Chapitre 7 - La conspiration du Grand Pope

La foule dans l’amphithéâtre était muette. C’était la première fois que je voyais tant de discipline chez les gens du peuple.
Mes hommes et moi-même qui nous tenions à l’intérieur de l’arène en attendant le début des festivités, fûmes saisis par cette onde bienfaitrice qui émanait d’Hébé.
Plus loin, à l’ouest du domaine, là où je résidais, le message de Ptolémy commençait à avoir de fâcheuses conséquences qui se répercutaient partout dans le domaine…




Chapitre 7 - La conspiration du Grand Pope

Dans le vestibule du Colisée :

A mesure que les yeux de Shura s’habituent à la lueur cosmique qui émane d’Hébé, il distingue non pas une splendeur, non, il découvre la perfection faite femme.
Un des eunuques à la toge bleue portant la litière de la déesse se précipite devant l’entrée de celle-ci et arque le dos afin de faire de son corps une marche dans le but d’éviter que la descente de son appartement ne soit pas trop brusque et trop grossière. (Reste 47064 caractères)
 

Chapitre 6 - L’ardente rivalité

Les cors du Sanctuaire nous annoncèrent l’ouverture de la Journée Sainte en ce matin du 4 mars 1985.
J’étais déjà assis sur un rocher, vêtu de ma Cloth à scruter l’horizon. Derrière moi se tenait un temple que j’avais fais bâtir pour mes hommes et mes servants.
Après le son lourd qui vint les réveiller, je les vis débarquer à mes côtés tour à tour en s’agenouillant. Vinrent ensuite ceux qui vivaient dans leur propre demeure.
Tandis que Pullo, mon caporal, annonçait le déroulement des opérations, je voyais passer au loin les troupes de Mensa et Circinus qui allaient rester de garde aux frontières. Je distinguais à leurs mines qu’ils étaient envieux de prendre notre place. Néanmoins, c’est de leur poste qu’ils découvrirent la vérité…



 
Chapitre 6 - L’ardente rivalité
 
Dans la maison du Capricorne :

Des bruits de métaux qui s’entrechoquent offre un spectacle au Saint d’or avachi sur son lit, ne portant qu’un pantalon. Il passe sa main dans sa chevelure brune en suppliant :
Shura - " Allez les filles ! Un peu plus de conviction ! "
Ses petits yeux sombres sont braqués sur deux jeunes femmes aux cheveux noirs et longs, totalement dénudées, portant chacune un glaive et un bouclier. Les deux femmes manient avec difficultés les armes et craignent de se blesser. Leurs mouvements sont lents et désordonnés.
Shura - " Mais enfin ! Battez vous vraiment ! N’oubliez pas que vous êtes dans la demeure du Saint le plus fidèle d’Athéna. Vous faîtes honte à l’honneur que je vous aie fait en vous laissant franchir le seuil de ma demeure ! "
Les deux vénus repartent de plus belles en balançant de gauche à droite puis de droite à gauche les armes. (Reste 40739 caractères)
 

Chapitre 5 - La chasse à l’homme

La mort d’Inakis ne passa pas inaperçue. La fumée de l’incendie fut visible depuis la quasi-totalité du domaine sacré si bien que les répétitions de la Journée Sainte furent interrompues car à l’autre bout du Sanctuaire, Milo incinérait sa belle.

Alors qu’en Grèce il restait quelques heures avant le coucher du soleil, la nuit commençait déjà à s’insinuer dans un pays nordique du nom d’Asgard.
Le peuple d’Odin allait rencontrer une vieille connaissance. En effet, en mer depuis le matin du 9 janvier 1985, Rhadamanthe allait bientôt pénétrer sur une terre bien hostile…




Chapitre 5 - La chasse à l’homme
 
Le 3 mars 1985.
Le soleil a laissé place à la lune sous le hurlement d’une meute de loups regroupée au bord d’une falaise qui surplombe l’horizon.
Un homme sort de la forêt et débouche sur cette espace sans arbres nommé « la clairière de Loki ». Il s’avance au milieu du clan. Le chef de meute, un loup au pelage gris-bleu marqué au front par une cicatrice en forme de croissant de lune, nommé Ging l’accompagne.
Le meneur a une coiffure en forme de crinière blanche. Son haut rouge et son pantalon bleu marine, usés, s’accommodent au style de vie de ce Fenrir, le loup des steppes.
De ses pupilles, au reflet orangé, il observe l’amarrage d’un fantastique drakkar sorti des temps les plus reculés. Les icebergs présents dans son sillage viennent se briser et s’éclater contre sa coque.
Le bateau a ralenti son allure afin d’aborder les rives des terres scandinaves que foulent Fenrir et ses fidèles compagnons à quatre pattes. (Reste 35953 caractères)
 

Chapitre 4 - Partagé entre l'amour et l'amitié

La vie au Sanctuaire semble n’être qu’un éternel recommencement. Il n’y a guère que les rencontres insolites, les évènements festifs ou la mort qui permettent de ressentir une sensation nouvelle. Comment, dans ce vaste territoire où se joue le sort du monde, la vie peut-elle sembler si monotone ?
Les mois avant la Journée Sainte défilèrent ainsi sans surprise et sans accrocs, au rythme des répétitions et des préparatifs.




Chapitre 4 - Partagé entre l'amour et l'amitié

3 mars 1985.
Voici un mois qu’Apodis et ses hommes répètent la parade en compagnie de centaines d’autres soldats et Saints.
Celle-ci démarrera des villages proches des remparts ouest où elle accueillera la déesse Hébé et son escorte, puis remontera jusqu’au centre du Sanctuaire pour atteindre le village central d’Honkios. Le chemin emprunté par la fanfare a été totalement refait pour l’occasion et les routes se sont vues couvertes de pavés. Des cortèges de musiciens de chaque village traversé ont préparé leur accueil, et les gardes, pour l’occasion, ont reçu de nouvelles armes et de nouvelles cuirasses.
Tout a ainsi été mis en ½uvre pour faire bonne impression à Hébé. Les vétérans ainsi que les prêtres qui officieront lors des cérémonies en l’honneur d’Athéna, s’affairent à préparer les offrandes. Cela va de la simple corbeille de fruits pour le bourg le plus démuni à l’immense statue d’or pour la cité la plus riche. Les habitants n’ayant pas les moyens de se rendre au grand Colisée pour le festival ont également tenu à marquer le coup en se fabriquant de petits lampions qu’ils feront scintiller en suivant le cortège. (Reste 50903 caractères)
 

Chapitre 3 - Destinée à la solitude  

Décidément, cette petite bataille de boules de neige ne pouvait pas mieux tomber. La soudaine rupture entre Aiolia et Marine n’aurait pour rien au monde pu entamer le plaisir que j’éprouvai à courir après la future génération de soldats du Sanctuaire pour les mitrailler de boules de neige et me déclarer ainsi vainqueur incontesté du village de Paesco. J’eus beau me douter que Marine n’était pas au mieux de sa forme, je devais faire mine de ne pas deviner qu’elle partageait une relation avec le Lion d’or. Ce dont je ne me doutais pas, c’était de l’horrible condition dans laquelle Deathmask et Aphrodite détenaient la servante victime de la folie de Saga. Et pire que cela, je ne me doutais pas qu’un nouveau conflit s’esquissait…



