Chapitre 30 - Un amour plus grand que l’amour

Sur la côte sud d’Yíaros, les travaux de réfections du port sous la chaleur étaient un calvaire si grand que la simple arrivée d’un vaisseau maritime, était une satisfaction bien grande. En effet, elle annonçait une coupure momentanée dans ces fours des enfers.
Il s’agissait d’un navire marchand, dont la cargaison allait d’avantage marquer la victoire athénienne chez Hébé mais aussi, et surtout, lier deux êtres que tout oppose dans ce conflit.

Et tandis qu’en Grèce deux êtres se rapprochaient, au Canada, les idéaux de chacun allaient en séparer deux autres.


Chapitre 30 - Un amour plus grand que l’amour


Sur Yíaros, au sud de l’île, sur le port :

22 juillet 1985.
Le vaisseau a déposé l’ancre sur le port et décharge sa cargaison sur un des premiers pontons enfin refait. Le drapeau du Sanctuaire s’agite au gré du vent depuis le mat du bateau.

Apodis a revêtu sa tenue et a fait appeler Anikeï et Carina à ses côtés pour accueillir les voyageurs.
Il s’agit là de marins venus du Port du Destin, en Crète, sur ordre du domaine sacré. Ils viennent livrer armes et tenues de gardes, semblables à celles que portent les soldats du Sanctuaire, afin d’enrôler les hébéïens dans la nouvelle milice de l’île.

Un messager achève la lecture du papyrus sur lequel sont notées les directives du Grand Pope :
Messager - " … et afin de poursuivre votre mission de rééducation de ce peuple insubordonné, j’exige que les hébéïens, formés par nos soins pour devenir les nouveaux gardiens de cette île, portent désormais la tenue officielle du Sanctuaire d’Athéna. Tout homme, portant encore, dès réception de ces biens, la tunique marine et les protections azures de la garde hébéïenne sera jugé pour trahison… "
Apodis est troublé par cette insistance du Pope, à vouloir à tout prix étendre sa domination sur le monde. Il se remémore leur première rencontre…


Flashback
La victoire contre les Berserkers était acquise. Bien que les chevaliers d’or et certains autres furent en proie à la folie de Pontos, des Saints d’argent et de bronze pouvaient se targuer d’avoir protégé le Sanctuaire de la tentative d’invasion d’Arès.
La réincarnation de celui-ci, ne disposait plus d’aucune force armée et ne présentait plus aucune menace.

En chemin pour le palais papal, Apodis suivait Orphée à travers les villages pour remonter jusqu’à Honkios sous les acclamations de la foule.
Apodis, surpris de cette gloire nouvelle, ne pouvait s’empêcher de rougir tout en saluant le peuple qui célébrait sa victoire. Car c’était bien de son combat qu’il s’agissait. La bataille intérieure d’un enfant apeuré, rempli de doutes et de rêves brisés. Une guerre que cet adolescent a remporté en déployant ses ailes et en s’affirmant tel qu’il était vraiment : un Saint d’Athéna.

Bien que le soleil ne fût pas encore levé et que la rosée matinale ne se soit pas dissipée, Apodis suait à grosses gouttes. Il avait encore en lui le feu sacré qui brûle le c½ur des chevaliers lorsqu’ils embrasent leur cosmos.
Sous la lueur des torches des gardes qui les accompagnaient, ainsi que sous celles des villageois qui les observaient, Apodis découvrait avec stupeur l’amour que la populace pouvait consacrer aux héros lorsque celle-ci se jetait parfois à ses pieds pour les lui baiser.
Casque sous le bras droit, Apodis relevait humblement ces fervents admirateurs de chevaliers pour les remercier à son tour de la confiance qu’ils leurs témoignaient.
Cette attitude humble et respectueuse ne passa pas inaperçue d’Orphée qui appréciait la maturité de ce jeune homme.


Une fois arrivé devant les marches de la montée des douze maisons du zodiaque, le cortège d’admirateurs des Saints stoppa net sa progression. Elle regardait avec admiration grimper un à un les chevaliers et les mercenaires qui avaient participés à cette victoire. Ils se dirigeaient en direction du Grand Pope.

Saga, usurpateur du trône du Grand Pope, pris sur lui de venir à la rencontre de ses hommes qu’il devinait épuisés après cette longue période de crise.
Accompagné d’une dizaine de gardes, il attendait paisiblement sur le perron de la demeure du Bélier.
Apodis observait avec émerveillement le style antique de ces marches qu’il parcourait. Il s’amusait à remonter le temps depuis les âges mythologiques où il voyait les héros d’autrefois les emprunter eux aussi bien avant lui. A mesure qu’il montait, la silhouette du Pope était de plus en plus facile à discerner et il découvrait pour la première fois de sa vie l’apparence de son souverain.
A quelques mètres de lui, Apodis sentit la main ferme d’Orphée le ralentir et lui murmurer :
Orphée - " N’avance plus d’un pas. Les Saints de bronze doivent être derrière les Saints d’argent. Ce sont nous autres qui allons au plus près de notre maître. Agenouille-toi à partir de là. C’est le protocole. "
Un protocole auquel le débutant en matière de procédures militaires se plia immédiatement. Bien que fougueux, Apodis n’en étant pas moins un exemple, en terme de discipline.

