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シナラムから日本へ / Re: Topic unique Saint Seiya
« Last post by dral on 4 March 2020 à 23h52 »
Et à côté de ça Kurumada est aussi loin d'être la personne sexiste que la loi du masque du manga pourrait laisser croire. Il a toujours été très gentil envers le public feminin dans ses interview et a nommé le personnage de June en hommage au magazine de prépublication Yaoi pour faire plaisir à ses nombreuses lectrices qui lisaient ce magazine.
Dans ce cas on va dire que ce n'est pas le plus inspiré pour écrire des persos féminins.
Je n'ai pas lu ses autres mangas, mais dans le manga Saint Seiya, cites-moi une femme qui en impose vraiment ?
La seule c'est Saori/Athéna qui est moins femme victime que dans la version animée car elle assume plus tôt son rôle de déesse et les responsabilités qui vont avec.
Je trouve pour le coup que l'adaptation du Meikai (Kôshô OAV 3 de mémoire) lui rends vraiment justice.

Pour le reste ? Marine est assez transparente dans le manga. Shaina, une fois sa révélation à Seiya devient aussi transparente.
Pandore ? Celle qui en impose à Rhadamanthe et une armée complète de 108 spectres ? Une bonne baffe par Ikki et une lance bien plantée où il faut et voilà une femme soumise prête à se rebeller contre des dieux !!

Et ND dans tout ça ? On est en 2020 et je cherche encore....

Pour Yuna dans Oméga, je pense que c'était surtout une manière de dire à l'équipe : lâchez-vous et ne faites pas comme moi !!!
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Only for Love / Chapitre 58
« Last post by Kodeni on 2 March 2020 à 9h52 »
Chapitre 58

Seul, en Olympe, au dessus de l’Hyperdimension, Apodis s’impatiente.
Sans nouvelles de la Terre depuis l’affrontement contre Hestia, il craint que le sacrifice d’Hébé n’ait été vain.
Le temps lui paraît interminable, coincé sur cette surface minuscule avec rien d’autre que le néant à perte de vue.
Ce 17 novembre 1986, deux semaines se sont écoulées.
Deux semaines assis.
Sans bouger.
Ses plaies cicatrisent mal.
A méditer.
Essayant de ne pas penser à la faim ni la soif qui l’affaiblissent.
La solitude laisse place aux doutes.
Elle aide aussi à faire le vide.
Une fois les instincts primaires surmontés, elle permet de se recentrer sur l’essentiel.
Lorsqu’il ouvre les yeux, il s’attarde sur le lieu où lui est apparue une étrange silhouette féminine il y a deux semaines. « Elle détient des réponses, s’obstine-t-il. »

Interminablement, il lorgne dans sa direction en espérant la voir venir à lui.
Cependant, le ciel s’assombrit pour la première fois depuis qu’il est ici et une aura oppressante se fait sentir.
Sans pouvoir bouger, pris au piège de cette émanation cosmique, il distingue une autre apparence. Plus masculine cette fois-ci.
Tout comme la première personne à être apparue devant lui, celle-ci marche sur le vide, sans craindre de tomber dans le gouffre et l’Hyperdimension.
Le visage dur, les cheveux très tirés et les yeux couleur or très larges et plissés, l’inconnu vient délivrer un message.
Il se tient droit, dans sa longue robe azur, agrémentée d’une cape blanche qui entoure ses très larges épaules.
Son faciès très strict permet de faire comprendre à Apodis qu’il est face à un dieu.
Le chevalier reste de longues secondes à attendre que l’entité daigne lui adresser la parole. Il reconnaît au pétase, ce chapeau rond qu’il porte sur ses cheveux couleur blé, l’identité du hautain personnage.
De son grand mètre quatre vingt dix, il surplombe de toute sa hauteur le pauvre humain.
_ « Si j’en juge par ce cosmos infiniment puissant et par cette tenue, commence Apodis nullement effrayé, j’en déduis que tu es le dieu du commerce et le messager des dieux. Hermès.
_ Tu oses prendre la parole sans y avoir été invité, remonte davantage les épaules le susnommé pour prendre encore plus de grandeur. Alors on ne m’avait pas menti. Les humains sont vraiment devenus ingérables. Votre anéantissement est inévitable.
_ Qu’est-ce que tu racontes, tente de se lever Apodis malgré la pesanteur exercée par Hermès ? »
Outré par la tentative de révolte du Saint de bronze, Hermès exerce encore plus son pouvoir, forçant Apodis à se vautrer sur le sol, rouvrant ses plaies sous la pression.
_ « Couché, insecte ! Je n’arrivais pas à en croire mes oreilles lors de l'assemblée des dieux de l’Olympe, lorsqu’il a été question de la rébellion de l'humanité. Il a été présenté à Zeus, qu’Athéna entretenait la ranc½ur des hommes envers nous. Si Zeus a refusé que nous châtiions Athéna, faute de preuves, il a autorisé ta mise à mort lente et douloureuse dans le coliseum. Dans quelques jours, tu seras présenté au peuple olympien dans l’arène. Nos fidèles sujets, pourront ainsi nous prier de te donner la mort, pour l’affront que tu as commis envers les dieux.
_ Ah… Attends, balbutie Apodis écrasé parterre. Tu es dans l’erreur. Athéna aime les hommes et les protège. Elle veut qu’ils vivent en paix et en harmonie. Ce sont les dieux qui complotent contre elle. Certains dieux conspirent pour vous faire croire à notre révolte. Tu tombes dans leur piège à l’heure qu’il est !
_ Silence vermine ! J’étais chargé de te délivrer l’annonce de ta mise en mort. J’ai pu constater que celle-ci correspond bien aux prémices de la destruction de la Terre. »
Sans laisser la moindre chance de s’exprimer à Apodis, Hermès disparaît comme il est venu. Son apparence s’évapore dans l’atmosphère, à mesure qu’il s’éloigne en marchant par-dessus le vide.
Une fois seul, les bras serrant son torse déchiré par les hématomes, Apodis hurle à pleins poumons : « Athéna ! »


