Chapitre 47 - Dans l’½il du cyclone

On assimile un cataclysme à un grand bouleversement dû à un phénomène naturel destructeur. En Sibérie, la tornade de glace qui s’approchait de Blue Graad avait tout d’une apocalypse.
Le souffle polaire arrachait tout sur son passage, ne laissant au sol d’un épais manteau de gel. Les ruines, la végétation, l’Homme… Tout était d’abord cristallisé puis éparpillé dans la nature en millions d’atomes congelés.
Malheureusement, les querelles pour le trône passionnaient plus le nouveau Roi que la sécurité de son peuple.



Chapitre 47 - Dans l’½il du cyclone

Extrême nord de la Sibérie, Blue Graad :

Dans la bibliothèque du palais, couché aux milieux des livres d’une étagère renversée, Alberich rencontre toutes les difficultés du monde à contenir la puissance de Ksénia.
La jeune femme s’en amuse énormément :
Ksénia - " Allons asgardien, relève-toi. Je pensais que tu serais un divertissement de meilleure qualité. "
Alberich - " Salope… Qui es-tu ? "
Ksénia - " Pour certains je suis un ange, pour d’autres un messager ou encore un stratège. Pour toi, on dira que je suis ton fléau. "
Elle s’approche de lui pour cueillir son menton dans la paume de sa douce main droite.
Le visage ensanglanté, les yeux quasiment clos, Alberich sourit malgré tout.
Ksénia - " Mes… Mes doigts s’engourdissent… Non, pas seulement mes doigts, mes mains, mes bras… "
A mesure que la jeune femme se tétanise, une variété de quartz violet prend forme par-dessus son enveloppe charnelle. Jusqu’à la retenir complètement prisonnière.
Alberich - " Amethyst Shield. "
Le futur Guerrier Divin de Delta, épuisé, observe la plus belle prise de son Cercueil d’Améthyste en se redressant. Il essuie le filet de sang qui s’écoule de sa lèvre inférieure fendue :
Alberich - " Curieuse combattante. Je me demande bien qui elle était réellement ? "
Une voix à glacer le sang retentit dans son dos :
Isaak - " Tu n’as pas besoin de le savoir. "
Mal en point, Alberich reconnaît l’homme aux cheveux verts qu’il poursuivait et qui a disparu dans une lumière éblouissante.
Son attention se focalise sur la bague que détient le finlandais. Aussitôt, l’asgardien se remémore ses trouvailles dans les grands livres de la bibliothèque d’Asgard, lorsqu’il veillait sur Rhadamanthe.
Alberich - " L’anneau des Nibelungen est une des armes maléfiques de Poséidon. Que comptes-tu en faire ? "
Le ton plus doux et envoûtant de Ksénia le surprend :
Ksénia - " Renseigne-toi sur son utilité. Cela pourrait servir tes intérêts personnels. "
Avant même qu’Alberich n’ait le temps de se retourner pour constater avec effroi que la jeune femme s’est libérée facilement de sa prison de quartz, il s’effondre inconscient, pris d’un terrible mal de crâne inattendu. (Reste 57225 caractères)
 

Chapitre 46 - Voici ce qu’est devenue la citée Atlantis

Il y a plus de deux cent ans, un épouvantable cataclysme eut raison de Blue Graad, ne laissant que peu de survivant.
Au moment où la bataille faisait rage entre Alexer et son père, une vague de froid identique à celle d’autrefois approchait lentement du champ de bataille…


Chapitre 46 - Voici ce qu’est devenue la citée Atlantis

Extrême nord de la Sibérie, Blue Graad :

24 septembre 1986.
Le soleil se lève et illumine le paysage au point d’éblouir quiconque observe l’effet des rayons du soleil sur les parterres de gel et les édifices enneigés.
Le peuple est en ébullition, des batailles acharnées se produisent depuis hier dans l’enceinte même du palais royal.
Le prince Alexer gagne chaque minute davantage les locaux. Les positions de l’armée du roi Piotr abdiquent ou se font écraser.