Le représentant d’Athéna, debout dans sa grande toge blanche, le visage dissimulé sous un casque doré et un masque violet aux yeux rouge sang et la poitrine décoré par de grands colliers de perles, leva la main, en direction d’un scribe qui l’accompagnait, afin de lui sommer de se préparer à rédiger les notes de l’entretien qui allait se dérouler.
De cet être quasi-divin, Apodis sentait un cosmos teinté d’or émaner. Ce cosmos était bienfaisant et protecteur.
Souvent il s’imaginait le Grand Pope, tel que certains le décrivaient lorsqu’il utilisait sa tenue de guerre : un casque rouge sang qui s’accommode à merveille à la couleur des yeux de son masque.
Certainement n’avait-il pas endossé ce costume pour se faire voir dans celui-ci comme un messager de la paix après les récents évènements qui ont ébranlé le domaine.
Quoi qu’il en soit, en plus de ces questions sans réponses, le flou sur son apparence physique renforçait davantage l’angoisse mais aussi le charisme qui émanaient de cet homme.

Saga engagea enfin la conversation :
Grand Pope - " Chevaliers ! Mercenaires ! Fidèles protecteurs d’Athéna, vous avez une fois de plus fait montre de votre bravoure et de votre ténacité au nom de l’amour, de la paix et de la justice sur cette planète, en suppléant nos Saints d’or, déjà en mission contre un danger tout aussi grand.
Le peuple peut être fier de vous, je suis fier de vous et Athéna m’a confié qu’elle l’était également. Une fois de plus vous lui avez témoigné votre vaillance et vitre fidélité. Maintenant, en son nom, je vais suivre les détails de cette bataille, en écoutant avec minuties les évènements de cette nuit. "
Sans attendre, Orphée, en tant que meneur des combattants de ce domaine, pris la parole comme l’attendaient les chevaliers qui l’accompagnaient. Conditions physiques, appréhensions des forces en présence, angoisses du peuple, stratégies militaires, nombre exact des forces armées alliés et ennemies, armes utilisées, caporaux et sergents tombés au combat, avancés géographiques des lignes adverses, situations des remparts, conséquences d’une telle bataille sur le peuple, perte importante de soldats… Tout y passa dans un parlé révérencieux, avec clarté et franchise, sans hésitations ni fautes de prononciations.
Le scribe appréciait retranscrire de tels propos, car c’était un délice d’écrire de telles paroles, sans avoir à trouver de meilleures tournures pour une lecture plus agréable.

Lorsqu’il s’agit enfin d’évoquer les conditions dans laquelle l’armée athénienne se trouvait, c’est-à-dire en sous-effectif pour couvrir la totalité du territoire après les pertes subies Saga réagit :
Grand Pope - " Il est toujours malheureux pour Athéna de perdre ses fils. Elle m’a laissé entendre, alors que je suivais la bataille avec elle, qu’elle a accompagné l’âme de chacun d’eux dans l’au-delà. "
Tout en restant inclinés au sol, les chevaliers s’échangèrent un regard de satisfaction suite à une telle annonce.

Le Grand Pope les remercia enfin :
Grand Pope - " Votre tenue à tous a été exemplaire. En ce moment même, nos Saints d’or combattent les Titans. Je vous prierai donc de rester sur vos gardes en leur absence.  Sachez qu’Athéna vous honore tous, pour votre participation à cette nouvelle victoire et qu’elle vous bénie, vous et les vôtres, pour votre implication. Une fois que cette Guerre Sainte sera achevée, je veillerai à ce que vous, ainsi que les familles des victimes, receviez une solde à la hauteur de vos mérites. Merci au nom de la déesse Athéna. "

L’ensemble des hommes releva les genoux, tout en gardant les yeux rivés au sol puis, sans tourner le dos à leur maître, ils descendirent chacun dix marches en arrière avant de se retourner, pour enfin quitter le Grand Pope.
Seul Orphée se tenait encore en vis-à-vis du souverain. Il appela Apodis qui commençait à descendre les marches :
Orphée - " Apodis ! Viens donc ici je te prie. "
Le Pope restait droit et impérial. Il avait toute confiance en Orphée et attendait sa requête.
Orphée - " Votre majesté, j’aimerai revenir sur la succession de Pajaros. En effet, l’armure de bronze de l’Oiseau de Paradis a immédiatement reconnu Apodis… "
Grand Pope - " En effet, et je l’ai déjà félicité tout à l’heure il me semble ! "
Orphée - " Oui votre majesté et, comme je vous l’ai souligné, l’apport d’Apodis dans cette bataille a été déterminant pour nous. Toutefois, j’ai remarqué qu’il ne savait pas réellement gérer son afflux cosmique, ni même se battre autrement qu’avec ses poings. Il est clair que seul face à un ennemi un peu plus puissant qu’un Berserker, il ne tiendrait pas une seconde. Comme moi, il renferme un grand talent de créateur et je me suis pris d’affection pour son art. Je sollicite donc votre bienveillance, afin que vous m’accordiez de renoncer à mon rôle de lieutenant et de me consacrer à l’éducation de ce chevalier. "
Grand Pope - " Soit raisonnable chevalier de la Lyre. Tu es le plus puissant Saint qu’il me reste en l’absence des Saints d’or. Te laisser abandonner ton rôle de lieutenant reviendrait à jeter les armes. "
Orphée - " Il reste encore quelques Saints d’or au domaine sacré. Tous ne sont pas partis pour le Cronos Labyrinthos. Et il est évident que si nous laissons un tel espoir de la chevalerie porter une armure sans rien connaître de notre monde il se fera massacrer et ne nous sera plus d’aucune utilité. Rares sont les armures qui acceptent aussi vite un successeur. Il a dû faire preuve d’une grande complicité avec elle pour qu’elle le revête. De plus les Saints d’argent que vous aviez envoyé en territoires ennemis reviennent dans quelques jours et valent autant que moi sur un champ de bataille. Ne m’obligez pas à vous supplier pour obtenir la bénédiction d’Athéna. "
Le Grand Pope resta quelques instants silencieux. Son scribe était penché sur sa feuille et attendait avec impatience sa réponse.
Grand Pope - " J’ai déjà évoqué avec toi l’avenir qu’Athéna te destine. Nous nous sommes mis en accord, pour te léguer le poste de Général en chef des armées. Sache que ton absence constituera un refus auprès d’Athéna. A la fin de l’initiation de ce jeune garçon, tu ne seras même pas certain de retrouver ton statut de lieutenant. "
Orphée - " J’en suis conscient votre majesté et je suis convaincu qu’Athéna comprendra ma volonté de former un espoir de notre monde. "
Grand Pope - " Bien ! Au regard de tous les succès que tu as accompli jusqu’ici, je te donne mon accord. "
Resté en retrait, Apodis remonte à vive allure jusqu’à Orphée et se courbe aussitôt une fois à sa hauteur pour effectuer une révérence face au Pope :
Apodis - " Je vous remercie majesté. Etre élevé par un Saint aussi légendaire qu’Orphée, est pour moi une gratification divine et je vous jure de devenir aussi fort que lui, pour vous faire honneur. "
Saga ne répondit rien, il leur tourna le dos et repris sa marche en direction de son temple. Avant de disparaître dans l’ombre du temple du Bélier, sa voix résonna dans les airs à l’intention d’Apodis :
Grand Pope - " Ne te réjouis pas trop vite jeune Apodis, rien ne garantie ta vie sauve au cours de l’entraînement que tu vas endurer… "