Sur Terre, dans une immense forêt d’arbres feuillus, un grognement bestial anime la population animale.
Dans les Rocheuses, au fin fond du Canada, un mammifère au grand corps trapu et massif, gesticule de douleur autour de deux petits de son espèce. La patte arrière droite décharnée, le géant au pelage dense et hirsute se vide peu à peu de son sang.
Gravement blessée, cette ourse n’abdique pas et protège sa progéniture d’une meute de loups affamés.
Malheureusement, la panique l’affaiblit de plus en plus et les canidés l’encerclent, en attendant patiemment la fin.
A bout de force, rampant à terre, l’ourse est à la merci de la meute.
Le chef s’élance, gueule grande ouverte, sur les petits recroquevillés contre leur maman.
Quand tout à coup, un homme au maillot et au pantalon bleu foncé, jaillit de derrière un fourré.
Bardé d’une musculature impressionnante, le géant tend le bras en avant pour que l’animal le lui chope.
Celui-ci s’en saisit et s’acharne dessus sans faire sourciller le colosse qui le soulève comme un fétu de paille. Il garde le bras gauche fermement agrippé par le loup en l’air et prend un léger élan avec son bras droit pour cogner l’animal féroce en plein flanc.
Le loup s’écrase inconscient quelques mètres plus loin, faisant fuir le reste de la meute.
Le bras gauche sans la moindre égratignure, le sauveur des oursons s’approche jusqu’à leur mère.
Souriant, les yeux débordant de compassion, Geki s’étonne : « Il y a encore quelques mois, l’idiot que j’étais, vous aurait achevé pour affirmer sa supériorité. Ma défaite au Japon et les propos de Jabu m’ont mis face à la réalité. »
Il caresse d’une main les petits tandis qu’avec l’autre, il communique son cosmos à l’animal mourant.
Bien vite, les petits retrouvent la joie qui caractérise la jeunesse puisque leur maman revient à elle.
L'ourse reprend ses esprits et elle est stupéfaite de se trouver en pleine forme, elle, ainsi que ses oursons.
De nature sauvage et prudente, elle se met en opposition à Geki qui s’en amuse : « Ah, ah, ah… Ce n’est pas très sympa. Je te signale que je viens de te sauver la vie. »
À ce moment, les petits viennent chercher de nouveau la compagnie du Japonais.
Ressentant la bonté qui se dégage du chevalier, la maman baisse sa garde et quitte les environs en ramenant ses enfants jusqu’à leur tanière.

Seul, les mains sur les hanches, Geki contemple la petite famille avec le sentiment d’avoir accompli une bonne action.
Il se penche au dessus du loup mal en point et marmonne : « Bon ! A toi maintenant ! Et après, je compte bien reprendre mon entraînement. »
Pendant qu’il réanime le loup, son expression devient plus grave : « Cela fait bientôt un mois et demi que je suis rentré auprès de mon maître. Un mois et demi que j’ai versé mon sang sur ma Cloth et que je l’ai laissé se régénérer dans sa Pandora Box. Mais il est encore bien trop tôt pour la revêtir de nouveau et revenir auprès de Seiya et des autres. Eux aussi on dû progresser. J’avais déjà beaucoup de retard à rattraper. »


Au même moment, au sud de l’île d’Yíaros, sur le port, aucun embarcadère n’est occupé. Aucun marin, aucun commerçant ne peuple cette gare maritime. Pas même les soldats ne montent la garde.
Marin dérive sur une barque sans être inquiétée.
Échouée sur son embarcation en bois, elle se dirige avec sa main, affaiblie, jusqu’au ponton le plus proche.
Son corps porte encore les marques du combat contre Peleus et Hestia, tandis que son poignet arbore le Jonc d’Athéna dont elle s’est emparée.
Une fois à destination, elle s’extirpe de son moyen de locomotion et titube jusqu’à l’unique passage qui, entre deux chaînes de montagne, relie le sud au centre de l’île grecque.
C’est seulement arrivée à ce delta qu’elle découvre deux soldats en faction.
Ceux-ci reconnaissent immédiatement l’ancienne invitée d’Hébé.
Rassurée et épuisée, elle s’effondre dans leurs bras.


Pendant ce temps, dans au Canada, à la base d’une roche épaisse où il a élu domicile, un vieil homme reste assis devant la Pandora Box de l’Ours.
Son regard s’évanouit dans le vague, pendant qu’une femme se tient derrière lui, les bras croisés.
La demoiselle, cachée derrière un masque, porte une armure marron par-dessus son bustier et son boxer couleur grenadine. Son ton n’est en rien agressif. Sa voix est calme, passionnée : « En tant qu’ancien Saint de bronze de l’Ours, tu dois donc comprendre la décision du Sanctuaire. »
Le vieillard abandonne sur le sol le message écrit sur papyrus et frappé du sceau du Sanctuaire qui lui est adressé.
_ « Oui. Oui je comprends, marmonne-t-il. Geki est considéré comme un traître et j’ai pour ordre de vous aider, vous Hevelius Saint de bronze du Petit Renard, à l’éliminer. Néanmoins, j’ai bien peur de devoir refuser cet ordre. En effet, depuis plusieurs années, j’ai le sentiment que quelque chose ne tourne pas rond au Sanctuaire. Oh, bien sûr, au vu de mon âge bien avancé, il aurait été trop prétentieux pour un Saint de bronze tel que moi, de défier l’autorité suprême. Seulement, quand Geki est venu à moi, j’ai vu en la jeune génération de Saints l’espoir d’endiguer le mal. »
_ Endiguer le mal, passe-t-elle le poing devant son opulente poitrine ?! Avec tout le respect que je vous dois, les amis de Geki se battent désormais pour une prétendue Athéna. Après s’être livrés à un tournoi ridicule, aux yeux du monde pour leurs intérêts personnels, ils défient le domaine sacré en voulant remplacer notre déesse par une richissime héritière du monde contemporain. Leur affront n’a pas de limite ! Ils ont même été jusqu’à tuer mon bien-aimé, le Saint d’argent de Persée, scande-t-elle les cheveux agités au vent. »
Le vieillard qui devait bénéficier par le passé d’une musculature impressionnante, n’est désormais plus que l’ombre de lui-même.
Tout recroquevillé, les épaules lui tombant en avant, il ne craint pourtant pas la menace d’Hevelius : « Ils sont même allés jusqu’à vaincre des Saints d’argent ! Ils vont au-delà de mes espérances. Je suis désolé mademoiselle, mais j’ai combattu avec le Grand Pope il y a une cinquantaine d’année. Il était venu nous porter assistance sur le champ de bataille. Bizarrement, j’ai senti qu’il n’était plus le même depuis plus de dix ans. Et tous ceux qui ont émis ce constat au grand jour sont mystérieusement morts. Je ne sais pas à quoi aboutira la rébellion de Geki et ses amis, mais j’espère simplement qu’elle mettra en lumière certains faits troublants.
_ Je vois qu’il est inutile de discuter davantage, soupire Hevelius.
_ Oui, sourit le colosse dans sa barbe blanche. J’ai lu la lettre jusqu’au bout et je sais quel sort m’est réservé. Je ne m’y opposerai pas. Je n’ai plus la force de le faire.
_ Adieu ancien Saint de bronze de l’Ours, lève-t-elle le bras au ciel. Adieu chevalier. »
Elle abat le tranchant de la main sur l’ancêtre.
Sa tête se détache et roule sur le sol, arborant toujours un rictus de satisfaction, à l’idée d’être allé jusqu’au bout de ses convictions.
Le reste de son corps s’écrase misérablement dans un flot de sang qui éclabousse le visage d’Hevelius.

