réponse à ses appels dans la radio pour la seconde partie du convoi coincé derrière le feu de camion.
Hélas, à sa mine renfrognée, il n’est pas dur de deviner que personne ne lui répond…

De l’autre côté de l’incendie, l’onde de choc a frappé de plein fouet les véhicules venus de face.
Les deux motards se relèvent miraculeusement indemnes, contrairement à la voiture de Savannah Weaver, renversée sur le côté conducteur.
Devant eux, la voiture où John et Allison sont assis à l’arrière semble avoir été déviée de son chemin. Hormis le pare-brise éclaté et la carrosserie quelque peu rayée, aucun blessé n’est à déplorer. Seul le conducteur, certainement cogné lors de la perte de contrôle du véhicule, présente une plaie au front.
Les motards se pressent de venir chercher les blessés dans la voiture de Savannah. Ils parviennent à extraire les quatre membres à son bord, plus secoués qu’autre chose.
Bénéficiant de l’écran de fumée soulevé par le feu de carburant, ils sont cachés de la vue du Harvester qui avance trop lentement dans les rues étroites de la ville fantôme.

John propose à Savannah de venir se tasser dans le hummer qu’il occupe.
Savannah n’en attend pas moins de John lorsque, subitement, un cliquetis métallique aigue et puissant, provenant du Harvester, alerte les oreilles de la jeune femme :
Savannah - " Le Harvester ! Il lâche les MotoTerminators ! "

L’annonce est si puissante que de l’autre côté Jack est partagé entre soulagement et crainte.
Rassuré d’entendre son supérieur en vie, il sait que maintenant le plus dur reste à faire, se débarrasser des motos qui arrivent.
Il pointe du doigt un homme assis à l’arrière de sa voiture et en désigne un autre dans la voiture des Reese :
Jack - " Vous, postez-vous de chaque côté des décombres qui nous entourent et ralentissez les MotoTerminators. Visez les réservoirs. Le camp du lieutenant Pérez est au bout de ce district. Vous irez vous y réfugier, votre mission s’arrête là ! "
Les deux s’exécutent alors que Derek discute les ordres de son supérieur d’un ton révolté :
Derek - " Mon capitaine, nous avons déjà perdu des hommes alors que nous ne sommes pas encore sortis de Los Angeles. Vous nous en retirez deux supplémentaires, est-ce bien raisonnable ? "
Jackson l’incendie en hurlant de toutes ses forces :
Jack - " Si je ne relève pas ces deux hommes de notre mission initiale c’est à tout notre voyage qu’on peut dire adieu ! "

A l’opposé, les deux MotoTerminators, déjà au bout de l’avenue, tire avec précision en direction du groupe. Le conducteur du hummer retourné est fauché en pleine course. Son copilote reçoit une balle en pleine jambe et abandonne immédiatement l’idée de rejoindre la voiture de John.
De son côté, John jaillit du hummer pour venir saisir par le poignet Savannah et la presser de grimper.
Les deux motards qui les accompagnent partent en direction des deux MotoTerminators en zigzaguant du mieux qu’ils peuvent pour éviter les tirs ennemis.

Le soldat, blessé et à terre, se couche sur le dos et vise à distance les deux roues robotisées, faisant signe de la main aux siens de l’abandonner.
Il ne reste plus que Riley qui tarde à gagner le hummer qui est impatient de rejoindre Hamilton.


Un premier motard fonce droit sur la première MotoTerminator, néanmoins, la machine parvient à verrouiller sa cible et à avoir raison du résistant dont l’engin et le corps partent s’encastrer dans le décor.
Le second pilote profite que l’attention de la MotoTerminator meurtrière soit focalisée sur sa victime pour se lancer dessus à pleine vitesse.
Le kamikaze se couche au sol et roule sur lui-même durant plusieurs mètres, laissant son véhicule entrer en collision contre la machine !
Une nouvelle explosion, plus petite cette fois-ci, annonce la destruction d’une MotoTerminator. Toutefois, le courageux n’a pas le temps de savourer sa victoire. La seconde machine, restée en retrait, jaillit du nuage de fumée et le crible de balles.