Chapitre 3 - Destinée à la solitude

Le 15 janvier 1985.
Aiolia entame la montée des marches des douze palais afin de regagner son temple. Arrivé au seuil de la première maison, il remarque des traces de pas bien plus larges que celles des gardes, ancrées dans la poudreuse. Ces mêmes pas stoppent devant la maison du Taureau où l’attend Aldebaran :
Aldebaran - " Je ne savais pas que tu étais toi aussi en permission aujourd’hui… "
Le brésilien a les cheveux trempés par la neige fondue. Il porte un long manteau pour cacher ses bras nus et son torse habillé d’une légère tunique pourpre. Il tient dans ses mains le gros panier en osier qui lui sert à se ravitailler au village.
Il continue :
Aldebaran - " … si je l’avais su je t’aurais emmené avec moi dans un village du centre du Sanctuaire. Je connais un marchand qui fait venir par galère un vin français dont tu me diras des nouvelles. "
Toujours joyeux, Aldebaran s’étonne toutefois de ne pas voir Aiolia dans le même état d’esprit. Il lui dépose alors une lourde tape sur l’épaule et, tout en le serrant, soulève son sac pour avancer jusqu’à sa chambre.  (Reste 36013 caractères)
 

Chapitre 2 - Un coeur de glace

L’année 1985 commença par couvrir le Sanctuaire d’un épais manteau de neige. L’ensemble du peuple d’Athéna prit cela pour un présage. Un bon ou un mauvais présage, chacun le perçut comme il le voulut. Pour ma part, c’était un geste conduit depuis l’au-delà par ma défunte épouse. Une manifestation pour nous rappeler à mon fils et à moi que chaque saison devait être belle pour que nous puissions la vivre pleinement, sans regretter ceux qui nous sont chers. D’autres vous diront que cet événement exceptionnel allait annoncer un changement soudain dans les projets qu’ils souhaitaient mener…



Chapitre 2 - Un c½ur de glace

Le 15 janvier 1985.
A l’ouest du Sanctuaire, près des murailles, Apodis prend une position de combat :
Apodis - " Non Seiya ! Pose ta jambe comme la mienne. Ainsi tu sauras contrer les assauts venus des airs. "
Seiya - " Mais ce n’est pas ce que Marine m’a appris ! "
Apodis - " Marine t’a uniquement appris à parer les attaques de front. Elle sera agréablement surprise de voir que tu maîtrises un autre type de défense. Allez ! Remets-toi en position ! " (Reste 31477 caractères)
 

Chapitre 1 - A la recherche d’une identité

J’ai connu des hommes, des héros, des dieux.
Saint d’Athéna, Ksha de Shiva, Spectres d’Hadès, Alcides d’Hébé, Marinas de Poséidon, Guerriers Divins d’Odin, Anges d’Artémis... tant de soldats qui combattirent pour leur sens de la justice.
J’ai grandi dans ce Sanctuaire d’Athéna. Paraît-il que je suis l’héritier d’une famille qui vit en ces terres depuis la précédente Guerre Sainte de 1743. Du moins, peut-on considérer cette meurtrière bataille comme étant la dernière après les évènements vécus en notre époque ?

Je sens le souffle agréable de l’hiver grec faire frissonner mon être. Le vent transporte l’odeur de ciment et de plâtre frais qui colmatent les dernières fondations des travaux du Sanctuaire.
Les bouleversements géographiques subis au domaine sacré durant l’occupation d’Artémis demandent de longues années de labeur pour le remettre en état.
Les villages rasés, les vestiges des douze temples des Saints d’or, l’horloge du zodiaque, la chambre et la statue d’Athéna sont à refaire, à rebâtir. Un nouveau monde se crée !
Les hommes, eux, restent les mêmes, ils vivent sans savoir que des litres de sang furent versés pour leur offrir un répit dans cette lutte divine où possession de la terre et survie de notre espèce sont les véritables enjeux.
Toutefois, quelque chose a changé…

Nous sommes le 8 janvier 1988. Je suis posé contre un arbre dans cette forêt silencieuse.
Ma Pandora Box où repose mon armure me semble être déjà le poids d’un lourd passé mais paradoxalement un héritage pour un avenir plus ensoleillé. C’est avec ma plume, cet encrier et mon rouleau à lettre que je vais vous évoquer mes aventures, celles de mes amis et de mes ennemis.
L’ordre du récit ne se fera certainement pas chronologiquement. Du haut de mes 21 ans, j’ai déjà tant de choses à évoquer que ma mémoire est semblable à un puzzle défait dont les pièces sont éparpillées aux quatre coins du monde.
Le principal reste pour moi ce message d’amour et de paix que j’aimerais transmettre dans ce long témoignage.
Seulement l’amour… car au fil des luttes, des pertes, aucun homme, aucun dieu, n’a agi sans chercher l’amour sous quelque forme qu’il soit.
Je me nomme Apodis, Saint de bronze de l’Oiseau de Paradis et j’ai combattu seulement pour l’amour…



Chapitre 1 - A la recherche d’une identité
 
Le 8 janvier 1985.
Le Sanctuaire se remet peu à peu de la bataille qui fût initiée par Pontos et qui opposa le Sanctuaire aux Titans de Cronos.
La vie a repris sa routine habituelle tandis que le domaine sacré se constitue une nouvelle armée de Saints en l’honneur d’Athéna, revenue sur Terre depuis douze ans maintenant.
 
Dans un petit village, un garde se précipite à toute allure.
Il stoppe net une fois arrivé devant une habitation qui se distingue des autres par sa taille et sa beauté apparente. Il se courbe en avant pour reprendre son souffle en maintenant ses mains contre ses genoux. Puis il se hâte de frapper à la porte. Lorsque celle-ci s’ouvre, le soldat voit se tenir sur le seuil une vieille femme aux cheveux grisonnant et épais. Vêtue d’une toge grise, elle porte un jeune enfant dans ses bras. En ses yeux noirs se reflètent une grande douceur.
L’homme fait part de sa visite :
Soldat - " Bonjour madame. Nous sommes à la recherche d’Apodis. Nous avons un ordre de mission pour lui. "
La dame, Mujakis s’exclame :
Mujakis - " Un ordre de mission ! Mais je croyais qu’il avait droit à une permission de quelques jours vu le calme qui règne au Sanctuaire. "
Le soldat s’impatiente :
Soldat - " Femme ! Cet ordre émane directement du Grand Pope ! "
Mujakis se résigne :
Mujakis - " Il est à quelques maisons d’ici, au bout de la rue. "
Après ces mots, l’homme reprend sa folle course.
Mujakis referme sa porte et regarde un nourrisson. La grand-mère s’adresse au bambin :
Mujakis - " Je suis désolée mais ton papa risque d’être encore absent quelques jours. "
 