Plus loin, dans les Rocheuses, Geki relâche la concentration de son cosmos.
Une étrange aura vient à lui. Il l’accueille dans sa main et s’inquiète : « Cette lueur ! C’est celle de mon maître. J’ai un mauvais pressentiment. »


Au sommet de sa prison olympienne, Apodis tourne en rond.
Les mains derrière le dos, tête baissée, perdu dans ses esprits, le Saint de bronze de l’Oiseau de Paradis fait les cent pas.
De temps en temps, il regarde les directions par lesquelles lui sont apparus Hermès et une femme dont il ignore encore l’identité.
Sa marche circulaire prend finalement fin, lorsqu’il se recentre au beau milieu de la colonne et dégage de son poing, en direction du ciel, une vague de cosmos : « Qu’est-ce que vous attendez de moi ! »

Il a beau s’époumoner, rien n’y fait.
En soufflant d’exaspération, se tenant le ventre et la gorge en raison de sa faim et de sa soif grandissante, il se laisse tomber sur le dos.
Il ferme les yeux et se laisse submerger par les souvenirs du passé…

Flashback
1981 - Désormais promu sergent, Apodis s’était établi dans le village de Paesco.
Les journées passèrent et pendant ce temps Pullo et Cliff soumirent à Apodis une soixantaine de soldats, parmi lesquels il recruta les treize meilleurs.
Il ne les jugea pas pour leurs capacités physiques ou leurs dispositions au combat. Il voulait une équipe de féroces soldats, impartiaux au combat et charitables envers le peuple.
Parmi ces treize élus, aucun n’était issu du même milieu. L’un était le fils d’un riche artisan, l’autre fouillait les ordures pour survivre, alors qu’un autre était soldat depuis plus de vingt ans. Il choisit même dans ses rangs une femme chevalier qui avait été rejetée de son camp d’entraînement pour avoir essuyé trop de défaites. Ainsi qu’un pauvre souffre douleur et son opposé, séduisant et sûr de lui qui n’avait pour seule gloire que le nombre de conquêtes tombées sous son charme.
« Tous différents et réunis sous le même emblème : Athéna, répétait souvent le sergent Apodis. »

Apodis et Cliff laissèrent les treize pousses sous la houlette de Pullo, tandis qu’ils s’attachaient à la fabrication de la demeure de Mujakis et à la fortification d’un camp.
Pour les aider à réaliser tout ce travail, Apodis avait pris sous son aile des villageois sans emploi, qu’il récompensait par bien plus de sacres qu’il n’en fallait.
La vie d’Apodis prenait un sens.
Le peuple appréciait sa présence et sa mère était épanouie grâce à lui.
Souvent, elle admirait à son fils : « Comme je suis fière de toi, répétait-elle souvent. »

Le jour, après des longues heures de labeur, Apodis flirtait avec Netsuai.
Elle était présente sur chaque chantier occupé par le chevalier. Elle lui apportait de l’eau et de la nourriture.
Ils échangeaient leurs points de vue sur tous les sujets de la vie quotidienne et souvent s’amusaient de partager les mêmes avis.
L’Oiseau de Paradis partageait également une profonde relation d’amitié avec sa voisine Marin Saint d’argent de l’Aigle et son disciple, le jeune Seiya. Souvent, Aiolia venait les visiter et Apodis appréciait de pouvoir converser avec un chevalier d'or.
Trop peu de monde accordait de l’importance à Aiolia en raison du passé honteux de son frère et ce, malgré le fait que le Lion se soit révélé être un des héros de la Guerre Sainte contre les Titans.
Certains avaient le même dédain pour son amie Marin à cause de ses origines asiatiques.
Apodis était donc un des rares à les saluer et même à s’incliner au début de leurs rencontres, pour leur témoigner le respect qui leur était dû. Bien vite ils lui demandèrent de se tenir droit face à eux, le considérant comme un ami. Il aimait leur confier son affection pour Netsuai.
À son tour, il comprit bien vite qu’ils partageaient une forte attirance amoureuse l’un envers l’autre, même s’ils voulaient le cacher. Il se prêtait donc au jeu et faisait fi de ne pas avoir conscience de l’amour réciproque entre Aiolia et Marin.

La nuit, il découvrait les joies des repas intimes chez Misty.
Là-bas, il s’amusait de voir Aphrodite soudoyer tous les invités pour participer à des jeux charnels comme il aimait en soumettre.
Il riait lors des parties de cartes en compagnie de Docrates et Aldebaran.
Il charriait Jamian qui évoquait sans cesse ses mésaventures quotidiennes.
Il engageait de sérieuses discussions à propos de la surveillance du domaine en compagnie de son lieutenant Misty. Tous les deux vautrés dans des sofas, pendant que plusieurs esclaves les massaient et les nourrissaient. Ils prenaient de sérieuses décisions devant quelques danseuses et danseurs qui s’exhibaient dans le plus simple appareil.
Mensa et Circinus venaient les rejoindre autour d’un verre de vin, pour prendre note des nouvelles instructions, afin d’améliorer la vie des villages de l’ouest.
Enfin, Apodis jouissait de son statut, de sa beauté et de l’attention qui lui était portée auprès des plus belles créatures à la solde de Misty.

Les mois défilèrent très vite.
La troupe d’Apodis était prête. Il lui fallut juste trouver un remplaçant à un de ses soldats qui ne survécut pas à l’intensité de l’entraînement de Pullo.
Contre un sac de sacres suffisant, Apodis put obtenir de Saül, le forgeron du Sanctuaire, des tenues, des protections et des armes sur-mesure pour ses soldats.
Ainsi, contrairement à tous les autres gardes du Sanctuaire, la cohorte d’Apodis était dotée d'une tenue spécifique. Les quinze guerriers d’Apodis portaient un casque couvrant entièrement leurs têtes et prenant la forme d’un bec qui descendait pour couvrir leur nez, à l'instar du diadème de la Cloth de l’Oiseau de Paradis.
De cette façon, le peuple reconnaissait la cohorte qui jouissait d’une grande réputation. Apodis leur faisait répéter souvent : « Accomplir des miracles est un don qui nous a été fait par les dieux. En faire usage pour les hommes selon le bon vouloir d’Athéna, tel est notre devoir. »
C’est cette unité qui permettait à cette équipe de témoigner d'un profond sentiment humaniste.
Apodis était très exigent envers ses soldats, tout comme il l’était envers lui-même. Il se considérait comme leur égal. Il s’entraînait avec eux, donnant des conseils à ceux qui en avait besoin, acceptant leurs remarques et leurs recommandations lorsqu’elles étaient justifiées.
Chaque fois qu’un événement majeur de leurs vies comme un anniversaire, un mariage ou la naissance d’un enfant pour ceux qui avaient une famille, le permettait, ils les célébraient tous ensembles au court d’un repas convivial.
Fermes mais justes, ils étaient soudés, ils s’appréciaient et été aimés du peuple.
Eurydice aimait venir à leur rencontre et Orphée leur jouait souvent de sa lyre, en guise de reconnaissance pour le travail accompli.
Cette majestueuse réputation s’étendit au fil des mois sur tout le Sanctuaire et incita de nombreux habitants à se rapprocher des villages sous leur protection.
Bienfaiteurs aux yeux du peuple, Apodis et ses soldats étaient surnommés Achille et ses Mirmidons.
La réussite des missions confiées par le Grand Pope sur les territoires ennemis sans pertes humaines, acheva de conforter cette appellation.