Une balle perdue frappe Riley en pleine jambe, la faisant chuter à quelques mètres de la voiture sur le départ.
John se précipite dans sa direction mais la main ferme de Savannah l’en empêche. Avec poigne, le commandant, aidé d’Allison, tire avec énergie John à l’intérieur.
Les pneus du hummer crient, la voiture démunie de pare-brise traverse l’incendie du camion-citerne, laissant John, le regard hagard, observer Riley, couchée à terre, main tendue dans sa direction.
Le conducteur hurle dans la radio : « On arrive ! », annonçant au groupe d’Hamilton le départ imminent !

La MotoTerminator se rapproche très vite d’eux, le dernier soldat couché sur le dos se fait carrément rouler dessus, quand à Riley, sa tête tombe lourdement au sol après avoir regardé avec incompréhension la voiture de John s’éloigner, d’une balle dans la nuque, la machine lui a donné la sentence !

Le convoi repart, laissant la MotoTerminator tomber dans le piège de Jackson, les deux soldats postés en flanc terrassent le robot en visant le réservoir puis se cachent immédiatement pour regagner le QG indiqué par Hamilton.

La sortie de ville est toute proche, l’heure des comptes a sonné :
John - " Vous l’avez laissé mourir ! Cette pauvre fille aurait pu être sauvée ! "
Savannah - " Si tu y étais allé vous étiez morts tous les deux, la MotoTerminator ne vous aurez pas laissé la moindre chance ! "
Aveuglé par la colère, John déclare haineux :
John - " Et alors !? "
Bien loin de la petite fille à qui il a appris à faire les lassés, Savannah montre un visage bien moins doux qu’à l’accoutumé. Elle cramponne John par la mâchoire :
Savannah - " Ecoute-moi bien, ta mission est bien plus importante que sa vie. En voulant te suivre à tout prix elle savait très bien à quoi elle s’exposait, c’est son choix. Nous ne partions pas en lune de miel pour ados en fleur ! Ici c’est la guerre, elle a voulu s’engager ! "
John se dégage d’un mouvement de tête et, les yeux au bord des larmes, déclare :
John - " C’est toi que j’aurai du laisser ! "
Savannah répond froidement :
Savannah - " Exactement ! Mais maintenant que je suis toujours là, tu la fermes soldat, ici on est tous dans la même merde ! "

Seulement trois hummer et une moto quitte Los Angeles, comptant seulement douze soldats sur les vingt-trois partis une heure plus tôt.

Mystérieusement, arrivé à un croisement entre trois routes, dans la dernière voiture, celle de John, par une fenêtre, tombe inexplicablement une balle de revolver entouré d’une carte d’un jeu de poker ?!


6 juin 2008.
Dans le salon dévasté de Burlington, Megan libère enfin Thomas de l’endosquelette après avoir rangé les décombres et raconté à Thomas les mêmes éléments rapportés à Sarah et James par Cameron.

Abasourdi, il n’a même pas la force de se relever :
Thomas - " Si je dois devenir une vraie machine de guerre, pourquoi Skynet veut m’éliminer alors qu’à l’époque d’où tu viens je représente leur solution miracle ? "
Megan - " Depuis le futur qui suit la date de mon départ, Skynet a certainement appris que son projet a été découvert par la résistance qui souhaite retourner le TA contre lui.
Par sécurité, Skynet a dû abandonner le projet et souhaite éliminer celui qui l’incarne. "
Thomas - " Pff… C’est démentiel. Je n’arrive même pas à imaginer. "

Megan ramasse les cadavres ainsi que l’endosquelette :
Megan - " Je dois me débarrasser d’eux. J’irai brûler tout cela avec la voiture pleine de sang cette nuit. "
Thomas ne répond pas, il garde sa main droite dans ses longs cheveux gras et laisse les doigts de la gauche taper nerveusement sur le parquet de la demeure.

