Chapitre 55 - Retourner la situation

Après les échecs de plusieurs Saints d’argent, Saga attendait une réplique venant du Japon afin de se débarrasser de Seiya et de ses amis.
Il préférait profiter de cette interruption momentanée dans la lutte directe contre Athéna pour l’affaiblir.
Partout dans le monde, le Grand Pope avait fait envoyer des assassins dans le but, soit de rallier les derniers dissidents à sa cause, soit de les éliminer.
Pendant ce temps, nous achevions de traverser la Mer Egée…



Chapitre 55 - Retourner la situation

En Turquie, sur une île de la Mer Egée, Ténédos :

2 novembre 1986.
Historiquement grecque, l’île de Ténédos est sous la souveraineté de la Turquie depuis le traité de Lausanne en 1923.
L’île compte de nos jours approximativement deux mille cinq cent habitants désormais majoritairement turcs.
Néanmoins, une petite communauté grecque y vit et tente de faire subsister les légendes d’antan comme celle voulant qu’un culte de la Déesse du Feu Sacré et du Foyer fût dressé ici.

Embarqués sur un navire de marchandises, après avoir passés sous les eaux la barrière maritime dressée par le Sanctuaire tout autour de Yíaros, Apodis, Marine, Philémon et Baucis arrivent à bon port. (Reste 41151 caractères)
 

Chapitre 54 - Les Joncs d’Athéna

Cela faisait neuf jours que Marine et moi étions sur Yíaros. Neuf jours que je faisais le vide dans mon esprit. Je m’y trouvais en bonne santé, heureux, épanoui, auprès de Juventas et Agape.
Je savais hélas que ça ne durerait qu’un temps. Le sort de la Terre allait nous rattraper et bientôt j’allai devoir dire encore une fois au revoir à des êtres que je chérissais.



Chapitre 54 - Les Joncs d’Athéna

En Grèce, sur l’île d’Yíaros : 

28 octobre 1986.
Main dans la main, Apodis et Juventas se baladent le long des jardins du temple d’Héra en compagnie de Philémon et Baucis. Devant eux, la jeune Agape court après un lapereau qui s’amuse de sa lenteur.

Profitant des derniers rayons de soleil de l’automne, les couples évoquent Marine. L’Alcide aux longs cheveux violets confirme :
Baucis - " ¼dipe est formel. Il n’a pas quitté l’entrée du Parthénos depuis qu’elle s’est enfermée avec Hébé. Aucune d’elles n’est sortie de la salle d’audience. "
Juventas soupçonne un danger qui les dépasse : « Pour que sa Majesté Hébé s’inquiète autant des raisons de la présence de Marine, c’est qu’il doit s’agir d’un objet avec des vertus spécifiques. »
Apodis - " Marine m’a montré un bracelet qu’elle a présenté comme étant une clé. Jusqu’à maintenant, même si elle était réservée, Marine n’a jamais donné le sentiment de détenir des renseignements importants. "
Philémon qui l’a côtoyé également au Sanctuaire rajoute : «  Le plus étrange c’est qu’elle se soit simplement présentée à Hébé comme étant l’Aigle, et non pas comme Saint de l’Aigle. Moi quand je donne mon nom je ne dis pas « le Lièvre », je dis Saint du Lièvre. »  (Reste 37302 caractères)
 

Chapitre 53 - L’Aigle

Au Japon, l’apprentissage était dur pour Seiya et ses amis. Shiryu avait perdu la vue contre Algol, Saori venait d’être enlevée par Jamian, Seiya se retrouvait avec elle au fond d’un ravin le bras cassé et victime d’un traumatisme crânien.
A Jamir, cela faisait une semaine que Nicol, Mei, Yulij et Médée suivaient les préceptes de Mû.
A Asgard, Bud, Alberich et Mime rentraient en héros.
Pendant que Marine et moi étions coincés.



Chapitre 53 - L’Aigle

Quelque part sur la Mer Egée : 

19 octobre 1986.
Le vent souffle violemment sur une embarcation de fortune. Celle-ci est secouée par les vagues.
La mer agitée ne rassure pas l’un des deux occupants. Apodis tient avec acharnement les lanières de l’urne dans laquelle est enfermée son armure. Ses cheveux bleus sont noyés par l’écume : « Je dois t’avouer que j’aurai espéré une traversée plus calme. »
La jeune femme qui accompagne Apodis tient elle aussi sa propre urne : « Nous n’avons pas d’autres choix. Tout autour de Yíaros, les navires du Sanctuaire bloquent les liaisons avec l’extérieur. Nous déplacer dans les airs en bondissant depuis la côte nous aurait été fatal. Nous aurions été à la merci d’une riposte. »
Apodis pointe du doigt la direction de l’île d’Hébé : « Parce que tu penses qu’une petite barque va passer inaperçue au milieu de tous les bâtiments remplis de soldats ? »
Marine - " Non plus. Mais ça nous a permis d’approcher jusqu’ici sans nous faire repérer. Il nous faudra finir la traversée à la nage à partir d’ici. "
Malmené par les bourrasques, Apodis s’exclame : « Comment ?! »
Marine - " Oui, à partir d’ici nous sommes à la portée de leurs longues-vues. Nous devons passer par-dessous la mer pour arriver jusqu’à l’île. "