Un tel succès ne laissait indifférente aucune femme.
Seulement, au fil du temps, Apodis ne cherchait les faveurs que d’une seule.
Celle qui faisait battre chaque jour plus fort son c½ur depuis leur première rencontre.
Lorsqu’il se plongeait dans son regard, les yeux de Netsuai ne dégageaient pas toute la convoitise des autres. Elle voyait au plus profond de son âme et lisait quel homme il était, au plus profond de lui.
Leurs rencontres quotidiennes lui permirent de connaître chaque secret de son c½ur et elle ne pouvait être inconsciente de l’amour qu’ils se vouaient.
Flashback

Brusquement, une lueur blanche l’extirpe de ses souvenirs.
Il se relève sans se soucier de ses plaies ouvertes et distingue cette silhouette féminine quasi nue qu’il avait pu admirer il y a presque deux semaines.
L’intimité de l’intruse est à peine dissimulée par quelques ornements. Ses cheveux longs noirs de jais ressortent sur le fond quasiment blanc de l’horizon observé par Apodis.
Elle s’avance en marchant sur le vide en regardant le pauvre homme ébahi.
Une fois à sa hauteur, elle dissimule son corps svelte et plein de grâce d’une toge sombre au tissu très fin permettant de voir au travers.
_ « C’était vous n’est-ce pas, demande Apodis resté assis, l’autre fois, qui m’êtes apparue pour me conseiller de ne pas sauter ? »
Elle reste silencieuse. Son visage aux traits très tirés et ses larges yeux toisent Apodis sans le moindre mot.
_ « Votre regard, votre façon de vous tenir. Vous me faîtes penser à elle. Celle qui est la cause de ma présence ici. Hestia. Vous êtes du même rang n’est-ce pas, en déduit-il ? »
L’entité accepte de répondre d’un hochement de tête affirmatif.
_ « J’ai eu droit à la présence d’Hermès tout à l’heure pour m’annoncer que bientôt on m’exposerait comme une bête de foire dans une arène. J’imagine que vous êtes venue me chercher et que c’est pour cela que vous ne vouliez pas que je saute la dernière fois ? »
En guise de réponse, elle ouvre délicatement sa toge et, à la place de son abdomen parfaitement dessiné et de sa poitrine à peine couverte, apparaît une sorte d’univers.
De cet espace temps qu’elle a invoqué, jaillissent des mets aux formes inconnues pour Apodis ainsi qu’une jatte.
_ « On dirait des fruits ? Je n’en ai jamais vu de tels. »
La divinité consent enfin à prendre la parole. Sa voix, tout en étant calme, impose un profond respect : « Il s’agit de nectar et d’ambroisie.
_ La nourriture des dieux ! Vous les avez fait téléporter jusqu’ici ! Mais enfin, pourquoi ? »
Elle lui tourne le dos de nouveau : « Comme tu l’as dis toi-même, il s’agit des mets des dieux. Une seule bouchée de cela devrait soigner tes blessures et te redonner pleine possession de tes moyens. Tu en auras besoin. L’épreuve qui t’attend dans le coliseum sera rude.
_ Pourquoi tant de considération à mon égard ? Et qui êtes-vous à la fin ? »
Elle lui tourne le dos et repart comme elle est venue, ne prenant pas le temps de répondre.


Sur Terre, en quelques bonds, Geki arrive devant le rocher où son maître et lui vivaient.
Il est immédiatement saisi par la vision d’horreur, provoquée par les circonstances de la mort de son maître. La tête détachée de son corps roule au gré du vent.
Les cent deux kilos de l’Ours, s’effondrent à genoux : « M… Maître… »

Un rire sarcastique se fait rapidement entendre.
Depuis le creux laissé dans la roche à l’intérieur de laquelle le défunt vivait, Hevelius se montre.
Le masque de femme chevalier, ainsi que l’armure qu’elle porte ne laisse aucun doute à Geki.
D’un revers de la main il sèche ses larmes et se redresse : « Je suis Geki Saint de bronze de l’Ours. L’homme que tu as tué était mon maître. Et il était innocent. »
D’ordinaire si calme et si douce, Hevelius présente une attitude bien plus hostile depuis la mort d’Algol : « Non. Il était coupable. Coupable de s’être allié avec un traître de ton espèce. Un chien au service de cette Saori Kido. Responsable de la mort de Misty, Astérion, Mozes, Babel et… Algol.
_ S’il s’agissait de gens envoyés contre Seiya et ses amis, comme l’avait été Phénix, alors il s’agit d’un acte de justice, fait craquer ses poings Geki. Nous avons été attaqués par le mal, alors que nous n’avions rien fait. Peut-être que de nous être exposés lors de la Galaxian War aux yeux du monde était une erreur, mais je doute que cela justifie l’acharnement dont nous sommes victimes.
_ Cela va bien au-delà de ça. Vous avez défié délibérément le Sanctuaire. Alors ne compte pas t’en sortir.
_ Mais je n’y comptais pas. Il était hors de question que tu partes d’ici, sans avoir payé la mort de mon maître de toute façon, se met en garde l’Ours. »
Sans prévenir, Hevelius se jette sur le Japonais. Elle balance ses deux jambes musclées en avant et profite d’un prodigieux élan, pour le frapper avec ses deux pieds en pleine face.
Le mètre quatre vingt huit de Geki est soulevé comme un rien du sol.
Le temps qu’il se ressaisisse, il ne peut esquiver un crochet en plein poitrail, suivi d’un coup de pied sauté au visage.
En reculant de trois pas, Geki a à peine le temps de se remettre en garde que son adversaire apparaît déjà derrière lui. Elle le cogne avec ses deux poings dans les reins.
Dépourvu de la moindre protection, Geki s’écroule.
_ « Minable, le regarde-t-elle avec dépit ! Je me demande pourquoi on m’a envoyé, moi, Hevelius Saint de bronze du Petit Renard, pour t’éliminer. De simples soldats auraient suffi.
_ Il est facile de se vanter lorsqu’on attaque un adversaire sans armure, se relève-t-il difficilement.
_ Faudrait-il que j’accède à cette faveur ? Tu me promets un combat plus relevé si je te laisse porter ton armure ? »
D’un revers de la main, Geki se nettoie le sang qui s’échappe de ses lèvres. Son regard est emprunt d’une animosité rageuse. Son sourire lui donne une mine confiante : « Surtout pas ! Tu sembles être une Saint de bronze aguerrie. T’affronter sans armure sera un test pour m’assurer de mes progrès. »
Derrière Geki, l’effluve de sa cosmo énergie dessine un ours.
Le chevalier s’élance à son tour.
Son mouvement, beaucoup plus fluide que tout à l’heure, surprend Hevelius.
Arrivé devant elle, il l’assomme en laissant tomber sa grosse main gauche sur le sommet de son crâne. Il l’enchaîne, avec une agilité qu’Hevelius n’aurait pas prêtée à un tel gabarit, d’un coup de pied retourné qui fissure le masque de la compagne du défunt Algol.
Passablement sonnée, la jeune femme choisit de concentrer son cosmos dans sa main droite : « Très bien, tu vas subir ma technique prépare-toi à… »
Seulement, Geki se précipite sur elle avec une maîtrise totale du déplacement à la vitesse du son. Il cogne du gauche l’avant bras droit d’Hevelius pour lui faire perdre son accumulation de cosmo énergie. S’ensuit un uppercut du droit et un coup de tête qui aggrave l’état du masque.
Tandis que son corps s’échoue en arrière et que ses forces l’abandonnent, Hevelius revoit les plus beaux instants de sa vie passés en compagnie d’Algol.
Néanmoins, une terrible pression contre sa boite crânienne la ramène à la triste réalité.
Avec ses deux énormes mains, Geki s’est saisi de son crâne qu’il serre de toutes ses forces.
Le masque se brise totalement et le visage d’Hevelius commence à se déformer tandis que du sang jaillit de ses yeux, de sa bouche, de son nez et de ses oreilles.
D’un hurlement bestial, Geki proclame son succès : « Cette victoire, maître, est pour vous. Et pour tout ce que vous m’avez enseigné. Pour l’amour, pour la justice… Pour Athéna ! Hanging Bear ! »
Le diadème de la Cloth de bronze du Petit Renard cède et couvre le bruit provoqué par le craquement des os de la jeune femme.
La boite crânienne en lambeaux, la compagne du Saint de Persée est partie rejoindre son amant.
Geki, lui, reste immobile. Il abandonne le cadavre de son ennemie qui s’échoue à ses pieds.
Des larmes lui viennent : « Maître, vous êtes mort parce que vous croyiez en moi. Malgré mes progrès, je doute de pouvoir rattraper le niveau de Seiya et des autres. Mais je jure en votre mémoire, que je me battrai à leurs côtés jusqu’au bout. »