Plus loin, Apodis saute du toit d’une vieille chaumière. Son visage est resplendissant de beauté et de confiance en soi.
Des bandelettes de papiers protègent ses avant bras en partant des mains et en remontant jusqu’à ses coudes.
Cette technique de protection est bien connue au Sanctuaire puisque Saints et apprentis agissent ainsi afin de barder leurs membres en cas de chocs et/ou contre le frottement de leur armure.
Ses mains pansées tiennent quelques clous et un marteau.
Sa tunique turquoise s’arrête à hauteur des cuisses et est ceinturée par une lanière de cuir au niveau de la taille, un pantalon couleur sable descend jusque dans ses chaussures, semblables à des sandalettes romaines, ficelées le tour de ses tibias.
L’habit s’accommode à merveille à ses cheveux mi-longs tant le bleu est similaire.
A l’inverse, ses yeux couleur sang apportent à la fois compassion et crainte auprès de son entourage.
En effet, si cette couleur chaude prouve dans le regard affectueux d’Apodis la gentillesse qui fait de lui un être apprécié en ces lieux, cette teinte sanguinaire peut également refléter la folie qui l’habite lorsque la colère s’empare de ce puissant Saint.
De six ans l’aîné du futur héros du Sanctuaire, Seiya de Pégase, Apodis affiche un sourire satisfait en retombant sur ses jambes.
Un pauvre monsieur l’attend à son point de chute :
Le vieillard - " C’est vraiment très aimable Apodis d’avoir réparé ma toiture…
J’aurai bien aimé le faire moi-même mais vois-tu, après des années à nettoyer les sols de la maison de ce Saint de la Flèche de malheur, mon dos me fait affreusement mal. "
L’homme tend sa main et dépose quelques pièces de monnaies dans celles d’Apodis.
Le garçon au corps svelte est gêné. Sa position de Saint lui permet de bénéficier d’une solde suffisamment convenable pour lui éviter de soutirer quelques écus à de pauvres villageois.
Il interpelle alors un jeune enfant abrité dans la maison du vieillard.
Le petit, ne portant que quelques frusques trouées, le visage sale et maigre, approche timidement.
Apodis s’accroupit et s’adresse affectueusement à lui :
Apodis - " Tiens petit, cet argent appartient à votre famille. N’oublie pas que ton grand père a travaillé très dur pour l’avoir alors fais en bon usage. "
Apodis se retourne vers le pauvre homme :
Apodis - " Je ne veux pas de cet argent. Je sais que les servants des chevaliers ne gagnent pas très bien leur vie. J’imagine qu’il vous reste peu d’argent de côté alors gardez le. Je suis persuadé que cela venait d’un bon sentiment.
Pour un Saint, aider son prochain fait parti de ses attributions. "
Le vieux sourit. Sur ses joues coulent des larmes de joie. En offrant cette récompense à Apodis il aurait retiré le pain de la bouche de ses enfants et petits enfants.

Le vieillard tire Apodis par le bras pour le convier à sa table. A cet instant le garde surgit !
Apodis remarque l’allure affolée du soldat.
Il comprend que quelque chose presse et devient aussitôt aussi solide qu’un roc, à tel point que le pauvre homme ne parvient plus à le tirer.
Le servant comprend immédiatement que la situation lui échappe et que hiérarchiquement, par respect envers le soldat et Apodis qui lui sont supérieur, il doit se retirer.
Il rentre illico chez lui en ordonnant à sa famille d’en faire autant. Il ferme brusquement les portes de sa case afin de laisser les deux guerriers agir en secret.

Le garde ralentit ses pas puis s’agenouille face à Apodis une fois arrivé à sa hauteur. Après s’être incliné, il sort un rouleau de papier portant le sceau du Pope :
Soldat - " Apodis, Saint de bronze de l’Oiseau de Paradis, le Grand Pope vous demande. "
Apodis ne bronche pas :
Apodis - " Bien, allons-y ! "
Les deux hommes, situés dans l’ouest du Sanctuaire, regagnent le nord pour entamer la montée des maisons du zodiaque.

Il est dit que les douze Saints d’or de notre génération n’ont jamais été réunis ensemble à cette époque. D’ailleurs certains Saints de bronze ou d’argent ne savent même pas qu’il existe autant d’armure d’or que de maison du zodiaque. D’autres encore ne savent pas qu’il existe douze maisons du zodiaque. Il faut dire que la distance qui sépare les temples les uns des autres est tellement impressionnante, qu’une fois arrivé en haut de la première maison, l’horizon se dérobe. On peut y apercevoir au mieux la troisième maison.

Si l’on souhaite découvrir la suite de la traversée, il est indispensable de bénéficier d’une autorisation émanant du Pope afin de monter les marches.

Les deux hommes sont arrivés devant le palais du Bélier. Apodis se courbe en signe d'humilité pour prouver son respect avant d’empiéter sur le territoire du Bélier.
Alors qu’il n’en a jamais rencontré le gardien, cette maison reste un lieu vénérable que seuls quelques élus ont pu fouler.
Apodis marche doucement sur les dalles en béton. Il observe l’architecture grâce aux quelques  rayons de soleil qui envahissent la demeure par les cavités de la roche du toit qui se sont formées avec les aléas du temps.
La traversée de ce lieu majestueux semble trop courte pour Apodis qui aperçoit déjà la sortie.
Ce n’est pas la première fois qu’il traverse les temples. Néanmoins, il prend à chaque fois un plaisir immense à contempler la structure antique de ces lieux.
Les Saints d’or sont l’élite de la chevalerie, leurs conditions de vie restent un mystère. Ces maisons sont leur demeure. Elles sont la seule possibilité de connaître un tant soit peu qui sont ces magnifiques hommes dorés.
Ca lui a permit de découvrir que chaque palais est un vaste lieu de combat où se dressent des colonnes sculptées à la main il y a des milliers d’années.
Au-delà de ces décorations de pierres sont dissimulés quelques passages étroits qui conduisent aux sous-sols des demeures où à la chambre du gardien.
C’est cette chambre qu’il tente de trouver en jetant de furtifs coups d’½il dans toutes les directions, espérant trouver une massive porte en bois.
Orphée de la Lyre, le maître d’Apodis, a déjà eu le privilège de visiter une maison du zodiaque. Son statut de Saint d’argent et sa réputation faisaient qu’il était estimé de toute la chevalerie.
Apodis se remémore alors les propos tenus par son mentor : « les chambres des temples sont toutes les mêmes. Dans un souci d’équité Athéna a fait créer cette pièce de façon identique à ses douze soldats les plus valeureux.
Une lourde porte en bois dont les gongs sont fixés dans la roche, à l’écart du chemin principal qui relie l’entrée à la sortie du temple, protège ce petit lieu d’intimité.
Un petit feu par-dessus lequel est suspendu un immense chaudron sert d’unique chauffage à la minuscule chambrette. En face est placé un large lit, à la droite de la literie, un massif bureau uni à une ridicule penderie, et à sa gauche, une table et deux chaises.
Les meubles sont taillés dans du chêne massif. Le signe zodiacal qui orne le devant de la maison est également frappé sur un tableau de marbre au dessus de la couche.
Ce même marbre couvre le sol.
Au bout de la pièce, le marbre descend sur une profondeur d’un mètre pour une largeur d’un même espace. Un bouchon bloque une évacuation qui se situe au fond de ce mini thermes.
Le chemin d'écoulement ressort à l’extérieur du temple. Cela permet à l’occupant des lieux de faire bouillir l’eau et l’y déverser pour faire sa toilette, mais également pour y évacuer les divers déchets issus de son quotidien. A côté du feu se trouve un autre chaudron, plus large que le précédent, dans lequel les Saints cumulent leur réserve d’eau douce qu’ils recueillent dans les villages où ils se ravitaillent… »

Visiblement, autant que les villageois, les Saints d’or vivent aussi dans des conditions précaires.
Apodis est coupé dans ses souvenirs par la lumière du jour.
Ils viennent de franchir la maison sans qu’il ait pu apercevoir le lieu de repos dans lequel se sont trouvés les anciens Saints du Bélier.
Le garde indique du doigt un chemin étroit qui se trouve à droite des marches menant à la maison du Taureau.
Soldat - " Nous ne sommes autorisés à traverser les temples uniquement que lorsqu’ils sont inhabités. Par conséquent, nous devons nous résoudre à utiliser ce passage secret. "
Apodis - " Je sais soldat, je sais. Ce n’est pas la première fois que je me rends auprès du Pope. "

Ensemble, ils sautent vigoureusement au dessus de plusieurs rochers qui bloquent l’accès au chemin.
Cette voie est connue uniquement des gardes du Pope, de ses servants, des Saints d’or, du général des armées ainsi que de son second.
Sa confidentialité oblige ainsi les visiteurs mal attentionnés à utiliser le chemin des douze maisons et ainsi à rencontrer leur gardien.
D’ailleurs, l’allée secrète a été étudiée afin qu’un quelconque envahisseur puisse être pris au piège. Le chemin, usager, est si étroit qu’il est impossible d’y avancer côte à côte avec une autre personne. De tout son long il est entouré par de hauts rochers. C’est un lieu idéal pour tendre un guet-apens. Et comme si cela n’était pas suffisant, à proximité de chaque temple, le passage s’élargit sur un vaste champ désert qui donne directement accès au temple. C’est comme cela que les chevaliers d’or interceptent les combattants sournois qui souhaitent leur échapper.