Ces paroles firent froid dans le dos d’Apodis. Son initiation allait commencer…
Flashback


Canada, région de Nunavut, ville d’Arviat :

En dehors du nuage de poussière, Kassa maintient Bian en passant son bras au-dessus de son épaule.
Ils viennent de quitter le centre du combat et apparaissent aux yeux de tous les villageois et des secours qui attendant les instructions pour engager leurs actions.
Les sauveteurs viennent à la rencontre des deux hommes et prennent les renseignements de Kassa :
Kassa - " Une conduite de gaz a explosé. Je suis allé chercher mon ami Bian mais je n’ai rien pu faire pour sa compagne qui a été écrasée par les décombres… "
En entendant cela, bien qu’il souffre de la trahison de celle qu’il aime, Bian ne peut contenir son chagrin. Les secours le font monter en compagnie de Kassa dans une ambulance pour lui prodiguer les premiers soins…


Sur les ruines de sa demeure, Vasiliás est outré envers son maître :
Vasiliás - " Maître, comment avez-vous pu vous joindre aux chevaliers noirs ? C’est pourtant vous qui m’avez enseigné qu’il s’agit de soldats de la pire espèce. "
Klok - " Vasiliás, cette solution n’est pas celle que je privilégie le plus, mais le Grand Pope savait que pour mener à bien ton exécution, des hommes de ce rang seraient plus efficaces. Le Grand Pope leur a promis leur réhabilitation s’ils réussissent leur mission. "
Vasiliás - " Le Pope vous a demandé de veiller à ce que ces hommes mènent à bien leur mission ? Vous les avez aidé durant toutes ces années à retrouver ma trace ? "
Klok - " Ce ne fut pas chose aisée. "
Vasiliás - " Je demandais juste à ce qu’on me laisse la paix. Je n’ai jamais voulu découvrir ce qu’était le Sanctuaire. On m’y a conduit de force. On ne peut pas me reprocher de m’être investi dans l’objet de mon rapt. Une fois là-bas j’ai joué le jeu, c’est le Sanctuaire qui n’a plu voulu de moi. "
Klok - " Tu as fuis le Sanctuaire, tu sais ce que cela implique. La désertion est un des pires actes criminels ! "
Vasiliás - " J’ai fuis car le jour où Aiolia a remporté son armure on a voulu me tuer. Je n’avais pas d’autre choix que de m’exiler pour ne pas vous causer du tort. Voilà aujourd’hui la récompense à mon geste ! "
Klok - " Si cela est vrai alors ton intention est tout à fait louable, toutefois elle n’enlève rien aux accusations pour lesquelles tu dois répondre au sein du domaine sacré : meurtre, violence et défiance envers les autorités. "
Vasiliás - " Parce qu’établir une réelle justice au Sanctuaire et afficher ses ambitions pour le bienfait de cette planète est un crime désormais ? "

Fatiguée par ce dialogue, l’abject guerrière noire de l’Ophiucus et son acolyte du Lynx passent à l’attaque, l’un s’écartant sur la droite et l’autre sur la gauche de Vasiliás.
Les deux montagnes de muscles déclenchent en parfaite synchronisation leur arcane similaire : « Ankoku Claw ! »
Pris au milieu des Griffes du Mal, Vasiliás ne peut contrer. Il se recroqueville et pose un genou sur le sol pour encaisser de plein fouet de l’arcane en protégeant son torse, ses cuisses et son visage. Le reste de son corps est désormais mutilé.
Lorsque Vasiliás se redresse pour riposter contre ces ennemis qui se tiennent sur son flanc, le Scorpion Noir surgit face à lui.