Aux confins de la dimension qui surplombe la Terre, le temple de Zeus domine le Mont Olympe.
Devant lui, sur le versant de la montagne, est dressé le Palais des Dieux. C’est ici que les dieux olympiens se réunissent.

A l’intérieur, dans la chambre qui juxtapose la salle des banquets, la salle du trône, le débat est vigoureux.
Sur le sol marbré, positionnés en arc de cercle devant un trône immense, onze sièges imposants sont partiellement occupés.
En effet, les dieux résidents en l'Olympe se concertent.
_ « Bien évidemment, les principaux concernés sont absents, pointe du doigt trois fauteuils vides Hestia. Hadès, Poséidon et surtout Athéna ne sont pas là lorsqu’il s’agit de débattre à propos de la Terre.
_ Mais bien plus que de la Terre elle-même, aujourd’hui, il est question de l’Homme, précise à côté d’elle Héra.
_ À commencer par celui qui a osé attenter à Hestia, rajoute leur complice Héphaïstos assis à l’autre bout. Il est retenu aux prisons de l’Olympe. Il s’agit à présent de valider la suggestion faite il y a peu de temps.
_ Au vu des éléments exposés ici et des événements de plus en plus irrévérencieux à notre encontre ces derniers siècles, intervient Artémis, j’estime que la sanction que nous avions prise à l’égard de cet humain indélicat est adéquate.
_ J’ai voulu moi-même en avoir le c½ur net, affirme Hermès à côté d’elle. Je me suis rendu aux prisons pour voir de mes yeux cet affront. Je ne me suis jamais autant senti insulté par le simple regard qu’il pouvait me jeter. Cette punition est sans conteste la plus appropriée. »
Les mains posées avec grâce sur les accoudoirs de son majestueux fauteuil, les jambes croisées avec élégance, Aphrodite Déesse des Plaisirs et de la Beauté propose d’une voix douce mais assurée : « Je suis profondément choquée par l’impudence de cet homme. J’insiste pour que les Anges qui forment ma garde personnelle, s’occupent de châtier cet individu dans l’arène. »
Enfin, tous tournent leur regard vers le siège du milieu, celui qui fait face au trône de Zeus.
Silencieux depuis le début, le visage inexpressif, Apollon attend que le silence règne, pour offrir sa divine parole.
Ses petits yeux plissés se lèvent en direction du trône.
Sans en attendre la permission, preuve de son influence pressante dans l’Olympe, le Dieu du Soleil s’adresse à leur souverain avec ses courtes phrases qui le caractérisent si bien : « Et bien. Dieu des dieux. Voici la preuve, s’il en fallait une, de ce que je t’avançais. Sous la coupe d’Athéna, les hommes se dressent contre nous. Ce chevalier mourra contre le premier Ange auquel il sera confronté. A défaut de celle des humains, cette divine punition fera accroître la foi des olympiens en nous. »
Aussitôt, les regards se lèvent sur l’empereur des cieux. Sachant qu’une réponse de sa part est attendue, Zeus se racle au préalable la gorge.
Le son provoqué est si intense qu’il retentit tel un coup de tonnerre.
Au sommet de l’Olympe, un éclair déchire le ciel.
Les mains épaisses du roi des dieux, tombent sur ses cuisses habillées d’une courte jupe blanche, provoquant un second grondement.
Ainsi, il prend appui sur ses jambes et se lève pour exposer ses deux mètres quarante-sept maintenus par une musculature inouïe.
Il réajuste le voile blanc qui passe au travers de son torse et habille la moitié de sa poitrine.
Ses yeux larges et plissés sont coiffés d’épais sourcils. Ceux-ci sont d’un blanc aussi grisonnant, que sa longue et opulente chevelure. Celle-ci se mêle à sa barbe dense, qui descend jusqu’au c½ur de ses pectoraux taillés dans le marbre. 
Lorsqu’il commence à ouvrir la bouche pour apporter sa réponse, le temps semble se suspendre. Tous sont pendus à ses lèvres. Sa voix détone à en faire trembler les murs : « La situation est en effet préoccupante. Jamais je n’aurai pu croire qu’un humain se rende coupable d'une telle offense à l’égard de l’Olympe. Lorsque j’ai légué la Terre à ma fille Athéna, j’espérais qu’elle ferait des hommes des êtres à notre image. Hélas, le vice qui les ronge les condamne de génération en génération à notre colère. Cependant, depuis mon retrait dans l’Olympe, j’ai pris pour habitude d’écouter les c½urs des humains en faisant réincarner sur Terre mon Aigle et mon Trait de Foudre. Ils me servaient de messagers et me permettaient de peser le pour et le contre entre les qualités et les défauts des hommes. »
Le maître des huit divinités réunies ici s’assied, comme pour conclure sur une indécision.
Préférant obtenir une autre réponse, Apollon lui suggère : « Pardonne-moi dieu des dieux. Tu sembles soucieux. Toutefois, cela fait des siècles que nous te faisons part de notre inquiétude. La gouvernance des hommes par Athéna laisse à désirer. Elle les soutient dans leur rébellion contre notre autorité. Certains en viennent même à nier notre existence. Ton Aigle et ton Trait de Foudre sont la preuve que même réincarné, un olympien peut être corrompu par la bassesse des hommes. Aujourd’hui, ils ne sont pas revenus vers toi. Ton Aigle et ton Trait de Foudre, ont bafoué leur allégeance en ton nom. »
Pensif, presque dérangé, Zeus passe sa main dans sa barbe drue.
Ses yeux prennent la direction du dernier membre de leur comité.
Cette déesse, bien silencieuse depuis le début du débat, observe les siens.
_ « Lesquels mènent le complot et lesquels en sont victimes, s’interroge-t-elle ? »
L’intimité à peine dissimulée par quelques ornements, quasiment nue, celle qui est apparue à Apodis sous une toge sombre au tissu très fin, réalise la tournure que prennent les événements. P
référant ne pas faire le jeu de ses semblables, elle s’est mue jusqu’à présent dans le silence.
Néanmoins, la voix caverneuse de leur souverain l’interpelle : « Et bien Déméter. Tous ont donné leur avis ici sauf toi. Que suggères-tu ? »
L’entité aux longs cheveux noirs de jais, préfère ne pas éveiller les soupçons et fait le jeu des conspirateurs : « Seigneur Zeus, le coliseum n’a pas été utilisé depuis des siècles. Je pense qu’il serait du meilleur effet d’y inviter votre peuple pour les divertir. La mise à mort d’un homme leur offrira un passe temps original. Quant à nous, cela nous rappellera aux bons souvenirs des guerres d’antan. »
Cette réponse satisfait Héphaïstos, Héra et Hestia qui arborent une expression suffisante. Apollon, lui, reste terne comme à son habitude. Ravi néanmoins au fond de lui que son plan se déroule comme prévu.
Voyant que Zeus ne partage pas les mêmes certitudes qu’Aphrodite, Artémis, Déméter et Hermès, le Dieu du Soleil précise : « Dieu des dieux. S’il t’en fallait plus, je me contenterai de citer la légèreté d’Hébé. Comme ma s½ur Athéna. Elle a toujours cru bon de se réincarner parmi les hommes. Les encourageant même, dans leur entreprise de destruction du temple d’Hestia sur Terre. »
Confronté à une vérité montée de toute pièce, Zeus n’a pas d’autres choix. Il fronce les sourcils et grommelle : « Qu’il en soit ainsi. Le chevalier d’Athéna sera jeté dans le coliseum. Il affrontera les Anges au service d’Aphrodite comme celle-ci l’a proposé. Il les affrontera jusqu’à ce que mort s’en suive. »