Depuis l’extérieur du palais, dans les maisons aux murs blanchis par le givre, les villageois attendent impatiemment l’issue de cette guerre qui établira à coup sûr un nouvel ordre politique.
Trop préoccupés à s’échanger des hypothétiques aboutissements, les habitants ne remarquent pas l’approche furtive d’un quatuor qui se faufile à l’intérieur d’un ancien temple dévasté par la glace. (Reste 38717 caractères)
 

Chapitre 45 - La guerre est proche

Au Japon, la proche victoire de Shun d’Andromède contre Jabu de la Licorne fut interrompue par l’arrivée inopinée d’Ikki du Phénix. Ce dernier a volé l’armure d’or du Sagittaire et entamait les hostilités avec l'aide des Ankoku Saints.
Tous ignoraient qu’à ce moment là une bataille cruciale pour l’avenir des royaumes du nord allait se jouer…


Chapitre 45 - La guerre est proche

Extrême nord de la Sibérie, Blue Graad :

23 septembre 1986.
Aux abords des frontières du domaine, là où il ne reste que les vestiges de la glorieuse cité de Blue Graad, aujourd’hui réduite à quelques logement encerclant le palais royal, se tient fièrement Alexer. Dans les ruines d’une maison réquisitionnée par le prince de Blue Graad, ce dernier écoute ses hommes.
Attablé, la Cloth couverte par son épaisse cape, le charismatique chef de guerre se félicite des rapports de bataille de trois soldats agenouillés devant lui :
Alexer - " Donc, si j’ai bien compris, le palais est désormais sans protection. Tous les postes de surveillance ont été décimés et le grand roi attend sa mort, enfermé avec quelques hommes dans la salle du trône. Comme c’est drôle, le voir réduit à cela. "

Une voix féminine à l’accent slave le ramène sur terre et annonce l’arrivée de Ksénia : « Ne te réjouis pas trop vite. »
Les trois hommes d’Alexer s’écartent aussitôt. Leur dernière rencontre avec Ksénia s’est soldée dans la douleur pour l’un des leurs.
D’un mouvement de bras, Alexer congédie les siens : « Laissez-nous, j’ai à faire. » (Reste 28571 caractères)
 

Chapitre 44 - La vengeance du Kraken

Au Japon, la Galaxian War était au c½ur de toutes les discussions. Elle faisait la une des médias et passionnait les foules. Le très attendu combat confrontant Pégase au Dragon allait avoir lieu.
Bien loin de tout ça, en Sibérie, les évènements dramatiques se poursuivaient.



Chapitre 44 - La vengeance du Kraken

Russie, Sibérie Orientale :

20 septembre 1986.
Dans l’auberge où ils s’accordent une halte, Isaak est assis, prêt à bondir de la couche où Ksénia dort paisiblement.
Entièrement nue, étendue sur le ventre, les mains passant sous son oreiller, elle expose sa silhouette parfaite au borgne qui se focalise sur elle. (Reste 39596 caractères)
 

Chapitre 43 - Y a t’il encore de l’espoir ?

La journée du 19 septembre 1986 ne faisait que commencer qu’il me fallait déjà reprendre la route. Tout juste arrivé en Chine avec toutes les peines du monde, je repartais en direction de la Méditerranée pour régénérer mon armure et soigner mon corps sur l’île Kanon.
Pendant ce temps, Mei espérait trouver des réponses sur son maître tandis qu’il découvrait le Sanctuaire.



Chapitre 43 - Y a t’il encore de l’espoir ?

En Grèce, au Sanctuaire :

Misty et Mei sortent de la demeure du Taureau, dans laquelle ils ont été interrompus par Aldebaran :
Mei - " Et bien, j’ai cru qu’il faudrait nous mettre à nu, pour une fouille au corps afin qu’il nous autorise le passage ! "
Le japonais présente un caractère bien trempé. Très taciturne, il s’offusque très vite et cela a manqué de lui jouer des tours dans la seconde maison.
Misty - " Je t’avais dis de te taire. Même si nous en avons l’accord, traverser la maison d’un Saint d’or n’est pas une mince affaire. Heureusement, certains d’entre eux sont absents, nous ne nous attarderons pas par exemple dans celle des Gémeaux. A l’avenir, tâche de garder ta langue dans ta poche. Je ne te couvrirai pas une seconde fois. "
Mei - " Bien ! "
Misty - " On dit « Oui Capitaine Misty ! » Je te trouve bien irrévérencieux depuis que nous avons entamé la montée des marches. Je savais que ta maladresse à ton arrivée au Sanctuaire cachait un manque d’élégance, tu n’as pas tardé à montrer ta vraie nature. Toutefois n’oublie pas que tu dois le respect à tes supérieurs. Que le Seigneur Deathmask soit ton professeur ne te donne aucun passe droit. "
Mei boude comme un enfant qui vient de se faire gronder :
Mei - " Je sais, je suis désolé Capitaine Misty. C’est simplement que… Je meurs d’impatience de revoir mon maître. Nos adieux furent bien expéditifs et la facette que j’ai vue de sa personnalité, n’était pas celle que je lui connais. " (Reste 37948 caractères)
 