La jolie femme, aux cheveux d’un blanc aveuglant tend ses mains en avant. De ses longs ongles à la couleur aussi pure que celle de ses cheveux, jaillissent des lignes de cosmos qui transpercent Vasiliás en autant de points que le Scorpion Noir a d’ongles :
Ankoku Scorpius - " Ankoku Needle ! "
L’exilé du Sanctuaire sent aussitôt dix impacts lui brûler la peau de l’intérieur, tandis que ses membres se tétanisent.
Les colossaux Lynx et Ophiucus Noirs repassent à la charge en profitant de l’immobilisme de Vasiliás pour le marteler de leurs poings dans un corps à corps à sens unique.

Toujours debout bien qu’à peine conscient, Vasiliás sent ses sens le quitter petit à petit.
Le duo de chevaliers noirs s’écarte, pour laisser Ankoku Scorpion frapper de dix impacts nouveaux l’ancien prétendant à la Cloth du Lion :
Ankoku Scorpius - " Ankoku Needle ! "
Heurté de plein fouet par les Aiguilles du Mal, Vasiliás s’écroule sur le dos, les yeux flous, le corps engourdi.
Autour des vingt piqûres qui lui rongent son être, d’immenses tâches pourpres se développent et consument de secondes en secondes sa peau.

Fière d’elle, le Scorpion Noir déclare :
Ankoku Scorpius - " En plus de faire perdre tous ses sens à mon adversaire, les Aiguilles du Mal contaminent l’organisme de mes victimes, jusqu’à faire pourrir leurs corps, comme ceux des lépreux au pire de leur existence. "
Le Lynx Noir pose sa main sur l’épaule du Scorpion Noir pour la féliciter et commente :
Ankoku Lynx - " Quelle terrible technique ! Tu prives d’abord tes victimes d’attaquer et de se protéger, avant de leur donner une mort lente et douloureuse. Un peu comme l’attaque d’Ankoku Pegasus, resté sur Death Queen Island. "

Néanmoins, le sourire qui dessine toute la satisfaction de la jeune femme sur son visage se change en grimace. Elle se défait du soutien du Lynx Noir et se cramponne la tête en hurlant de douleur, ne réalisant même pas que Vasiliás se relève, en s’essuyant le filet de sang qui coule de sa bouche.

Son cosmos doré l’enveloppe de nouveau et resplendit davantage qu’au début de l’affrontement. En observant la femme chevalier se maintenir le crâne entre ses mains, Vasiliás prononce calmement le nom de son arcane :
Vasiliás - " Devil Proposal. "

Personne ne comprend ce qui se passe.
L’onde énergétique de Vasiliás s’élance dans les airs et vient se confronter à celle du Gémeaux Noir resté en retrait jusqu’ici.

Les deux auras se maintiennent l’une de l’autre à égale distance jusqu’à ce que chacun d’eux décide de stopper ce cinéma pour passer aux choses sérieuses.

Le son caverneux de la voix du chef de l’équipe s’adresse à Vasiliás :
Ankoku Gemini - " Il semble que je sois le seul à avoir vu le filet de lumière dorée qui a traversé le cerveau du Scorpion avant qu’elle ne s’élance vers toi. "
Vasiliás - " Dans ce cas j’avais raison. Les autres chevaliers noirs disposent d’un cosmos équivalent à la moyenne des Saints d’argent, mais toi, tu as le niveau d’un chevalier d’or ! "
Ankoku Gemini - " Exact ! J’ai été prétendant à l’armure d’or des Gémeaux et ai été vaincu de justesse il y a plus de quatorze ans. "
Vasiliás - " Il y a quelque chose que je ne m’explique pas. Comment un être aussi puissant que toi, a pu accepter de rester prisonnier sur l’Ile de la Mort sous les ordres d’un être inférieur à lui ? "
Ankoku Gemini - " La sagesse et la patience sont deux qualités qui sont miennes. Je savais que tôt au tard le Grand Pope changerait d’avis quant à nos conditions. Lorsque notre maître Jango nous a appris que le gardien de l’île, Guilty, nous confiait la mission de t’éliminer, j’ai réuni auprès de moi le Scorpion Noir, le Lynx Noir et l’Ophiucus Noir. Nous étions les quatre Seigneurs Noirs, c’est-à-dire les généraux de l’armée des ombres. En prenant sous notre aile les Ankoku Saints de la Licorne, de l’Aigle, de la Lyre et du Sagittaire nous étions parés à t’éliminer. Nous avons confié nos rôles de Seigneurs Noirs à quatre autres chevaliers restés sur l’île. Nous avons abandonné notre commandement, uniquement pour obtenir notre délivrance, ainsi que celle de nos frères d’arme. Nous sommes prêts à tout pour réussir cette mission de haute importance et nous ne craignons pas la mort. "
En entendant cela, Vasiliás fait craquer les os de ses poings et se moque :
Vasiliás - " Vous ne craignez pas la mort ! Tiens donc ! Regarde plutôt ce que le Scorpion Noir pense de la mort. La Proposition du Diable lui présente ce qu’est l’enfer, le véritable enfer, pas celui où vous vous croyez être prisonnier. "

Effectivement, la jeune femme semble perdue. Son regard est vide et elle ne se sent même pas perdre tout contrôle sur son corps. Elle bave, son visage d’ordinaire si joli est crispé de folie, elle s’arrache par poignées ses longs cheveux blancs tout en se griffant le visage.
Même défigurée, cela ne lui suffit pas, elle comprime tellement son crâne avec la force de ses mains qu’on peut entendre ses os se craqueler.
Son calvaire s’achève lorsqu’elle met elle-même fin à ses jours en se transperçant le thorax avec ses poings.