Durant ce temps, à l’intérieur d’un temple qui porte encore les traces de l’occupation athénienne de ces derniers mois, Marin recouvre ses esprits sur Yíaros.
Son premier réflexe est de caresser son visage, pour s’assurer qu’il est toujours caché.
A cet instant, la stupeur la prend, ses doigts caressent sa peau. « Mon masque, s’inquiète-t-elle aussitôt ! »
Elle bondit de la couche où elle se reposait, sans se soucier de ses plaies encore fraîches.
Heureusement, la voix chaleureuse et familière de Juventas la ramène au calme : « Ne t’en fais pas. Tu es dans le temple réservé aux prêtresses d’Hébé. Le temple des femmes, le temple d’Héra. »
Marine se saisit immédiatement du masque, que lui tend l’Alcide des Juments de Diomède : «  Merci. Je… Je ne voulais pas te sembler impolie. »

Les deux jeunes femmes sortent côte à côte.
Leurs regards dissimulés fixent une statue d’Hébé qui trônait autrefois fièrement devant ce temple et qui est maintenant couchée et brisée, après le massacre orchestré par les Athéniens.
_ « Il ne reste plus rien d’elle désormais, déclare tristement Juventas. »
La voix venue du ciel et communiquée par télépathie par ¼dipe, réagit au sous-entendu de son amie. Son apparence disgracieuse fend l’air, pour le laisser prendre place à proximité des jeunes femmes : « C’est faux. Il règne sur cette île une atmosphère bienfaisante. Comme si l’empreinte du cosmos de notre Majesté était ancrée à jamais. Et le plus important, c’est que cette île a toujours vu ses habitants vivre dans l’amour. De notre divine Hébé, il restera toujours nos c½urs aimants. »
Au loin, Juventas regarde sa fille Agape courir après d’autres enfants.
_ « Et si d’Iphiclès il me reste Agape, que me reste-t-il d’Apodis ? Et de Baucis ? Et Philémon, relance avec peine Juventas ?
_ Il nous reste l’espoir, tend Marin le Jonc que ses amis ont gagné. Ils sont parvenus à arracher cet artefact indispensable à la protection d’Athéna, pour les véritables combats à venir. Maintenant nous pouvons passer à l’étape suivante. Une fois qu’Athéna aura repris son Sanctuaire…
_ Oui, l’interrompt Juventas. Une fois qu’elle aura repris son Sanctuaire, seulement à cet instant, nous prêterons allégeance à Athéna. Maintenant, l’étape suivante, quelle qu’elle soit, sera pour moi de protéger l’île et de veiller sur le peuple.
_ Après la mort d’Iphiclès, Juventas est devenue le général des armées hébéïennes, précise avec beaucoup d’affection pour Marin ¼dipe. Sans déesse désormais, Juventas devient légitimement la régente d’Yíaros. A cet effet, je deviens son sujet. Et je préfère t’avouer que je lui donne parfaitement raison sur sa décision. La querelle interne au Sanctuaire d’Athéna nous a coûté tout ce que nous avions. »
Soutenue, Juventas, le corps noyé par les larmes qui s’échappent de sous son masque, conclut d’une tape amicale sur l’épaule de Marin : « Le premier Jonc que tu avais ramené sur Yíaros repose toujours sur le siège d’Hébé. Tu es libre de le reprendre.
_ Je comprends votre décision, baisse la tête amèrement Marin. Je poursuivrais donc, seule, mes investigations. Cependant j’aimerai, au contraire, avec votre accord, laisser ce second Jonc ici, en compagnie du premier. Je ne voudrais pas qu’ils finissent entre de mauvaises mains, si je venais à faire une sale rencontre.
_ Bien entendu. Je te laisse le soin de réunir au Parthénos les deux Joncs. Nous restons les alliés d’Athéna, même si cette quête en son nom s’arrête ici pour nous. »