Chapitre 42 - Le périple d’Apodis

La Galaxian War avait commencé par les victoires de Jabu et de Seiya.
Sur les recommandations de son professeur, après avoir salué sa mère et prit congé de Yakoff, Hyoga avait brisé le mur des glaces éternelles. Devenu Saint, il débarquait à son tour au Japon pour affronter Ichi.
Pendant ce temps, le Sanctuaire vivait l’arrivée d’un autre japonais que la fondation croyait mort…



Chapitre 42 - Le périple d’Apodis

En Grèce, dans les montagnes reculées d’Athènes :

19 septembre 1986.
Les mains écorchées par les multiples prises effectuées sur la roche pour gravir les obstacles, le jeune garçon aux traits asiatiques et aux vêtements effilochés qu’est Mei ne perd rien de sa motivation.
La faim et la soif ne sont que des facteurs secondaires, par rapport à l’envie qui l’habite de se hisser jusqu’au Sanctuaire.
Il a traversé la mer séparant l’Italie à la Grèce, dissimulé son identité, erré dans les rues les plus malfamées d’Athènes, sans manger ni dormir.
Il ne garde en tête que les explications de Deathmask à l’époque où il lui enseignait la chevalerie. Il sait que le Sanctuaire se montre aux hommes courageux et forts, capables de maîtriser leur cosmo énergie et de surmonter les épreuves.
Les repères marqués sur les roches, les indications géographiques comme les gouffres et les côtes aux vents violents… Il en est sûr, il y est presque. Et bientôt, il en saurait plus sur son professeur. (Reste 48983 caractères)
 

Chapitre 41 - Le château d’Heinstein, une légende urbaine

L’ouverture tant attendu de la Galaxian War approchait. Pendant que certains achevaient leur apprentissage comme Hyoga, d’autres se préparaient déjà à contrer Athéna une fois celle-ci éveillée…


Chapitre 41 - Le château d’Heinstein, une légende urbaine

En Allemagne, au château d’Heinstein :