Marine joint la parole aux actes et endosse sa Pandora Box pour se jeter dans l’eau. Avant de l’imiter, Apodis confesse : « J’étais persuadé dès le départ que tu me conduirais dans une aventure impossible ! » (Reste 34602 caractères)
 

Chapitre 52 - Renaissance

Une Guerre Sainte avait eu lieu en Sibérie. Je ne l’avais pas ressentie.
Mei et ses amis approchaient de Jamir. Je ne m’en doutais pas.
Ksénia était repartie auprès de l’Olympe. Je n’en avais même pas idée.
Les camps d’Arès et d’Hadès se renforçaient. Je ne m’en préoccupais pas.
Le Sanctuaire avait envoyé au Japon les Saints d’argent. Je ne l’aurai jamais soupçonné.

Non, moi j’errais. J’errais de pays en pays, mourant de faim et de soif, agonisant de mes plaies qui ne cicatrisaient pas, brûlées par les lanières en cuir de ma Pandora Box rentrées au plus profond de ma chair. Je m’imaginais rejoindre mon fils et ma femme.
La douleur devenait de plus en plus supportable.
Mon corps s’affaissait peu à peu et j’allais mordre la poussière à quelques mètres de la frontière qui sépare la Turquie à la Grèce…



Chapitre 52 - Renaissance

Quelque part à la frontière qui sépare la Turquie à la Grèce :

13 octobre 1986.
Apodis a le visage écrasé dans la poussière. Son bras gauche, toujours gelé par le Diamond Dust encaissé sur Yíaros, ne l’aide pas à s’extirper de cette honteuse condition.
Toujours en route pour l’île Kanon après sa rencontre avec le vieux maître Dohko, il y a près d’un mois, le Saint de bronze de l’Oiseau de Paradis rampe tel le vermisseau qu’il est devenu.
Sa gorge lui brûle, elle est sèche. Ses lèvres sont craquelées et son estomac crie famine. Ses plaies sont toujours à vif.

« Je sens de moins en moins la douleur. Je quitte peu à peu ce monde. Je vais retrouver ma femme et mon fils… », s’imagine-t-il.
Il retire les lanières de sa Pandora Box qui l’écrase contre le sol et se tourne sur le dos pour observer le soleil brûlant.
Ce soleil lui rappelle celui qu’il observait aux côtés de Juventas et de la fille de celle-ci sur Yíaros : « Juventas… Je lui ai promis que je reviendrai auprès d’elle. »
Ses flous souvenirs sont interrompus par le passage continu de vautours au-dessus de lui.

Cette situation et ses souvenirs lui redonnent la force de reprendre sa route. Il s’écrie dans la douleur : « Je n’ai pas le droit d’abandonner ! »

Soudain, une voix familière lui répond : « C’est bien ce que j’espère. »
Apodis, les yeux à peine ouverts, réclame : «  Qui est là ? »
Il distingue difficilement, de ses yeux mi-clos, les chaussettes blanches par-dessus les collants rouges d’une jeune femme venue à son secours.
Couverte de sa Cloth bleue et cachée sous son masque, la Saint d’argent de l’Aigle à l’opulente chevelure rousse soulève par-dessus son épaule le bras droit d’Apodis :
Apodis - " Ma… Marine c’est toi ? "
Marine - " Tais-toi. Garde des forces pour tenir le coup jusqu’à l’île Kanon, je t’y emmène. " (Reste 58575 caractères)
 

Chapitre 51 - Devenir plus fort

Après les tristes événements de la veille, le moral des troupes n’était pas au beau fixe.
Au Japon, Seiya et ses amis ne revenaient qu’avec le casque de l’armure d’or et avaient perdu Ikki.
En Grèce, Mei, Nicol, Yulij et Médée étaient parvenus à fuir le Sanctuaire au prix de la vie de Dabih.
Au Sanctuaire, Saga s’inquiétait que l’armure de l’Autel ait pu être gagnée.



Chapitre 51 - Devenir plus fort

En Grèce, dans les montagnes qui délimitent le Sanctuaire du reste du monde :

6 octobre 1986.
Il fait encore nuit noire. Au loin, en contrebas, les fuyards peuvent apercevoir quelques points lumineux qui correspondent aux lumières de la ville contemporaine.
Plus haut, quelques torches de soldats scintillent.