En Olympe, à l’intérieur du temple du dieu du Soleil, aux pierres aussi froides que son c½ur, Apollon laisse son fidèle serviteur, le vieux Roloi, lui tenir sa cape pour faciliter son avancée.
Derrière eux, l’Ange le plus puissant de l’Olympe, Helénê, connue sous le nom terrestre de Ksénia, arbore un sourire à mesure que le petit bonhomme moustachu félicite la stratégie de leur maître : « … De plus, vous devez être ravi que ce soit sa Splendeur Aphrodite, qui propose de punir le chevalier. Alors qu’elle n’est même pas complice de votre plan, elle suit parfaitement le déroulement de celui-ci. Et sans compter Hermès, à qui il a suffit de voir la grossièreté de l’humain pour être certain de sa culpabilité. »
Arrivé devant une litière sur laquelle il choisit de s’allonger, Apollon se défait de l’assistance de Roloi d’un mouvement de bras qui signifie tout son agacement.
Les gros yeux inondés de bêtise du bougre au crâne dégarni s’écarquillent malgré tout pour exprimer un plaisir tout particulier lorsque Apollon prend la parole.
_ « Tes conseils m’ont été d’une grande utilité également, le satisfait Apollon. Il faut le dire. Avoir séparé l’Aigle et le Trait de Foudre de Zeus dès leur enfance terrienne. Il s’agissait d’une ingénieuse idée. Aujourd’hui Zeus ne peut voir que les défauts des hommes, que rapportent les Olympiens. Il ne voit plus ce qu’il prétendait être leurs qualités, lorsque ses seconds les lui rapportaient. »
Roloi s’écarte pour laisser d’autres serviteurs servir à leur maître du nectar et de l’ambroisie.
Face à l’euphorie de Roloi, Helénê s’emballe : « Maintenant qu’Hébé a été anéantie, Athéna est désormais seule sans le soutien de quiconque. C’est le moment idéal pour porter un coup fatal. »
Tout en tournant autour de la vénusté Roloi la regarde avec indélicatesse. Prêt à laisser balader quelques mains bien audacieuses sur les courbes de l’Ange, Roloi préfère atténuer son enthousiasme : « Agir ainsi serait bousculer les choses. Alors que tout se met en place progressivement, il serait dommage de tout gâcher. »
Elle corrige les mauvaises manières du vieillard sénile, en lui tapant la main.
Face à tant de décontraction, Apollon prend un ton impérial qui impose le respect à ses deux sujets et fait fuir ses esclaves : « Cessez vos imbécillités. Helénê n’a pas tort. Athéna est affaiblie. Mais Roloi a raison. Les autres dieux qui ne sont pas au fait de mon plan tombent dans le piège. Ils se font manipuler aisément. Tu as semé quelques graines sur Terre Helénê. Auprès d’Hadès. Auprès de Poséidon et d’Odin. Auprès d’Arès également. Laisse-les donc germer. Athéna sera obligée de commettre l’irréparable. Ne laissant plus d’autre choix à Zeus, que d’accepter ma réalité. »


En Grèce, les vagues viennent mourir sous les pontons du port de l’île d’Yíaros dans le calme le plus total.
Assise au bout d’un de ceux-la, Marine retire son masque pour scruter l’horizon.
Elle est perdue dans ses pensées : « Je repars de zéro à présent. L’idéal serait pour moi de récupérer mon Pendentif de Zeus. Cette vision que j’ai eu lorsque j’ai été frappée par le cosmos d’Hestia m’a délivré quelques signes. Hélas, je ne sais comment les interpréter. En plus de l’Olympe, je suis chassée par le Grand Pope. Et le seul qui n’en a cure et qui dispose des connaissances nécessaires est Mû de Jamir. Je n’ai que lui vers qui me retourner. »
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シナラムから日本へ / Re: Topic unique Saint Seiya
« Last post by chevkraken on 2 March 2020 à 3h44 »
Quote
J'aime beaucoup moins le côté "regardez, je suis un yakuza ami des catcheurs".
attention, tout ce côté là est à prendre au 2nd degré, Kurumada s'est créé une image au fil des années, une image qui est dû au côté très "viril" de ses mangas. un aspect qui est associé aux Yakuza au japon ou du moins aux gang de loubard.
dans 80% des cas quand des manga japonais font de la parodie avec des loubard avec un design retro, ça sera de la parodie de Kurumada style.

Et à côté de ça Kurumada est aussi loin d'être la personne sexiste que la loi du masque du manga pourrait laisser croire. Il a toujours été très gentil envers le public feminin dans ses interview et a nommé le personnage de June en hommage au magazine de prépublication Yaoi pour faire plaisir à ses nombreuses lectrices qui lisaient ce magazine.

C'est aussi lui qui a imposé la présence d'une femme refusant la loi du masque dans Omega(et en dehors d'episode G, il a confié tout les spin off manga de saint seiya à des femmes)

Pour le Mekai/Elysion, je doute que Kurumada ait put être assez influent pour provoquer la catastrophe que l'on a eu.

Par contre, pour demander l’éviction de Yamauchi, oui, ça c'est autre chose. Mais le budget reduit et les changements de doubleurs c'est à Bandai qui n'a pas investi qu'on les doit.

Et la mise en scene au rabais c'est un cumul d'un Katsumata hasbeen et fatigué (ses ep sur Omega saison 1 et sur Heartcatch Precure sont naze niveau mise en scene) et de la Toei qui devait vouloir éviter de prendre des risque à à nouveau contrarier Kurumada.

Après, franchement, quand je voit le Tenkai, je peut comprendre que Kurumada ait pété un plomb. le Tenkai c'est typiquement Yamauchi en roue libre(d'ailleurs dans un interview a animeland l'an dernier, il assume à 100% ce qu'est le Tenkai et son échec)
J'aime beaucoup le style de Yamauchi, mais quand quelqu'un est là pou le garder sous controle, sans ça on se retrouve trop souvent face à des titre contemplatif à l'excès(et donc chiant), peinant à raconter une histoire de façon claire et en plus on a sans arret les même thème avec des persos en plein errance.