12 septembre 1986.
A l’approche d’un domaine familial devenu bien obscur, deux personnes s’enfoncent dans la brume dominant la forêt qui encercle ce territoire.
Une jeune femme vêtue d’un tailleur, les cheveux attachés, réajuste ses lunettes :
Journaliste - " C’est bon ? Tu filmes ? "
Un homme, casquette à l’envers, habillé d’un jean troué et d’une veste miteuse, hoche la tête :
Cameraman - " Tu peux y aller. "
Journaliste - " Hum, hum… Nous sommes ici dans le bois qui encercle le château d’Heinstein. Comme vous le savez sans doute déjà, une légende urbaine veut que depuis près de dix ans, personne n’est revenu vivant de ce lieu. Il est vrai que durant tout ce temps, nous sommes restés sans nouvelles de la famille Heinstein, ainsi que de leurs sujets… "
Le cameraman lève son objectif pour filmer la nature morte, les animaux en décomposition, puis une tourelle du bâtiment à peine visible tant la distance est encore grande pour s’en approcher.
Journaliste - " … Comme vous pouvez le constater, aucune trace de vie, quelle soit animale ou végétale ne semble survivre à mesure que nous nous engouffrons dans ce brouillard de plus en plus épais. Tandis que nous profitons, malgré la distance, des premiers aperçus des tours du château, il est aisé de remarquer l’usure des pierres. Connu dans le passé pour le blanc éclatant de ses parois, les murs du château sont désormais ternis par la vétusté et un manque d’entretien apparent… "
Soudain, la jeune femme interrompt son monologue. Ses chaussures à talons hauts ne l’étaient pas suffisamment pour l’empêcher de marcher dans ce cours d’eau qui traverse toute la forêt.
En remarquant cela, son collègue abandonne sa caméra :
Cameraman - " Ca y est, nous y sommes. "
Journaliste - " Tu m’étonnes. Et maintenant j’ai les pieds mouillés ! "
Cameraman - " En même temps, s’habiller ainsi pour venir dans un lieu pareil, on n’a pas idée. "
Journaliste - " Ce reportage, une fois fini, nous ramènera de l’or. Le monde entier le verra et je veux qu’on m’admire sous mon plus beau jour. "
Cameraman - " Ok, très bien. Bon ça ne te dérange pas qu’on finisse vite d’aller jusqu’au château ? Cet endroit me fiche la chair de poule ! Je comprends que plus personne ne souhaite en savoir plus sur ce lieu. "
Journaliste - " Vas-y, reprend ta caméra ! Hum, hum… Nous voici donc arrivés à la limite du domaine. Une fois ce bras d’eau passé, nous aurons pénétré sur le territoire de la famille Heinstein. On dit qu’une fois écoulée, l’eau du château devient aussi brûlante que l’acide. Voilà qui peut-être ce qui explique la pourriture ambiante i… ici… "
Le cameraman remarque que la journaliste a du mal à se tenir droit :
Cameraman - " Qu’est-ce que tu fabriques ? "
Journaliste - " Mes pieds me démangent. "
Le cameraman, prudent, enjambe le cour d’eau tout en poursuivant le film.
Cameraman - " Je t’avais dis de foutre autre chose pour te chausser. Même si cette histoire d’eau contaminée est fausse, elle doit probablement être pleine de bactérie ! "
Journaliste - " Bon, tu me gonfles à me faire la leçon. Reprends ta machine, je vais refaire la fin de ma phrase. Hum, hum… Voilà qui peut-être explique la pourriture ambiante ici. Nous prélèverons un échantillon de cette eau en revenant du château. En effet, l’état allemand, encouragé par l’Organisation des Nations Unies, a qualifié ces rumeurs de légende urbaine. Quant aux disparitions des scientifiques dépêchés ici, des enquêteurs, de nos confrères ou encore de simples voyageurs, tout a été classé « non lieu »… "
La jeune femme commence à bouillir à se retenir de gratter ses pieds, si bien que la folie lui vient. Elle s’assied dans la boue pour ôter ses chaussures et se gratte jusqu’au sang.
Cameraman - " Arrête ton délire bordel ! "
Elle hurle à la mort :
Journaliste - " Je ne plaisante pas, ça me brûle. Ca remonte à mes jambes, pas seulement ma peau, c’est comme si mes os fondent, que le sang qui traverse mon corps bout. Ah… "
Elle s’allonge maintenant sur le dos pour ronger ses membres inférieurs, tant la douleur est atroce.
Son collaborateur abandonne sa caméra et fait marche arrière, apeuré. Pendant qu’il saute le bras d’eau, il est rattrapé par une hache au long manche. Frappé en plein dos, par surprise, il retombe devant le champ de la caméra, mort sur le coup. (Reste 43087 caractères)
 

Chapitre 40 - Le Pope face à ses échecs

Au Sanctuaire, le Grand Pope passait la pire de ses journées. Des élèves d’Arlès avaient fait ressurgir les fantômes du passé, Aphrodite et Deathmask avaient désobéi à un de ses ordres, la tentative d’assassinat d’Hébé s’était soldée par un échec cuisant…
Toutefois, le plus inquiétant n’était pas au Sanctuaire. La mystérieuse Ksénia manoeuvrait toujours en secret…



Chapitre 40 - Le Pope face à ses échecs

Grèce, Sanctuaire d’Athéna, dans la ville d’Honkios :

La fréquentation de cette ruelle sombre de la ville principale du Sanctuaire est bien faible. Le silence est d’or et le calme assuré par la présence dans le logis d’un des personnages les plus influent du domaine sacré.

L’homme, italien d’origine, aussi apprécié par le voisinage que son colocataire Capella du Cocher, est allongé dans un hamac qu’il a dressé juste devant sa bâtisse. Vêtu de vieilles frusques d’entraînement, le visage caché du soleil par un chapeau de paille, Dante de Cerbère profite du vent léger de l’automne pour s’accorder du repos.

Toutefois, ce répit s’annonce de courte durée. Son ouie, entraînée, distingue l’avancée de pas. A l’étude de ce mouvement, il parvient à comptabiliser trois hommes. Ceux-ci ne tardent pas à arriver à sa hauteur. (Reste 49378 caractères)