Thomas - " Bien que je n’arrive toujours pas à réaliser, les faits sont là, cette fille était bien un robot venu pour m’assassiner. Et maintenant ? Que faire ? Nous devons alerter les responsables du projet alpha. "
Megan - " Certainement pas, elle n’est pas seule. D’autres machines doivent être à ta recherche. "
Thomas - " Alors quoi ?! Il va falloir que je me cache toute ma vie ?! Que je fasse comme ce John Connor ?! "
Megan - " Non, nous allons aller au rendez-vous le 15 juin 2008, je t’y emmènerai. Et tu deviendras ce que tu dois devenir. "
Thomas - " Une machine ? "
Megan - " Tu es un espoir pour l’humanité. "
Thomas - " Pff… Pour défendre qui ? Des malfrats ? Des tueurs ? "
Megan - " Toujours est-il que tu restes sous ma surveillance, tu es un sujet idéal d’un point de vue mental et physique. C’est pour ça que l’armée t’a choisi et c’est pour ça que John Henry te veut. "
Thomas dévisage avec mépris Megan puis se redresse enfin…


6 juin 2008.
Dans leur planque à San Francisco, seule Savannah illumine la maison par son insouciance et sa gaieté grandissante.

La présence de James et le contact humain qu’elle entretient avec lui permet à la petite fille de se retrouver après des mois de silence auprès de celle qui a usurpée le rôle de sa mère.

Dans un registre tout aussi diffèrent, Sarah assure la présence maternelle manquant à l’enfant.
Elle s’autorise à lui choisir quelques vêtements, à s’assurer de sa bonne toilette et lui raconte même parfois une histoire lorsqu’il s’agit de coucher la demoiselle.
Les propriétaires de la maison n’ayant laissé aucun livre, Sarah s’assied chaque fois au bord du lit et ferme les yeux. Elle se remémore l’histoire du Magicien d'Oz qu’elle récitait quelques années auparavant à John en espagnol. Toujours en hispanique, elle s’applique à rapporter mot pour mot les aventures en respectant chaque ponctuation telle que sa mémoire le lui indique l’emplacement.
Souvent, Savannah, trop ravie de pouvoir profiter de la présence d’un être attentif à ses intérêts, reste éveillée après la comptine. Elle souhaite alors que Sarah traverse le temps et lui évoque son passé mais également de quoi sera fait l’avenir.
Sans crainte, sans appréhensions, l’enfant accepte ce destin qui s’annonce funeste et s’endort avec confiance, comme si elle sait qu’elle pourrait toujours compter sur cet homme et cette femme, Ellison et Connor, qu’elle connaît à peine. Nourrissant peut-être inconsciemment, au fond d’elle, un désir de revanche envers ceux qui lui ont volé son enfance, sa famille.

Tandis que ses paupières se font lourdes, James apparaît sur le seuil de porte, appuyé contre l’encadrement de celle-ci, les bras croisés :
James - " Quelle petite fille courageuse ! "
Sarah chuchote pour ne pas la réveiller :
Sarah - " Elle me rappelle l’innocence de John. Quand je pense qu’aujourd’hui il est parti dans un monde de guerre alors qu’il est à peine un homme, j’ai du mal à accepter que cette enfant puisse elle aussi être amenée un jour à abandonner cette candeur pour risquer sa vie contre les machines. "
James - " Elle semble pourtant accepter ce destin. Même mieux que moi apparemment. "
Sarah rigole un peu après cet aveu de James.

Elle le rejoint en dehors de la chambre et entrebâille la porte pour que le bruit d’en bas ne réveille pas Savannah :
Sarah - " Pensez-vous qu’en la laissant seule ici pendant que nous rentrons à Los Angeles est le meilleur choix ? "
James - " Ces machines la recherchent, ici elle ne risque rien. "
Sarah - " Et si nous ne revenons pas ? "
James - " Nous reviendrons, au moins l’un de nous reviendra. "

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