Le Lynx Noir et l’Ophiucus Noir sont sous le choc, Vasiliás jubile en pointant du doigt le Gémeaux Noir :
Vasiliás - " Le Devil Proposal n’est rien d’autre qu’un roi fantôme qui s’invite dans ton esprit et te fait visiter le monde d’Hadès, en simulant les souffrances que t’apporte chaque prison. Vu le temps qu’elle a tenu, le Scorpion Noir venait d’achever la découverte du sort qu’aurait pu lui réserver la seconde prison… "

Ne faisant pas de sentiment, le Lynx Noir se lance contre Vasiliás en ajoutant :
Ankoku Lynx - " Dommage pour elle, elle n’a pas pu découvrir tous les maléfices du monde d’Hadès, avant d’y goutter réellement. Mais moi je sais déjà que tu vas la rejoindre : Ankoku Claw ! "
Vasiliás a le temps de décomposer chaque mouvement du Lynx Noir, tout en puisant en lui toutes les forces dont il dispose. Il prend une profonde inspiration et embrase si fort sa cosmo énergie que le poison de l’Aiguille du Mal est dissous.
Ayant retrouvé ses pleins moyens et la vitesse de la lumière, Vasiliás va à la rencontre du Lynx qui est surpris par une telle vélocité. Devancé, le géant ne peut esquiver le poing charger de cosmos :
Vasiliás - " Heart Break Canon ! "
Un immense lion venu des airs grâce à ses ailes d’ange transperce la poitrine du lynx qui bondissait.

La Cloth en morceaux, le Lynx Noir s’échoue lamentablement au sol, avec un trou béant à la place du buste.
Sa compagne, l’Ophiucus Noir recule de quelques pas et commence à trembler.
Le professeur de Vasiliás, profite que l’attention de son ancien disciple soit focalisée sur l’hideuse guerrière pour concentrer sa cosmo énergie à son paroxysme, tout comme le fait derrière lui le Gémeaux Noir.

Au moment de foncer sur sa proie, le lion se ravise en observant le ciel s’assombrir au-dessus de leurs têtes. Il regarde d’abord en direction du néerlandais Saint de bronze de l’Horloge. Toutefois, il comprend que le danger ne vient pas de celui qui fut son mentor.
Dans le dos de ce dernier, de l’ombre crée par le heaume du Gémeaux Noir qui dissimule son visage, s’échappent les ténèbres.
Encore plus apeurée par son comparse que par Vasiliás, l’Ophiucus Noir réalise un bond magistral pour sortir du nuage de cendre et fuir ce qui va se produire…


Au Sanctuaire, dans la ville d’Honkios :

A l’ombre sous les tonnelles des commerçants du domaine, Aiolia profite de sa permission pour faire le marché.
Le soleil est lourd en ce mois de juillet et le Lion sourit en voyant quelques enfants bousculer les clients de certains stands en se courant après munis de grands seaux d’eau.
A l’aide d’un panier en osier, il se ravitaille en charcuterie, en pain et en fruits. Il a noué sur son dos deux jarres de vin et tire une charrette sur laquelle est ajustée un tonneau d’eau fraîche qu’il est allé chercher au préalable à la rivière.

Il écoute les villageois rapporter les dernières nouvelles qui leur sont parvenus d’Yíaros et ressassent à nouveau la mort de Naïra qui était fort appréciée ici.
Aiolia repense donc à cette nuit qu’il a passé avec elle, juste avant qu’elle ne parte en mission. Il espérait oublier à ses côtés la déception de sa rupture avec Marine et se voyait déjà construire une relation plus stable…

Soudain, son attention se focalise sur un homme dont l’allure ne lui est pas inconnue.
Habillé d’un simple pantalon noir et une cape acajou enroulé autour de son torse, l’homme en question n’est autre que Deathmask qui se mêle à la foule pour garnir lui aussi ses paniers.
Aiolia qui ne le porte pas plus que lui dans son c½ur, vient tout de même à la rencontre de celui qui veille sur la quatrième maison du zodiaque.
N’aimant pas afficher son statut de Saint d’or au peuple, le Lion aborde à voix basse le Cancer :
Aiolia - " Deathmask qui se joint au bas peuple ! "
Le Masque de Mort répond aussi sèchement qu’il a été abordé :
Deathmask - " Aiolia ! Même lorsque je suis en permission, il faut que je sois obligé de te savoir près de moi. "
Aiolia maintient un ton ferme et inspecte le panier de son homologue, rempli de vêtements pour femme et de nourriture :
Aiolia - " Ne t’inquiète pas, je ne te dérange pas plus longtemps. Je m’étonnais juste que tu fasses toi-même tes achats ! Et pour plusieurs apparemment vu le nombre de garnitures dont tu t’approvisionnes ! Sans négliger ces étoffes dont tu t’accommodes ! Habituellement on dit que tu paies des gardes, pour qu’ils fassent tes courses, tandis que tu attends sur les marches de la maison de Mu. Le cruel chevalier serait-il amoureux ? "
Ne sachant que répondre, l’italien lâche :
Deathmask - " Va te faire voir Aiolia ! "
Le grec observe son pair poursuivre incognito ses courses et fait de même.


Plus loin, plus haut, dans la quatrième maison du zodiaque, une femme attend.
Accroupie sur le sol, couverte des vêtements de son maître, trop larges pour elle, Lilith nettoie le sol en marbre de la demeure du Cancer.
Elle s’affaire à effacer les nombreuses traces de pas maintenant qu’elle a finit de faire fuir la poussière qui couvre le vétuste mobilier.

