Chapitre 87
En ce matin du 5 avril 1987, les Saintias savourent dans leur temple leur adoubement.
Un peu en retrait, Katya observe chacune de ses cons½urs apprécier leur sacre à leur manière.
Très protocolaire, Mii n’oublie pas le rendez-vous du déjeuner, que leur a fixé Saori.
Elle s’active déjà à préparer le repas et place avec minutie sur plusieurs plateaux les différents mets que cuisine Xiao Ling.
La chinoise, elle, s’extasie de faire la cuisine et d’avoir l’occasion de concocter un plat typique de sa culture d’origine.
Néanmoins, elle jette un coup d’½il à droite pour admirer sa Cloth, qu’elle a reposé sous sa forme totémique et un coup d’½il à gauche pour chercher où peut bien être Erda. Xiao Ling se disperse beaucoup.
Beaucoup trop pour Mii, qui la reprend constamment.
Cela amuse beaucoup l’aînée qui est rejointe par Shoko.
La Saintia du Petit Cheval ne quitte pas sa Cloth.
Fière, c’est également le sentiment étrange que partage son armure avec elle qui l’intrigue.
La Grecque surplombe Katya restée assise contre un pilier.
_ « Je peux quelque chose pour toi Shoko ?
_ Katya... Toi qui as bien connu ma s½ur et l’a vu porter cette Cloth plus de fois que moi…
_ Oui. Elle a changé de forme depuis qu’elle a quitté Kyoko en effet. L’avant-bras, la pointe basse du plastron, les épaulettes, la ceinture… Ta Cloth a évolué.
_ Il n’y a pas que ça. Je sens l’empreinte de ma s½ur s’estomper. Mais aussi une autre âme à travers elle. Des pensées… Une culpabilité de ne pas avoir pu sauver Kyoko… Ces sentiments, ce sont les tiens n’est-ce pas Katya ? »
La meneuse des Saintias se relève alors et avance doucement vers les jardins, à l’abri d’oreilles indiscrètes.
Suivie de Shoko, elle confesse : « Avant de ramener la Cloth de Kyoko au Pope, j’ai profité de mes blessures contre les Dryades pour verser mon sang sur elle, afin de l’aider à se régénérer dans sa Pandora Box en attendant le jour où tu prendrais le relais. Car je savais que ce serait toi. La Cloth t’a soutenu durant le combat contre Eris et tu as fait preuve d’une détermination sans faille. Une telle détermination qu’il était impossible d’imaginer que tu puisses en rester là. »
Après ces confessions, Shoko perçoit à travers les regrets captés par la Cloth, les réminiscences du passé de Katya. Sa relation avec le Pope, mais aussi les secrets qu’elle connaissait de Kyoko. Tout cela, sous forme de flashs qui frappent son esprit et meurtrissent son âme.
Elle s’en cramponne le c½ur et en tombe à genoux.
Katya se retourne alors vers elle : « Maintenant tu sais tout. »
Shoko relève les yeux vers Katya. Son regard mêle reconnaissance envers le sacrifice de Katya, souffrance pour les peines éprouvées par celle-ci, mais aussi colère contre tous ces secrets qui ont causés tant de mal et pervertis le c½ur de Kyoko.
Katya baisse les yeux, honteuse : « Je savais que par ce geste, mon message te serait délivré le jour où tu serais adoubée. Il était important pour moi de ne rien te cacher de nos passés à ta s½ur et moi. Encore plus désormais que nous sommes s½urs d’armes et que nos vies sur le champ de bataille dépendent, maintenant, l’une de l’autre. Je n’attends pas ton pardon, ni que tu me comprennes. Je souhaitais juste être franche avec toi, comme j’aurais dû plus l’être avec chacune des nôtres qui ont été sacrifiées pour les désirs de l’homme dont j’étais éperdument amoureuse. »
Alors qu’elle s’attend à un sermon, Katya sent contre ses épaulettes la poigne de chaque main de Shoko.
Celle-ci, debout à nouveau, lui adresse un sourire triste, gondolé de larme, mais sincère.
Sa voix, emprunte d’émotions diverses, allant de la colère à la compassion, promet : « Je te remercie de cette sincérité. La vérité m’aide à briser, une bonne fois pour toute, les regrets éprouvés envers Kyoko. Elle me convainc maintenant et définitivement de faire mieux qu’elle. Vous étiez s½urs, Kyoko et toi, dans le mensonge. Nous sommes s½urs, toi et moi, désormais, dans la vérité. »
Spontanément, Katya la prend alors dans ses bras et la serre très fort contre elle.
Les yeux fermés, absorbée par ce geste tendre auquel la froide Saintia n’est pas coutumière, elle ne remarque pas Maria, qui observe la scène depuis la lucarne des appartements du temple.
En effet, la prêtresse déchue, rassemble ses quelques objets personnels dans un panier en osier.
Interdite par cette scène attendrissante, elle sent une fracture au plus profond de son être.
L’Evil Seed dissimulée en elle développe ainsi à l’affût ses racines dans tout son être.
Consciente que son éviction lui fait perdre également sa famille, biologique pour Katya, et spirituelle pour les autres Saintias, cette affliction féconde davantage la graine maléfique et favorise son accroissement.
Soudain, le raclement de gorge de Marin lui rappelle de se presser.
Restée à l’encadrement de porte de la chambrée, le Saint de l’Aigle attend de pouvoir raccompagner sur ordre d’Athéna l’ancienne prêtresse, avant de reprendre ses recherches sur Seika et la Chouette… (Reste 45257 caractères)
En ce matin du 5 avril 1987, les Saintias savourent dans leur temple leur adoubement.