C’est pourquoi, lorsque Apodis approche de la demeure du Taureau, la route s’élargit à hauteur du flanc droit de la maison d’Aldebaran afin de s’ouvrir sur un champ sablonneux.
On peut constater que quelques malheureux ont tenté d’user de ce passage puisqu’on y trouve armes, casques et diverses protections portés par des cadavres desséchés.
Certains doivent d’ailleurs dater de temps plus reculés vu l’usure portée sur leur squelette.

Aldebaran attendait déjà depuis un moment Apodis.
Lorsque le Saint de bronze remarque le colosse adossé contre un pilier de son temple, il fléchit pour le saluer. Le garde l’imite.
Aldebaran, d’une grosse voix grasse, explose de rire. Apodis le suit dans sa joie de vivre. On sent une grosse complicité entre les deux hommes.
Apodis se relève et avance vers le Saint d’or pour lui tendre la main :
Apodis - " Ne te moque pas mon vieil ami ! Je me plie au protocole. "
Aldebaran lui serre chaudement la main. Le géant a la fâcheuse habitude de ne pas sentir sa force et écrase quelque peu, sans le vouloir, les doigts d’Apodis :
Aldebaran - " Allons, allons, pas de protocole entre nous. "
Apodis le nargue :
Apodis - " Dans ce cas, pourquoi as-tu bondi hors de ta maison lorsque tu as senti notre arrivée ?
Tu as bien reconnu ma cosmo énergie, tu te doutais bien que ce n’était que moi ! "
Aldebaran doit se résigner. Il sourit promptement.
Apodis arrête de le taquiner et s’adresse au garde :
Apodis - " Allez, cessons de l’importuner. Montre lui donc l’ordre de mission du Pope de manière à ce qu’il nous laisse passer. "
Le garde s’exécute. Aldebaran les laisse poursuivre leur course.

Ayant perdu suffisamment de temps, Apodis et le garde accélèrent le mouvement d’autant plus que la maison des Gémeaux n’est plus gardée depuis la disparition de son gardien il y a plus de douze ans.
Il s’agit bien là de temps gagné en vain car Apodis sait qu’il va faire face à Deathmask…


Dans la maison du Cancer, Aphrodite est torse nu en compagnie de son ami.
Deathmask, vêtu de sa cloth, caresse le buste athlétique du Poisson :
Deathmask - " Dis moi, tu es toujours aussi ravissant. Que me vaut l’honneur de cette visite ? "
Aphrodite pose ses mains sur le visage de Deathmask et lui murmure :
Aphrodite - " Un évènement se prépare dans le village de Paesco. "
Deathmask - " Paesco ? N’est-ce pas le village dans lequel vit Misty du Lézard ? "
Aphrodite colle son corps contre celui de Deathmask protégé par l’armure du Cancer.
La cloth est froide, solide. Aphrodite frissonne :
Aphrodite - " Oui, c’est dans ce village que vit Misty. La réunion aura lieu dans sa hutte. Une véritable orgie… "
Il embrasse la joue de Deathmask :
Aphrodite - "… Il y aura de jeunes apprentis au corps bien ferme mais aussi les servantes les plus désirables du domaine sacré. "
Masque de Mort ironise d’un sourire perfide qu’on lui connaît bien :
Deathmask - " Les jeunes servantes ! Cela fait parti de mes attributions que de les honorer. "
Aphrodite s’exclame :
Aphrodite - " Et les jeunes garçons alors ? Tu ne sais pas ce que c’est de s’ouvrir à d’autres expériences ! Tu passes à côté de quelque chose. Je peux te le certifier. Les filles c’est bon, mais les hommes, lorsqu’ils sont jeunes et innocents, c’est un véritable appel de la chair auquel je ne peux résister ! "
Le Cancer est immuable :
Deathmask - " Je n’ai pas besoin de passer le cap. Et puis je sais déjà qu’en cas de besoin tu seras là. "
Il sert de sa main gauche les fesses robustes d’Aphrodite et pose ses lèvres contre les siennes. Ce rapide échange sensuel cesse à ce stade. Le Masque de Mort est catégorique à ce sujet. Il ne se laissera pas envoûté par le resplendissant Aphrodite.

De plus, quelque chose l’interpelle :
Deathmask - " Il y a deux personnes qui usent du passage secret. "
Aphrodite enlace Deathmask pour le retenir :
Aphrodite - " Tu le sens comme moi, il s’agit là de deux cosmos très faibles. "
Masque de Mort s'étonne de la réaction du Poisson :
Deathmask - " Aurais-tu oublié les desseins de notre Pope ? Nous devons veiller à ce qu’il ne lui arrive rien. "

Apodis et le soldat approchent.
Un rocher situé en haut du chemin se brise. Apodis évite les débris et sauve le soldat in extremis.
Ils sont arrivés sur le flanc droit de la maison du Cancer qui ressemble plus à un cimetière qu’à une petite étendue de sable comme c’est le cas pour la maison du Taureau et des Gémeaux.
Le sol est jonché de cadavres tout fraîchement déposés.
Apodis porte sa main devant sa bouche et son nez tant l’odeur des corps en putréfaction est insupportable.

Ils entendent des pas résonner :
Deathmask - " Que fais tu ici ? "
Le chevalier d’or sort de l’ombre et toise Apodis du regard.
Le soldat se courbe :
Soldat - " Je conduis le chevalier de l’Oiseau de Paradis chez… "
Autoritaire, Masque de Mort remet de l’ordre :
Deathmask - " Silence garde ! Je ne t’ai pas autorisé à prendre la parole. Je m’adresse à ton supérieur. "
Masque de Mort défie Apodis. Avec son doigt, il fait tournoyer un halot de lumière violacé.
Apodis qui loue toujours un minimum d’égard envers ses supérieurs ne daigne même pas à se présenter à Deathmask. Autour de lui, une aura cosmique aux couleurs d’un arc-en-ciel tournoie.

Le garde espère apaiser les tensions en sortant l’ordre de mission pour apporter une justification.
Deathmask dirige rapidement son poing droit en direction du pauvre soldat pour le tuer sous l’impulsion de l’onde de choc :
Deathmask - " Que cela te serve de punition pour avoir osé parler une fois de plus sans mon autorisation ! "

Apodis s’interpose entre le coup du Saint d’or et le garde. Il replie ses deux bras devant sa poitrine comme le font les boxers pour se protéger d’une offensive.
Le coup est paré !
Le Cancer est surpris par le sauvetage de l’inconscient :
Deathmask - " Etonnant ! J’ai porté mon coup à une vitesse quelque peu supérieure à celle du son et tu l’as bloqué !
Voyons si tu es aussi vif lorsque je te frappe à la vitesse de la lumière… "

Une voix le retient et sauve la vie du chevalier de bronze :
Aphrodite - " Allons Deathmask, il ne s’agit que d’un Saint de bronze.
Pourquoi le retenir alors que le Pope le demande ? "

Tapissé dans l’ombre, Aphrodite qui a finalement revêtu sa cloth, est penché contre un mur. Sa main gauche tient son coude droit qui lui permet de porter sa main droite à son nez pour humer le nectar d’une rose rouge.