Depuis le mois de mars, la maison du Cancer reprend vie, du moins dans la chambrette du temple, puisque Lilith a interdiction d’en sortir. Le linge sent meilleur, les quelques couverts et ustensiles de cuisines sont propres et des éclats de rire animent la demeure.
Lilith a repris du poids, sa santé s’est améliorée, même si mentalement elle reste très choquée du traitement que le Pope et son maître lui ont réservé. Bien qu’elle soit toujours soumise, sa cordialité vis-à-vis de Deathmask lui permet d’être considérée par celui-ci comme un être humain. Ils se surprennent même à s’amuser ensemble et à partager des instants d’intimité non forcés.
Elle l’embrasse même. Elle a su lui apprendre le sens affectif de cet échange et s’étonne même parfois que ce soit lui qui vienne trouver ses lèvres.

Aujourd’hui qu’elle est seule, elle espère terminer de nettoyer cette petite pièce de fond en comble afin de gagner la sympathie de son maître pour le restant de la journée.
Cela s’annonce pourtant bien difficile lorsque celui-ci, fâché par les propos d’Aiolia, revient en claquant l’épaisse porte en bois de la chambrette.
Lilith s’hasarde à demander :
Lilith - " Un mal vous ronge-t-il maître ? "
Deathmask - " Il ne s’agit pas d’un mal. Il s’agit plutôt d’un sentiment nouveau, étrange et agréable. "
Lilith - " Alors pourquoi tant de colère dans vos gestes ? "
Deathmask lève ses petits yeux furieux vers sa prisonnière et demande :
Deathmask - " Pourquoi restes-tu ici ? Pourquoi est-ce que tu ne fuis pas lorsque je m’absente ? Tu tiens pourtant avec toi un vécu qui pourrait être préjudiciable pour le Pope et pour moi. Tu pourrais te venger de ce que nous t’avons fais subir. "
Lilith - " La vengeance n’apaise pas la douleur. "
Celui qu’on surnomme Masque de Mort avance à vive allure vers elle et lui saisit violemment le poignet. Il la dirige en dehors de la chambre et la jette sur le sol de son temple, maculé de visages hurlant de souffrance.
Le chevalier d’or crie :
Deathmask - " Elle n’apaise peut-être pas entièrement la douleur mais elle y contribue ! "
Elle se relève en se passant les mains partout sur son corps, éc½urée par ces visages contre lesquels, son chétif corps s’est écrasé.
Malheureuse témoin de la violence de son bourreau qui n’avait pas fait montre d’une telle agressivité depuis des mois, elle se fait tirer les cheveux afin qu’elle fixe de force deux visages qui tapissent les murs.
Deathmask - "Aujourd’hui Cancro et Lilith ornent les murs de ma maison de leurs masques de mort. Ce sont eux qui m’ont élevé et voilà ce que je leur ai fait ! Alors qu’attends-tu d’un monstre comme moi ? Pourquoi ne cherches-tu pas à quitter cette demeure quand je m’en absente ? "
Lilith - " Parce que vous ne me feriez jamais ça, car je suis bonne avec vous et que j’ai su lire dans votre c½ur. Ces gens là vous battaient et vous violaient. La plus grande victime ici ce n’est pas moi, ce n’est pas eux, tous ces visages. C’est vous. Vous êtes devenus ce que Lilith, votre tante, et Cancro, votre oncle, voulaient que vous deveniez. "
Deathmask - " Tu délires ! Je suis un homme sans c½ur. "
Lilith - " C’est impossible ! Un homme sans c½ur n’aurait pas pu devenir Saint d’Athéna. Le jour où vous avez vaincu Cancro et êtes devenu chevalier, vous avez senti vos forces se décupler. Cela ne venait pas de votre détermination, cela venait d’Athéna. C’est elle qui reconnut en vous votre volonté de vous battre pour un monde meilleur. "
L’italien lâche sa prise et attend qu’elle se retourne vers lui pour poursuivre sa discussion. Son regard implore la douce demoiselle de lui apporter le réconfort au fond de son âme :
Deathmask - " Et tu espères me faire devenir meilleur, moi aussi, avec ces belles paroles ? "
Lilith - " Je suis prêtes à tout pour vous prouver mon dévouement. "
Deathmask - " Je ne peux te croire. Comment pourrais-tu aimer un homme comme moi ? "
La belle esclave aux cheveux lilas s’avance, le visage en avant, jusqu’à Deathmask qui recule. Il est acculé jusqu’à l’une des nombreuses colonnes de son palais zodiacal et rougit subitement. Son c½ur cogne si fort, qu’on peut l’entendre résonner dans l’immense demeure vide et ses yeux fuient ceux de Lilith qui colle sa frêle poitrine contre son torse. Intimidé par cette Lilith avenante, Deathmask se sent perdre le contrôle, au milieu de ce lieu cauchemardesque qu’est son temple.
L’ancienne prêtresse d’Athéna répond enfin à la précédente question de son maître :
Lilith - " Je peux aimer un homme comme vous, en m’efforçant de comprendre les raisons qui le poussent à agir, maintenant que j’ai vécu la même chose que lui. "
Elle dépose enfin ses lèvres contre les siennes qui restent figées. Les rôles sont inversés, à mesure qu’elle lui baise le cou et que ses mains parcourent son corps, Lilith domine le fier sicilien qui se sent violé. Oui, il sent qu’elle lui vole quelque chose, elle le lui arrache même. Il s’agit de cette horreur, ce dégoût qu’il a envers lui-même. Celui d’être un monstre.
Elle ose se dénuder dans ce lieu sordide, se donner dans cette atmosphère lugubre, afin de partager avec lui ces démons, pire, les lui arracher et se les approprier.
Cela ne dure que quelques minutes qui semblent être pour le Cancer une éternité…