Un peu en retrait, Katya observe chacune de ses cons½urs apprécier leur sacre à leur manière.
Très protocolaire, Mii n’oublie pas le rendez-vous du déjeuner, que leur a fixé Saori.
Elle s’active déjà à préparer le repas et place avec minutie sur plusieurs plateaux les différents mets que cuisine Xiao Ling.
La chinoise, elle, s’extasie de faire la cuisine et d’avoir l’occasion de concocter un plat typique de sa culture d’origine.
Néanmoins, elle jette un coup d’½il à droite pour admirer sa Cloth, qu’elle a reposé sous sa forme totémique et un coup d’½il à gauche pour chercher où peut bien être Erda. Xiao Ling se disperse beaucoup.
Beaucoup trop pour Mii, qui la reprend constamment.
Cela amuse beaucoup l’aînée qui est rejointe par Shoko.
La Saintia du Petit Cheval ne quitte pas sa Cloth.
Fière, c’est également le sentiment étrange que partage son armure avec elle qui l’intrigue.
La Grecque surplombe Katya restée assise contre un pilier.
_ « Je peux quelque chose pour toi Shoko ?
_ Katya... Toi qui as bien connu ma s½ur et l’a vu porter cette Cloth plus de fois que moi…
_ Oui. Elle a changé de forme depuis qu’elle a quitté Kyoko en effet. L’avant-bras, la pointe basse du plastron, les épaulettes, la ceinture… Ta Cloth a évolué.
_ Il n’y a pas que ça. Je sens l’empreinte de ma s½ur s’estomper. Mais aussi une autre âme à travers elle. Des pensées… Une culpabilité de ne pas avoir pu sauver Kyoko… Ces sentiments, ce sont les tiens n’est-ce pas Katya ? »
La meneuse des Saintias se relève alors et avance doucement vers les jardins, à l’abri d’oreilles indiscrètes.
Suivie de Shoko, elle confesse : « Avant de ramener la Cloth de Kyoko au Pope, j’ai profité de mes blessures contre les Dryades pour verser mon sang sur elle, afin de l’aider à se régénérer dans sa Pandora Box en attendant le jour où tu prendrais le relais. Car je savais que ce serait toi. La Cloth t’a soutenu durant le combat contre Eris et tu as fait preuve d’une détermination sans faille. Une telle détermination qu’il était impossible d’imaginer que tu puisses en rester là. »
Après ces confessions, Shoko perçoit à travers les regrets captés par la Cloth, les réminiscences du passé de Katya. Sa relation avec le Pope, mais aussi les secrets qu’elle connaissait de Kyoko. Tout cela, sous forme de flashs qui frappent son esprit et meurtrissent son âme.
Elle s’en cramponne le c½ur et en tombe à genoux.
Katya se retourne alors vers elle : « Maintenant tu sais tout. »
Shoko relève les yeux vers Katya. Son regard mêle reconnaissance envers le sacrifice de Katya, souffrance pour les peines éprouvées par celle-ci, mais aussi colère contre tous ces secrets qui ont causés tant de mal et pervertis le c½ur de Kyoko.
Katya baisse les yeux, honteuse : « Je savais que par ce geste, mon message te serait délivré le jour où tu serais adoubée. Il était important pour moi de ne rien te cacher de nos passés à ta s½ur et moi. Encore plus désormais que nous sommes s½urs d’armes et que nos vies sur le champ de bataille dépendent, maintenant, l’une de l’autre. Je n’attends pas ton pardon, ni que tu me comprennes. Je souhaitais juste être franche avec toi, comme j’aurais dû plus l’être avec chacune des nôtres qui ont été sacrifiées pour les désirs de l’homme dont j’étais éperdument amoureuse. »
Alors qu’elle s’attend à un sermon, Katya sent contre ses épaulettes la poigne de chaque main de Shoko.
Celle-ci, debout à nouveau, lui adresse un sourire triste, gondolé de larme, mais sincère.
Sa voix, emprunte d’émotions diverses, allant de la colère à la compassion, promet : « Je te remercie de cette sincérité. La vérité m’aide à briser, une bonne fois pour toute, les regrets éprouvés envers Kyoko. Elle me convainc maintenant et définitivement de faire mieux qu’elle. Vous étiez s½urs, Kyoko et toi, dans le mensonge. Nous sommes s½urs, toi et moi, désormais, dans la vérité. »
Spontanément, Katya la prend alors dans ses bras et la serre très fort contre elle.
Les yeux fermés, absorbée par ce geste tendre auquel la froide Saintia n’est pas coutumière, elle ne remarque pas Maria, qui observe la scène depuis la lucarne des appartements du temple.
En effet, la prêtresse déchue, rassemble ses quelques objets personnels dans un panier en osier.
Interdite par cette scène attendrissante, elle sent une fracture au plus profond de son être.
L’Evil Seed dissimulée en elle développe ainsi à l’affût ses racines dans tout son être.
Consciente que son éviction lui fait perdre également sa famille, biologique pour Katya, et spirituelle pour les autres Saintias, cette affliction féconde davantage la graine maléfique et favorise son accroissement.
Soudain, le raclement de gorge de Marin lui rappelle de se presser.
Restée à l’encadrement de porte de la chambrée, le Saint de l’Aigle attend de pouvoir raccompagner sur ordre d’Athéna l’ancienne prêtresse, avant de reprendre ses recherches sur Seika et la Chouette… (Reste 45257 caractères)

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