Le suédois se redresse et passe délicatement sa main contre le torse de Deathmask :
Aphrodite - " Nous reprendrons notre conversation plus tard. Je vais accompagner ce charmant chevalier jusqu’à ma demeure pour lui éviter les foudres d’autres Saints. "

Aphrodite adresse un sourire amical, douteux même, à Apodis, avant de prendre la tête du peloton.
Deathmask rentre dans sa maison sans rien dire…

Apodis soupire, il est soulagé. Il sait qu’il n’aurait rien pu faire contre un Saint d’or.
De plus, maintenant qu’il est accompagné par un chevalier d’or, les autres Saints ne bloqueront plus l’accès à leur maison.

Sur le flanc droit de la maison du Lion, dans une parcelle pleine de graviers, Aiolia sort sans broncher lorsqu’il voit Aphrodite conduire Apodis.
Apodis se permet même un clin d’½il amical à destination du Lion, synonyme d’une autre affection semblable à celle entretenue avec Aldebaran.

Le champ de la maison de la Vierge est un petit espace fleuri. Il semble qu’un jardin bien plus grand borde cette maison de l’autre côté du temple. Il est toutefois interdit d’y accéder.
La rumeur prétend qu’il se situe sur le flanc gauche du palais et qu’on ne peut y parvenir qu’à partir du temple.
Apodis est étonné de ne voir aucun Saint sortir du palais.
Même chose pour la maison de la Balance, bordée par un champ de sable.

Milo et Shura observent leur passage sur leur parcelle en dalles de bétons.
Apodis les saluent diligemment.
Ce qui retient surtout l’attention d’Apodis ce n’est pas la beauté des sols de chaque champ sur lequel il débouche, ni le fait que chaque Saint personnalise son enclos, l’attention d’Apodis est concentrée sur le palais du Sagittaire.
L’enclos de la neuvième maison est une vaste étendue de ruines, de colonnes effondrées, de sols fissurés…
Le plus inquiétant est qu’aucune sortie ne débouche dehors.
La maison semble avoir était emmurée - « personne n’est entrée dans cette maison depuis douze ans » - souffle Aphrodite à un Apodis investigateur.
Il connaît bien entendu les raisons qui ont conduit Aiolos à être considéré comme un traître. Pourtant cette nuit qui fût la dernière pour le frère aîné d’Aiolia reste un mystère dans l’esprit de nombreux Saints, Apodis y compris.

Personne ne les accueille sur les terres du Verseau. Tout le long de la traversée du temple, Aphrodite admire son reflet grâce au parterre cristallisé.
Bien que vide, la maison du Verseau reste glaciale.

Enfin, Aphrodite s’arrête face à son propre pâturage fait de roses :
Aphrodite - " Voilà ! J’ai facilité votre accès aux maisons du zodiaque. Vous pouvez retrouver le Pope maintenant. "
Apodis s’interroge tout de même :
Apodis - " Saint d’or du Poisson, savez vous pourquoi personne ne nous a accueillis aux maisons de la Vierge, de la Balance et du Verseau ? "
Aphrodite tend une rose à Apodis et le regarde tendrement :
Aphrodite - " Shaka de la Vierge et Camus du Verseau ont obtenu une permission.
Shaka est reparti en Inde pour enseigner son art.
Camus passe quelques temps auprès du Seigneur Crystal, son élève, en Sibérie.
Quant au Saint de la Balance, moins tu en sauras, mieux tu te porteras. "
Apodis prend la rose qui lui est offerte.
Aphrodite - " Tu l’offriras de ma part au chevalier d’argent Misty du Lézard, on m’a dit que tu étais sous ses ordres lors des rondes de surveillance. Il comprendra mon geste. "
Apodis accepte sans se poser de question puis finit de gravir les marches du majestueux palais du Grand Pope.
Avant d’y entrer il regarde la statue d’Athéna qui surplombe tout le Sanctuaire. Il penche sa tête comme pour saluer la déité…


Crète, Port du Destin :

Ce vieux port accueille quelques marins téméraires. On y trouve des soldats qui débarquent de Grèce, d’autres qui la quittent.
Certains pour devenir Saints, d’autres pour rentrer de mission ou pour s’y rendre.
D’autres espèrent fuirent une condamnation prononcée à leur encontre dans l’enceinte sacrée, ou un entraînement trop rude, ou encore une simple dette de villageois qui sait ?
A proximité de la ville d’Iraklion, ce port est la dernière étape pour quitter la contrée aux innombrables dangers.

Cette escale est réputée pour conduire les guerriers dans les lieux les plus reculés, les plus inaccessibles de la planète.
Tout comme le Sanctuaire, ce port n’est pas accostable pour les gens qui n’ont aucune connaissance de l’existence du cosmos. Il est bordé par une chaîne montagneuse au climat fort rude et par des courants marins extrêmement repoussants pour les embarcations trop curieuses.

Les quelques villageois du Sanctuaire qui sont parvenus à atteindre cet endroit, non sans avoir souffert milles morts, ont fait fortune en y montant leur affaire.
Aujourd’hui leurs descendants entretiennent des épiceries, des bars/hôtels servant de relais pour les étapes des voyageurs, des commerces d’esclaves, des livraisons de matériaux de construction et de denrées alimentaires après être allés se ravitailler en écumant les flots, ou, pour les plus courageux et les plus doués, transportent les voyageurs en des lieux comme l’île de la Mort, le Royaume d’Asgard…

L’importation de « l’écu sacré » a permis de transformer le port en une véritable étape commerciale.
L’écu sacré est la monnaie utilisée au sein du Sanctuaire.
La création de cet argent remonte à celle du domaine sacré.
Athéna initia cette pratique pour octroyer une bourse à ses soldats et leur permettre de subvenir aux besoins de leur famille auprès des artisans des villages.
Il n’existe qu’un modèle d’écu. Les pièces sont en métal. La face représente le visage de la statue d’Athéna, le côté pile est frappé par l’unique valeur de la monnaie : un sacre. Les prix sont donc traduits en sacres.

Quatre sacres !
Voilà ce que sort de sa bourse cet homme blond.
Adossé sur le comptoir d’une taverne, du haut de son mètre quatre vingt neuf, il laisse s’agiter entre ses doigts les écus sacrés.