Lorsqu’elle a terminé, Lilith défait la cape acajou du torse de Deathmask et l’enroule autour d’elle afin de dissimuler sa nudité.
Ses pieds nus avancent dans la sombre demeure et écrasent à mesure qu’elle poursuit sa route les visages des victimes du Saint, en cachant du mieux qu’elle peut l’aversion qu’elle éprouve.
Masque de Mort reste le crâne collé en arrière, contre le pilier, les yeux fermés, essayant de retenir ses larmes qui annoncent des sanglots bien plus prononcés.
Le chemin de Lilith la conduit jusqu’au milieu du palais où deux lumières scintillent, celle de la sortie sur le flanc droit de la maison, en direction du passage secret, et celle de la direction vers la maison du Lion. Elle fait alors volte-face, en faisant tournoyer son talon droit, sur le crâne d’un enfant fixé au sol et scrute la troisième et dernière lueur qui est celle de l’entrée du temple. D’un pas calme mais résolu, elle s’y rend, laissant doucement ses yeux s’habituer à la puissance solaire, tandis que son front commence à luire en raison de la chaleur estivale qui règne dehors.

Arrivée sur le perron de la demeure, son visage part de gauche et tourne délicatement jusqu’à sa droite, pour contempler avec joie le ciel bleu, le soleil ardent, le temple des Gémeaux mais aussi et surtout l’horizon que représente Honkios et ses habitants qui depuis le lieu où elle se trouve ne sont que de simples points minuscules.
A mesure qu’elle respire cet air doux, elle écarte les bras, défaisant sa cape et laissant ainsi le soleil pénétrer sa peau devenue blafarde après six mois d’enfermement.
Deathmask apparaît derrière elle, les yeux encore humides et le sourire timide :
Deathmask - " Je ne sais pas quoi te dire… "
Lilith - " J’ai compris vos maux et je les partagerai avec vous toute ma vie si il le faut. Je vous aime. "
Deathmask - " Donc tout ce que je ressens et qui me fait désormais mieux apprécier la vie se résume à ce mot : « amour ! » "
Lilith - " Non. Ce n’est pas « l’amour ». Dans notre cas il s’agit d’un amour beaucoup plus grand que « l’amour » ! "
Deathmask - " Alors dans ce cas sache que je t’aime. "


Canada, région de Nunavut, ville d’Arviat :

A l’extérieur du rideau de poussière, alors que les portes du véhicule dans lequel Bian et Kassa reçoivent des soins se referment, une jeune femme aux cheveux gris métallisés et habillée d’une jolie robe noire débarque toute catastrophée :
Ariel - " Bian ! Bian ! Que s’est-il passé ? "
Bien qu’heureux de retrouver sa s½ur, Bian ne peut sourire tant son visage est lacéré. Il s’assure qu’ils sont seuls pour lui murmurer :
Bian - " Vasiliás… Le Sanctuaire… Ils l’ont retrouvé… "
Paniqué pour l’homme de sa vie, Ariel se cramponne aussitôt la poitrine de douleur :
Ariel - " Où… Où est-il ? "
Bian - " Il est resté dans l’explosion pour retenir nos ennemis et nous permettre de fuir. Nous devons quitter le pays grande s½ur. "
Ariel tourne instantanément le dos à son frère et s’apprête à partir à l’intérieur du nuage en déclarant :
Ariel - " Je ne partirai jamais sans Vasiliás… "
Kassa indique du regard à Bian les éclairs venus du ciel obscur et invoquées par le Gémeaux Noir. Ces éclairs frappent le sol à quelques mètres d’eux. Kassa espère ainsi le presser davantage.

Ne sachant comment retenir sa s½ur, Bian n’a pas d’autres choix, il lui évoque l’erreur de Vasiliás en s’égosillant :
Bian - " Il nous a trompés ! Je l’ai trouvé juste avant la destruction de la maison, dans vos draps en compagnie de Dolly… "
Ariel stoppe aussitôt sa course et se retourne la mine affectée en direction de Bian qui peut s’imaginer toute l’affliction de sa s½ur :
Bian - " Je suis désolé. "
Le visage d’Ariel se crispe de colère. Elle s’en prend de manière surprenante à son frère :
Ariel - " Tu mens ! Tu dis ça car tu es faible et parce que tu as peur de mourir en te battant à ses côtés ! "
Aveuglée par l’amour, elle blesse davantage son cadet et s’engouffre dans la fumée, dans laquelle les secouristes n’osent pas encore approcher.