Médée, embusquée derrière un rocher, abandonne sa position pour rejoindre ses nouveaux compagnons.
Ceux-ci sont accroupis au bord d’un bras d’eau qui descend de la montagne. Nicol s’en abreuve sous l’½il admiratif de Yulij : « Cette Cloth… Elle est aussi belle que dans mes souvenirs, lorsque notre maître Arlès la portait. Elle est d’autant plus belle qu’elle est sur tes épaules aujourd’hui. »
Le Saint d’argent lui sourit affectueusement.

Face à tant d’amour et de compassion, Mei, endeuillé par le sacrifice de Dabih, s’éloigne pour s’esseuler. (Reste 37809 caractères)
 

Chapitre 50 - Mourir en homme libre

Au Japon, Ikki s’était sacrifié pour sauver son frère et ses amis de Docrates. Si ce dernier parvenait à sortir des décombres durant la nuit, d’autres événements nocturnes avaient lieu à des kilomètres de là.


Chapitre 50 - Mourir en homme libre

En Grèce, au Sanctuaire, dans la ville d’Honkios :

5 octobre 1986.
La ville principale est sans bruit, comme morte. Une fois la nuit tombée, plus personne ne traîne dans les rues.
D’ordinaire, Honkios reste le centre névralgique du domaine sacré. Les tavernes sont ouvertes jusqu’au petit matin et les villageois y chantent et dansent. Pourtant, ce soir, elles sont closes.

Les quelques flammèches des chandeliers qui éclairent les chaumières s’éteignent lorsque les habitants entendent les pas synchronisés des gardes en faction.
Pour accompagner cette marche militaire, la voix d’un caporal somme d’arrêter un contrevenant : « Halte ! Cet homme ne respecte pas le couvre-feu instauré par notre bien-aimé Grand Pope ! Qu’on le mette aux fers ! Il sera jugé demain sur la place publique pour avoir outrepassé ses droits ! »
Obéissant, un soldat s’empresse d’exécuter les ordres et s’en gargarise : « Alors renégat ! Le Sanctuaire des faibles et des paresseux c’est terminé. A cette heure-ci tu devrais prier notre Majesté le Grand Pope, puis reprendre des forces pour t’engager dans notre armée ! »   (Reste 48237 caractères)
 

Chapitre 49 - Rien ne sera jamais plus pareil

Les précédents chapitres de mon recueil, regroupaient les dramatiques événements qui n’avaient jamais été portés à votre connaissance.
Une page se tournait le 5 octobre 1986. En effet, la victoire de Seiya et les siens contre Ikki et l’arrivée de Docrates au Japon, officialisaient la guérilla menée par le Grand Pope contre la Fondation Graad, avec les conséquences que vous connaissez.
Seulement, dans l’ombre, de nouvelles quêtes se tramaient. Rhadamanthe et Myu étaient enfin arrivés en Allemagne avec Reife et Reinheit, tandis que Mei élucidait bien des mystères.



Chapitre 49 - Rien ne sera jamais plus pareil

En Grèce, au Sanctuaire, dans le village de Fóvos :

5 octobre 1986.
Dans sa triste demeure située dans la contrée de l’est du domaine sacré, Mei est attablé.
Plusieurs rouleaux de papyrus sont déballés sur le meuble qu’il ne quitte plus depuis son arrivée.

La présence de Dabih à ses côtés offre à la maisonnette un accueil plus chaleureux. Les livres, les parchemins et tout autre objet disséminé sauvagement au sol à leur arrivée sont maintenant classés en rang sur les étagères que le serviteur a confectionné.
Le mobilier est propre et les divers trous dans la toiture ont été comblés. (Reste 46937 caractères)
 

Chapitre 48 - La communion des royaumes du grand nord

Blue Graad resplendissait sous le soleil retrouvé. Bien évidemment le froid était toujours présent mais la météo se montrait plus clémente après le passage du cataclysme.
En Europe, l’heure de la rencontre entre Vasiliás et Yoma était venue alors qu’au Japon l’annonce du combat contre les Ankoku Saints remuaient sérieusement les esprits.
Beaucoup de chose allait changer.



Chapitre 48 - La communion des royaumes du grand nord

Extrême nord de la Sibérie, Blue Graad :

30 septembre 1986.
Un homme se cache les yeux, ébloui par le reflet du soleil sur la banquise. Ses bras pansés passent devant son opulente chevelure blonde pour lui faire de l’ombre et distinguer la silhouette de la jeune femme qui l’interpelle.
Assis sur les ruines d’une demeure arrachée par le cataclysme, il profite du retour d’un ciel dégagé pour jouer de sa harpe.

Tout autour de lui, les survivants de la citée dégagent les derniers corps des villageois et des soldats pour les ramener dans une arrière-cours du palais.

Le château, éventré en son milieu par le froid et les secousses des batailles menées, se reconstruit peu à peu. Sibériens comme asgardiens ont abandonné les habits de guerre pour reconstruire la citée. (Reste 63655 caractères)