Dans ce motel assez luxueux, contrastant avec l’ambiance chaotique qui règne sur l’embarcadère où il est implanté, la musique traditionnelle guide de nombreux danseurs à s’échanger à tour de bras leur partenaire.
L’atmosphère est bonne enfant, du moins au rez-de-chaussée. A l’étage des hommes et des femmes de petite vertu voient leurs services loués par leur maître qui est le propriétaire.
Tandis que les clients chantent, crient, boivent, s’approprient des services de basse besogne, le jeune anglais repose le verre sur le zinc.
Quatre nouvelles pièces sortent de sa petite sacoche en cuir usé. Un verre de whisky lui est déposé en échange.
Rhadamanthe, âgé de vingt et un ans, se concentre sur les glaçons qui s’agitent dans l’alcool qu’il s’apprête à engloutir. Il ne détache ses petits yeux jaunes que pour contempler la maîtresse de maison.
Voluptueuse, cette magnifique femme d’une trentaine d’années, l’égale par sa taille.
Rhadamanthe frotte sa mâchoire puis passe ses mains dans son épaisse chevelure blonde.
Madame accueille les personnes briguant les services des filles et hommes de joies. Elle distribue les chambres et attribue les libertins contre une solde conséquente.
Dévergondé par la boisson qu’il accumule depuis des heures, il s’élance en direction de la maquerelle et s’adresse à elle de façon autoritaire :
Rhadamanthe - " Femme ! Je fais étape ici après un éprouvant voyage. Je reprends la route demain et j’aurai espéré profiter de services de qualité. "
Elle glisse ses doigts dans ses cheveux soyeux et les laisse retomber sur ses épaules, vêtues d’un drap de soin transparent :
Reife - " Bien ! La chambre est à vingt sacres. Aucun repas n’est compris. La fille en vaut trente de plus. L’homme en vaut autant. "
Rhadamanthe regarde avec mépris les prostitués qui se tiennent derrière Reife.
Les hommes sont bien moins nombreux que les femmes. Ils semblent jeunes et frêles. Ils ne portent aucun vêtement. Une sorte de petite bague tient l’extrémité de leur pénis et est reliée par une chaîne qui fait le tour de leur taille en guise de « décoration ».
A l’inverse, les demoiselles paraissent moins mièvres. Elles portent également une chaîne autour des hanches pour maintenir un court linge rouge qui cache leur fessier et leur sexe. Leur poitrine reste à l’air.
Rhadamanthe - " Aucune ne m’intéresse ! Elles se présentent toutes ravies de leur triste situation. Je souhaite quelqu’un navré d’être ici, afin de lui rappeler les conditions accablantes de sa minable et ridicule existence. "
Reife, souriante, caresse la joue d’un esclave qu’elle offre au futur Spectre :
Reife - " Ce garçon vient de nous arriver des pays du sud. Il est encore pur et frais. Je vous l’offre pour quinze sacres. "
Rhadamanthe perd patience. Il saisit Reife par le bras et la tire jusque lui. La belle dame se cogne contre la montagne de muscles.
La violence du geste pousse tous les occupants à cesser leur activité et à observer la tournure des évènements. Les musiciens et les danseurs examinent l’attitude du Wyvern afin de le chasser de ce lieu ou, pire, de lui donner la mort s’il doit la mériter.
Rhadamanthe n’est en aucun cas effrayé. Il souffle à Reife :
Rhadamanthe - " Combien pour passer la nuit avec toi femme ? "
Bien des hommes ont souhaité s’approprier la vénusté. Rares sont ceux qui ont eu ce privilège.
Pourtant, de ce sombre anglais, se dégage une aura qu’elle ne peut repousser.
Reife joue quand même de ses charmes pour ne pas se montrer trop soumise :
Reife - " C’est hors de vos moyens mon cher. "
Il lui vole un baiser devant toute l’assistance avant de souffler :
Rhadamanthe - " Rien n’est hors de ma portée. "
Il la lâche. Elle reste abasourdi, charmée.
Lui s’avance dans le tas des avilis et décèle une demoiselle restée en retrait.
Ses cheveux ocre tombent devant son visage et s’arrêtent à hauteur de sa poitrine rebondie et juvénile.
Rhadamanthe relève les cheveux pour observer le triste minois. Il se retourne vers Reife :
Rhadamanthe - " Je t’offre quatre vingt sacres pour une nuit en la compagnie de cette fille et toi. "
Reife reste songeuse quelques secondes. Le regard persistant de Rhadamanthe la convainc. Elle accepte d’un signe de la tête.
Un des musiciens frotte sa grosse moustache avant de crier - « Allez ! Haut les c½urs ! » - puis souffle à nouveau dans son harmonica puisque le climat s’est apaisé. L'assemblée le suit dans la joie et la bonne humeur.
La cadette de Reife prend la relève pour diriger les filles afin que cette dernière conduise Rhadamanthe et Reinheit, la prostituée, à l’étage.

Arrivés dans une chambre, Reife ordonne à Reinheit de tout mettre en place comme sa fonction l’exige :
Reife - " Allons Reinheit. La commode contient des linges propres. Installe le lit et dépose les serviettes près du bain. "
La gouvernante détaille à Rhadamanthe la suite des opérations :
Reife - " La maison a pour règle d’avoir une hygiène irréprochable. Le bain est obligatoire avant chaque rapport. Les effets de toilette et les étoffes sont retirés et brûlés après l’utilisation d’une chambre. "
Rhadamanthe, sans s’insurger, l’interroge :
Rhadamanthe - " Vous n’avez donc aucun autre rôle dans la vie à part celui de coucher avec des voyageurs et de vendre les corps de gens innocents ? "
Reife se justifie :
Reife - " C’est une chance que nous avons. Avant d’être vendus à notre maître nous ne sommes rien. Nous venons des quatre coins du globe et avons chacun nos propres blessures. L’abandon, la faim, la rue, la haine… Travailler ici nous permet d’être logés et nourris. Nous ne nous sentons pas plus honorés ni respectés, mais on se sent déjà plus libres de pouvoir vivre.
Le maître est un homme bon. Une fois que nous n’avons plus l’âge d’être présentés aux clients, les femmes travaillent en cuisine et en couture pour remplacer les ustensiles brûlés après usage, les hommes jouent de l’instrument, bricolent pour rénover le bâtiment.
Il accorde même parfois une retraite en versant une bourse remplie de sacres, allouant ainsi la possibilité de partir vivre dans un village du Sanctuaire d’Athéna ou de monter ici son commerce. "
Elle pointe Reinheit du doigt :
Reife - " Cette jeune fille par exemple, Reinheit, vient d’être acheté par notre maître. Elle est originaire d’Allemagne de l’Est comme moi. Pour se nourrir, cette orpheline piochait dans les poubelles. Elle vivait dans la rue. C’est un émissaire du Sanctuaire qui l’a ramené ici pour lui offrir une famille et un avenir. "
Rhadamanthe souffle d’un ton cynique :
Rhadamanthe - " Quel avenir de choix ! Servir de morceau de viande à de gros obsédés toute sa vie ! "
Il s’approche de la douce enfant et renifle l’odeur de son innocence. Il lui murmure :
Rhadamanthe - " Je vais me laver. Lorsque je reviendrai tu auras intérêt à être nue et disposée à être mienne. "
L’anglais s’approche de la baignoire de marbre qui se situe dans la pièce d’à côté. Il y verse les sauts d’eau chaude que Reife a fait monter.
Reife s’inquiète pour sa protégée :
Reife - " Reinheit est encore vierge. J’aimerais qu’en tant que premier homme vous soyez… "
Rhadamanthe la coupe :
Rhadamanthe - " Bien ! Dans ce cas qu’elle vienne elle-même me nettoyer ! Il est de notre devoir de l’éduquer. "
La douce enfant aux traits fins et à l’allure candide vient retirer la tunique turquoise de l’hardi vagabond.
Il a le visage couvert d’hématomes. En le déshabillant elle constate que le sang qu’il porte sur sa tenue n’est pas le sien. Cela l’impressionne davantage de faire face à un tel homme qui a dû mener bien des luttes.
Lui, semble satisfait. Il observe le corps de Reinheit que Reife met à nu après avoir laissée tomber sa propre toge.
Il sourit cruellement et balbutie :
Rhadamanthe - " Dans quel monde vivons-nous ? En se rendant esclaves d’eux-mêmes, les humains prouvent une fois de plus leur bêtise. Comment les considérer autrement que ce qu’ils sont déjà : des animaux ! "


Au Sanctuaire, dans la chambre du Grand Pope :

Saga, en grand usurpateur est posé sur le trône de Shion. Il donne ses directives.
Paré de son masque violet, de son heaume rouge et de ses épaulettes aux pointes acérées, il inspire une certaine frayeur.