Au sein du cumulus, Vasiliás remarque que depuis le ciel orageux s’approche en direction des Gémeaux une comète.
Vasiliás réalise la catastrophe imminente et interpelle Klok qui ne se doute de rien :
Vasiliás - " Maître ! Attention ! "
Au même instant, Vasiliás entend les pas d’Ariel et sa voix douce et inquiète dans son dos :
Ariel - " Vasiliás ? Où es-tu ? Réponds je t’en prie… "
Le Gémeaux lève les bras en l’air pour accueillir la comète dans ses mains. Au contact de son cosmos, la masse rocheuse crée une déflagration que Klok n’a pas le temps de remarquer, il disparaît aussitôt dans le souffle :
Ankoku Gemini - " Ankoku Comet ! "
Vasiliás se retourne trop tard, il a à peine le temps d’hurler de désespoir que le chaos ravage tout autour de lui, soulevant son corps, arrachant ses vêtements. Son visage est déformé par l’angoisse et l’impuissance :
Vasiliás - " Ariel… Maître… Non ! "


Instantanément, une immense manifestation venue du nuage, désintègre les choses et les personnes alentours.
Voyant le voile énergétique s’approcher d’eux, Kassa accroît sa cosmo énergie pour protéger Bian. L’ambulance est soufflée sur des dizaines de mètres, tandis que Bian hurle de désespoir le nom de sa s½ur, déjà réduite en cendres :
Bian - " Ariel ! "



L’amour… Cet étrange sentiment qui nous fait perdre pied…
Si Deathmask en était pris, il en était aussi le cas pour Ariel, au plus grand dam de Bian.
Tandis qu’en Grèce, dans la quatrième maison du zodiaque, les ténèbres devenaient un lieu d’idylle, au Canada, à Arviat, le paradis de Vasiliás se changeait en chaos.

Last Edit: 9 June 2012 à 16h18 by Kodeni

Author Topic: Chapitre 30 - Un amour plus grand que lamour  (Read 60460 times)

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sylvia

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Coucou,

Je suis sur que tu as pensé à moi en postant ce chapitre!! En tout cas, je me suis régaléé!!!!! A quand le prochain!!!????

Offline Kodeni

  • Modérateur
Pourquoi aurais-je dû penser à toi particulièrement ?

Qu'est-ce qui t'a plu en particulier dans ce chapitre ?

sylvia

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  •  
Bonjour Kodeni,

Eh bien à cause de mon attachement pour le couple Angelo-Lilith!!!! Eh oui j'aime ce couple même si je dois avouer que je me suis prise de passion pour les autres comme Baucis et Philemon, ou Apodis, dommage pour lui qu'il sombre dans le côté obscur.

Ce qui m'a plu, c'est la force de cet amour entre une victime et son bourreau et un amour plus fort que l'amour. Déjà que l'amour est difficile à trouver alors cet amour là!!!
Soutenir ce bourreau qui devient un amant, et que lui aussi au travers de ses démons trouve une aide auprès de Lilith, ça c'est beau!!!

Pan

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  •  
Et bien mazette, ça avance bien tout ça.

Chapitre 30 lu mais j'ai tellement de retard que je suis un peu perdu dans l'histoire.

En tout cas, style d'écriture qui progresse et qui est à mon gout pour ce chapitre.

Bravo Kod' ;)

Offline Kodeni

  • Modérateur
Bonjour Kodeni,

Eh bien à cause de mon attachement pour le couple Angelo-Lilith!!!! Eh oui j'aime ce couple même si je dois avouer que je me suis prise de passion pour les autres comme Baucis et Philemon, ou Apodis, dommage pour lui qu'il sombre dans le côté obscur.

Ce qui m'a plu, c'est la force de cet amour entre une victime et son bourreau et un amour plus fort que l'amour. Déjà que l'amour est difficile à trouver alors cet amour là!!!
Soutenir ce bourreau qui devient un amant, et que lui aussi au travers de ses démons trouve une aide auprès de Lilith, ça c'est beau!!!
Pour DM (il ne s'appelle pas Angelo chez moi, Angelo est un nom inveté par le fandom) et Lilith, tu n'es pas au bout de tes surprises.
Pour Philemon et Baucis, leur histoire sera magnifique jusqu'au bout.
Apodis finira par remonter la pente même si de nombreuses épreuves vont lui tomber encore dessus.

Voilà, je ne t'en dis pas plus.
Et bien mazette, ça avance bien tout ça.

Chapitre 30 lu mais j'ai tellement de retard que je suis un peu perdu dans l'histoire.

En tout cas, style d'écriture qui progresse et qui est à mon gout pour ce chapitre.

Bravo Kod' ;)
Quelle surprise de te lire ici !
En même temps, t'attaquer directement au chapitre 30 si tu en as loupé plusieurs avant, c'est assez périlleux. Je te recommande de reprendre là où tu t'étais arrêté.

sylvia

  • Guest
  •  
Bonjour,

Tu sais quoi, tu as vraiment l'art de répondre en siscitant davantage d'interrogation et franchement là, je m'en arrache les cheveux!!!!!!! -_-
Il ne s'apelle pas Angelo mais comment alors? :mouais:

Encore d'autres épreuves pour Apodis, dis donc tu ne ménages pas tes personnages :niark:

Vivement la suite, dis moi as tu prévu une histoire sentimentale pour Saori?

Bisous Sylvia

Offline Kodeni

  • Modérateur
Officiellement, Deathmask n'a pas d'autre nom que... Deathmask ! Angelo ça vient simplement des fans qui ont lu ça une fois en fiction et choisit de garder cette appellation.

Pour Apodis, tu n'es pas au bout de tes surprises.

Et enfin, Saori aura droit à son histoire elle aussi mais pas tout de suite. En effet, la Galaxian War n'a pas encore commencé mais bientôt, son tour viendra...

sylvia

  • Guest
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Je vais encore répéter la même chose mais j'attends la suite avec grande impatience

Bisous et bon courage

Sylvia :gnehe:

C'est pas son nom italien, Angelo ?

Offline Kodeni

  • Modérateur
C'est pas son nom italien, Angelo ?
C'est le nom que lui a donné le fandom italien et qui est remonté dans le fandom français. Mais rien d'officiel.