Apodis est étonné, les dernières fois où il a aperçut le Grand Pope, celui-ci rendait visite au peuple.
Sa tenue était moins dérangeante, moins « guerrière ». Il portait sa longue soutane blanche, son masque doré et un rosaire autour du cou.
Prosterné devant lui, Apodis attend les nouvelles. Les paroles du Pope se font attendre. Apodis aimerait scruter l’architecture du palais, toutefois il doit faire bonne figure.
Gigas se tient debout, à côté de son maître. Dix gardes se tiennent de chaque côté du tapis rouge qui relie le trône à la porte du palais.
La voix grondante du Pope glace les os des occupants des lieux :
Grand Pope - " Apodis, je fais une nouvelle fois appel à tes aptitudes de Saint. "
Apodis - " Et je considère cela comme un honneur ô votre majesté. "
Gigas se mêle à la conversation :
Gigas - " C’est moi qui est suggéré à notre vénérable maître de t’envoyer en mission. La plupart du temps nous t’avons mandaté pour régler des conflits diplomatiques à travers le monde afin d’éviter bien des batailles entre les gouvernements de notre planète. Tu as rappelé à ces chefs d’Etats que nous sommes la seule élite apte à diriger l’univers et ce depuis la nuit des temps. "
Apodis se permet de faire une remarque quelque peu déplacée :
Apodis - " C’est exact. Mais permettez-moi de regretter que ces derniers temps la situation ait changé dans le monde. Les échos du monde extérieur rapportent que des guerres civiles éclatent dans de nombreux pays alors que le Sanctuaire ne semble plus jouer son rôle de médiateur. Des bruits courent comme quoi cela serait votre volonté majesté. "
Gigas affiche un rictus de satisfaction.
Saga, mis à mal par cette déclaration, sent qu’Apodis n’est pas le genre de soldat qu’on peut corrompre aisément. Il faudra lui mentir à lui aussi sur ses réelles intentions.
Pas question de dévoiler que ces déclenchements de discordes résultent de son propre souhait, certaines guerres ayant d’ailleurs été engendrées par de fourbes soldats qu’il a envoyés !
De plus, il ne peut se risquer à exposer au grand jour ses véritables ambitions tant que l’armure du Sagittaire reste introuvable.
Il suffirait que le Vieux Maître des Cinq Pics et Mû de Jamir dispose de l’armure du Sagittaire pour contrecarrer ses plans.
Non ! Autant poursuivre ses agissements dans l’ombre.

Saga étouffe donc l’affaire. Il se racle la gorge et répond de façon autoritaire :
Grand Pope - " Saint de bronze, j’ai eu vent moi aussi de ces rumeurs. Ces propos sont tenus par des ignorants. En effet, le retour d’Athéna sur Terre nous oblige à nous concentrer sur des dangers plus grands encore que les querelles de chefs de tribus ! La défense de cette planète est en jeu. C’est donc pourquoi je t’ai fais venir ici. "
Apodis se résigne :
Apodis - " Bien ô Grand Pope. Veuillez excuser mes paroles si vous les avez trouvées déplacées. "
Gigas prend la suite :
Gigas - " Comme je le disais, tu as rendu des services à notre majesté et à notre déesse Athéna par ton sens diplomatique. En plus de cela, tu es considéré comme un des plus vaillants Saint de bronze de notre domaine sacré. Tu es en charge de la défense des murailles rattachées au village de Paesco à l’ouest de notre territoire. Tu es sous les ordres de Misty, Saint du Lézard qui veille sur l’étendue de la zone ouest. Tu as sous ton commandement quinze gardes. Ton esprit combatif t’a permis de te constituer une équipe de soldats redoutables. A tel point que d’autres chevaliers te comparent au légendaire Achille accompagné de ses Mirmidons ! "
Apodis - " C’est exact mon général. "
Gigas - " Bien ! Sais-tu que le Nord du domaine est sous la responsabilité d’Algol de Persée, l’Est sous les ordres du trio argenté composée de Dio de la Mouche, de Sirius du Grand Chien et d’Algethi d’Héraclès, le Sud est dirigé par Arachné de la Tarentule ? "
Apodis - " Oui. "
Gigas - " Chaque capitaine a sous ses ordres des Saints de bronze qui commandent des gardes. Or, un Saint de bronze et ses hommes, sous les ordres d’Arachné ont détecté la présence d’un intrus. "
Grand Pope - " Le Sanctuaire est un lieu reculé de la Grèce. Seuls les hommes sachant maîtriser leur cosmos sont capables d’y pénétrer sans autorisation spéciale. Pour les habitants et les marchands qui arrivent de l’extérieur, un cortège de gardes les accompagne. Mais manifestement, aucun passage n’a été organisé ces derniers jours. "
Gigas - " Il s’agit donc d’un combattant. Malgré cela nous n’en savons pas plus. Les gardes qui ont interpellé cet homme l’ont payé de leur vie avant qu’il ne prenne la fuite. Je l’ai donc fait suivre. Sur cinq hommes envoyés, un seul est rentré. Il a eu le temps de nous dire dans son agonie que l’intrus se situe sur l’île de Crète prêt à embarquer sur le Port du Destin. "
Grand Pope - " Ce port est réputé pour conduire les hommes dans les lieux les plus inaccessibles du globe. Encore une fois, seules les personnes douées d’une cosmo énergie peuvent s’y rendre.
J’aimerais l’interpeller avant qu’il ne prenne la fuite. Il peut très bien être un futur Saint d’Athéna qui a découvert récemment son potentiel, ou malheureusement un espion. Il faut que tu l’interroges et que tu l’élimines si tu juges qu’il représente une menace pour notre déesse. "
Apodis accepte sans rechigner :
Apodis - " Entendu votre majesté ! "
Apodis incline sa tête en avant puis prend congé.
Alors que les gardes lui ouvrent les lourdes portent du temple pour le laisser sortir, Saga le retient un instant :
Grand Pope - " Apodis ! J’ai appris que Misty veillait sur tes hommes durant ta permission.
Je suis navré de te déranger durant le peu de repos qui t’est accordé. Sache qu’en cas de succès ta dispense sera prolongée et ta solde doublée. "
Apodis se courbe à nouveau :
Apodis - " Vous êtes trop bon majesté ! Je jure que je mènerai cette mission à bien dussè-je y laisser la vie au nom d’Athéna ! "
Apodis quitte la chambre du Pope, très fier. Il gagne de plus en plus la confiance du représentant d’Athéna et ne peut en être que comblé.


Dans la chambre de Rhadamanthe :

Reinheit finit de savonner le corps de Rhadamanthe.
Il se lève brusquement de la luxueuse baignoire et enroule une serviette à sa taille.
Il écarte du bras Reinheit qui se trouve sur son passage et vient dans la chambre jusqu’à Reife, étendue en tenue d’Eve sur le lit…
Reinheit attend debout, nue, la chair frémissante, anxieuse.
Reife tend sa main pour guider la novice :
Reife - " Reinheit ma chérie, agenouille toi à mes côtés. "
La fille s’exécute puis, après avoir observé l’attitude de Reife, elle choisit de s’impliquer elle aussi dans cette torpeur qui saisie chacun des protagonistes…


Au Sanctuaire, dans la maison d’Apodis :
 
Apodis endosse sa Pandora Box. Le visage grave, concentré sur sa mission.
Mujakis le fixe. Apodis est navré :
Apodis - " Ne me regarde pas comme ça mère, cette mission prouve toute la confiance que le Pope place en moi. Athéna reconnaît mon dévouement. "
Mujakis - " Je le sais mon fils. Je regrette simplement qu’Athéna ait fait de toi un chevalier alors qu’elle aurait pu te destiner à enseigner ton savoir dans les écoles des villages. "
Apodis - " Ma solde de Saint me rapporte bien plus que celle que j’aurais obtenue en devenant instructeur. Cela permettra à mon fils de devenir ce que j’aurais voulu être sans se soucier de subvenir aux besoins des siens. "
Apodis approche de l’enfant tenu par Mujakis et le prend un instant dans ses bras. Il lui murmure avec une voix calme :
Apodis - " Ne t’inquiète pas jeune Sperarus. Ta maman, Netsuai, veille sur toi depuis les étoiles durant mon absence. Je t’aime mon bébé. "
Apodis laisse émaner de son corps une aura cosmique aux nuances multiples, comme celles d’un arc-en-ciel. Cet arcane englobe ensuite le corps de l’enfant l’espace d’un instant comme pour l’accompagner dans de doux songes.

La mère d’Apodis s’inquiète comme lors de chaque mission qui lui est confiée :
Mujakis - " Pour combien de temps pars tu ? "
Apodis - " Peu de temps. Ma mission ne se déroule pas loin d’ici. En me déplaçant à la vitesse du son ça ne sera que partie aisée. Veille bien sur vous deux. Je t’aime maman. "

Apodis tourne les talons rapidement pour ne pas voir sa mère pleurer comme à son habitude.
Avant de sortir du Sanctuaire, il se rend près des murailles aux abords du village qui délimite les frontières du Sanctuaire. C’est ici qu’il accomplit à l’accoutumer son rôle de sergent.

Il y trouve Misty devant qui il se baisse :
Apodis - " Chevalier du Lézard, comment se comportent mes hommes ? "
Misty, debout sur un rocher, examine l’horizon :
Misty - " Ils sont très obéissants et efficaces. J’ai sous ma responsabilité une équipe bien menée. Cette partie du Sanctuaire n’a rien à craindre. "
Apodis comprend que Misty le congratule :
Apodis - " Je suis content que mes soldats vous fassent honneur mon capitaine. "
Misty s’avance vers lui. Sa démarche, très gracieuse, fait de lui un homme convoité.
Misty - " Apodis, tu es actuellement en repos. Ne me dis pas que ton amour de la chevalerie te pousse quand même à t’inquiéter pour la surveillance de nos murailles ? "
Apodis - " Je suis simplement venu vous informer que le Pope m’a confié une mission. Comme vous êtes mon supérieur direct, j’ai pensé qu’il était normal de vous en faire part. "
Misty sourit. Même si Apodis est plus vieux que Misty de trois ans, il lui témoigne un profond respect de par sa hiérarchie dans le Sanctuaire.

Le Sanctuaire est régenté par un système structuré.
Le Grand Pope est le représentant direct d’Athéna.
Il a à son service les Saints d’or et un général, chef des armées, Gigas.
Pour accompagner Gigas, le commandant Phaéton dirige le capitaine Misty, meneur des Saints d’argent et donc de bronze.
Pour gouverner l’étendue du Sanctuaire, le capitaine Misty peut compter sur quatre lieutenants qui représentent l’ordre direct du Sanctuaire auprès des villageois et qui veille sur les frontières du domaine.
Algol est responsable de la zone nord, Arachné du sud, le Trio Argenté composé de Dio, Sirius et Algethi de l’est.
Misty a accepté de diriger en plus de cela la partie ouest. Le centre est diligenté par Ptolémy bien qu’il ne soit pas vraiment surchargé vu que cette zone est l’axe principal où résident le plus de Saints et de gardes. Il veille surtout à ce que les apprentis et les prisonniers ne prennent pas la fuite.
Enfin, chaque lieutenant fractionne son territoire pour confier une section à un sergent, toujours un Saint de bronze.
Le sergent applique la justice sur les villages qu’il gouverne au nom du lieutenant qui le commande. C’est le cas d’Apodis et de ses hommes.
Il arrive qu’un sergent nomme parmi sa troupe un caporal qui joue le rôle de second. Le caporal est en mesure de mener une équipe de plusieurs gardes.
 
Ainsi Apodis, le disciple d’un des frères d’arme de Misty, Orphée de la Lyre, représente un atout appréciable pour Athéna.
Misty - " J’apprécie que tu me tiennes au courant. Je te souhaite bon courage. Orphée serait fier d’un Saint aussi beau et fort que toi. "
Apodis se remémore la demande d’Aphrodite :
Apodis - " Ah ! J’allais oublier, le seigneur Aphrodite m’a fait remettre auprès de vous cette fleur. Il a dit que vous comprendriez. "
Misty observe la rose avec délicatesse. Il semble analyser chaque pétale.
Misty - " Tu ne trouves pas que ces fleurs délivrent un parfum paisible, inspirant la beauté et la perfection ? "
Apodis - " Euh… Si… Oui, bien entendu, la rose symbolise la romance. "
Misty - " Sais-tu quel message il aspire à me délivrer grâce à cette rose ? "
Apodis - " Je n’en ai aucune idée. "
Misty - " Il tient par ce témoin à m’informer de sa présence ce soir à une réunion que j’organise chez moi. "
Apodis comprend aussitôt de quel genre de réunion il s’agit. Il sent la main de Misty lui caresser délicatement les cheveux. Misty, tout en humant le parfum de la rose :
Misty - " Seules les personnes élégantes sont conviées. Tu sais que tu seras le bienvenu. "
Apodis se dégage gentiment :
Apodis - " C’est très aimable Misty, mais vous savez que je suis un jeune père de famille. "
Misty ne se décourage pas :
Misty - " Netsuai était une très jolie jeune femme. Bien entendu je regrette sa perte et je compatis à ta douleur. Vous étiez très jeunes lorsque vous avez choisi de vous fiancer. Mais désormais tu dois faire le deuil.
Nous sommes jeunes et nos vies de chevaliers peuvent vite devenir éphémères, c’est maintenant qu’il faut faire des expériences. D’ailleurs tu as toujours été très désiré au sein du Sanctuaire… " 
Apodis se presse de partir remplir sa mission :
Apodis - " C’est fort aimable. J’y songerai. Veuillez m’excuser Misty, mais à présent je dois partir. "
Misty observe ce séduisant jeune homme s’éloigner du domaine…

PARTIE 1.
La suite, dans le post qui suit.
 

Présentation / Histoire

ONLY FOR LOVE


Présentation : Only for love est une fiction relatée par Apodis, un Saint de bronze. Il se recueille et fait découvrir au lecteur des aventures qui lui étaient encore méconnues.
Cette ½uvre reporte les faits vécus par nos héros dans l'adaptation animée de Saint Seiya (série télévisée et OAV), ainsi que dans quelques préquelles (Lost Canvas, Episode G).
Relue et corrigée par d'autres fans, le récit tente d'être cohérent avec les divers supports existants déjà.


Histoire : Le 8 janvier 1988 les Saints d’Athéna ont achevé leur périple depuis longtemps.
Seiya et les siens ont libéré la Terre de l’ambition des dieux hostiles à la Déesse de la Sagesse.

Apodis Saint de bronze de l’Oiseau de Paradis revient sur les éléments essentiels de ces aventures en témoignant de choses que rares sont ceux capables de relater les aventures des chevaliers du zodiaque.
Amour, batailles, haine, passion et complots, Apodis repart 3 ans en arrière pour évoquer ce qu’est la vie au Sanctuaire et vous invite à découvrir qui il est, ce qu’il a vécu et ce qu’il n’oubliera jamais…

Vous allez ouvrir le journal d’Apodis, ce recueil qu’il a nommé de sa plume "Only for love".