C'est pas pour rien si de tout les réalisateurs qui ont quitté la Toei dans la première moitié 2000, c'est le seul qui n'a pas réussi a faire de vrai carrière et n'a au aucun succès auprès du public (Casshern sins a été un succès critique, mais le public a boudé la série)

d'ailleurs, perso, je trouve son élève Morio Hatano plus doué que lui. Hatano, c'est un peu un Yamauchi en light avec un dynamisme accru et une grosse dose de modernité.
C'est aussi un réal capable de te sauver une série produite à l'arrache.
On a tendance à l'oublier, mais Omega saison 1 a été une série produite avec des délai de l'horreur. l'épisode 1 était pas fini à sa diffusion, la preview du 27 montrait l'épisode toujours en version non finalisé et Umakoshi a annoncé sur twitter le besoin de prendre un peu de vacance à la fin de la saison 1 vu la masse de boulot que c'était.
Hatano c'est aussi le réal qui a réussi a rattrapper tout les retard de prod de Dragonball Super au cours de l'arc Black Goku en reprenant la série des pattes de Kimitoshi Chioka qui galérait avec les délai de l'horreur de la série.


Je suis plus partagé sur Nagamine, c'est juste un dieu pour tout ce qui est scene d'action, il a assimilé les point fort du style Yamauchi en dynamisant à mort le tout et est plus doué que Hatano sur ce point, mais pour ce qui est faire de l'emotion ou du contemplatif c'est pas son truc, d'ailleurs tout les episodes emotions des séries où Nagamine et Hatano ont bossé sur Precure ne sont jamais confié à Nagamine qui peine à faire passer des emotions
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シナラムから日本へ / Re: Topic unique Saint Seiya
« Last post by Nao/Gilles on 29 February 2020 à 14h16 »
On parle du forum...  :sifflote:
https://lesanctuairedepromethe...ing-une-specificite-francaise/
J'ai lu ça hier en diagonale après avoir vu la mention ici, c'est...
Disons que j'ai connu Prométhée plus inspiré.

Quand il parle de schisme il me fait rire, il y a eu plein de "schismes", mais il y a eu, de mémoire parce que ça date, deux principaux problèmes :
- La fermeture de Cynarhum pendant un mois vers 2005 ou 2006 parce que j'essayais de m'extirper de tout ça pour refaire ma vie, à l'époque. C'était une belle connerie sur le coup, mais ce n'était pas plus mal, Potes & Roll est né de ça, et ça m'a soulagé énormément du poids de la modération. A l'époque, il y avait trop de messages et je voulais toujours tout lire. Par contre ma communication sur le sujet a été infecte.
- L'engueulade avec Arion, mais là c'était bien après mon départ du fandom Saint Seiya, quand il a tenté de m'arnaquer de 30.000¤ (confirmation obtenue en 2009). Depuis, Arion est devenu copain avec megagg (qui est-il utile de le rappeler, l'avait fait virer du projet des livrets CD) et Olivier Fallaix (guère mieux dans l'histoire), enfin bref c'est un grand regret pour moi que d'avoir autant donné ma confiance à quelqu'un qui n'était intéressé que par son intérêt personnel. Pour rappel, à l'époque des livrets CD, Arion avait refusé d'être payé par Olivier pour le travail déjà fait (il avait proposé 250¤ par personne), et par solidarité j'ai refusé également. J'estimais que je méritais pleinement ce paiement, mais je n'avais pas voulu faire "tache" en acceptant de l'argent alors qu'Arion le refusait. Au final, il a jeté ses "principes" aux oubliettes en écrivant dans Animeland par la suite, sous la direction d'Olivier...
Mais bon, comme vous pouvez le voir, je suis tellement "vindicatif" à son égard que Burning Blood et ses autres sites sont toujours hébergés sur mes serveurs.
Bref, tout ça c'est du passé pour moi, et j'apprécie que ça le reste et pas que des gens viennent tenter de remuer en 2020 le fumier qui s'est largement décomposé depuis.

Le souci avec Prométhée c'est qu'il a toujours été un fanboy de Kurumada. Je comprends et j'accepte pleinement cet état de fait, parce que mon "antipathie" à l'égard de Kurumada est également teintée d'une certaine reconnaissance à son égard. Comme on dit, qui aime bien châtie bien. Et franchement Kuru est une cible facile. Il a toujours été ouvert sur ses propres manquements et limitations. Mais ça fait aussi que je l'apprécie pour ça. J'aime beaucoup moins le côté "regardez, je suis un yakuza ami des catcheurs".

Mais le nerf de la guerre, ici, c'est que j'ai "osé" mettre sur Kurumada la responsabilité du fiasco du Meikai/Elysion, ce que je continue à assumer (la seule chose que je lui accorde, c'est que l'histoire du changement du cast n'est pas de son entière responsabilité, mais ça n'empêche qu'il a laissé faire). Or, comme il a été précisé plus haut, j'ai toujours également été très précis sur mes sources : l'information venait d'un e-mail de Pierre Giner quelques temps après l'avant-première du Tenkai.

Pierre est un très chic type (certainement plus que moi ! ;)), qui n'a jamais eu un quelconque intérêt à raconter des craques ; j'espère d'ailleurs qu'à l'époque il ne s'est pas fait taper sur les doigts par la Shûeisha pour avoir divulgué ces informations. Peut-être qu'il les nierait aujourd'hui, et je le comprendrais. Mais c'est aussi un fan de Saint Seiya, c'est un ami de Yamauchi et de Kurumada à la fois, donc il était le cul entre deux chaises et était désolé de la situation.

Mais ça n'empêche que ces e-mails, il me les a écrits, et que je n'ai pas fait un grand travail d'interprétation, l'histoire était explicite, maintenant j'étais moi tributaire de l'interprétation de Pierre, mais ce n'était certainement pas du bashing de sa part. J'avais, à l'époque, besoin d'une explication pour l'éviction de Yamauchi de Saint Seiya, et Pierre me l'a fournie. Je l'ai partagée, sans jamais m'attribuer la moindre paternité sur le sujet du scoop. Comme disait Masque de Mort, ce sont les vainqueurs qui écrivent l'Histoire. Si le Kurubashing existe, c'est peut-être parce que c'est un loser. :niark:

Je taquine. J'aime bien taper sur Kurumada, oui. Mais ce n'est pas comme si j'avais lancé une campagne de dénigrement. C'est un forum, il y a un effet d'émulsion qui est très drôle. On s'est lâchés pendant des années sur Kuru mais c'était autant par frustration devant les ratés de la licence, que pour s'amuser sur une cible puissante et aux pieds d'argile. Tout comme on s'est bien marrés avec ikki2, pour autant on a fait la paix avec lui il y a bien longtemps et je n'ai pas l'impression que ni lui ni nous n'ayions été traumatisés par ces guégerres. ;) Au contraire, moi je garde de très bons souvenirs notamment de ma scanlation "surprise" de Next Dimension, qui avait beaucoup fait rire tout le monde pendant des mois. C'était un vrai plaisir à faire, avec Jean Valjan et tout et tout :)

Quant à l'histoire de "Nemu no Room" dont Prom parle en long, en large et en travers (surtout en travers), je n'ai absolument aucun souvenir de ce mot, et encore moins d'une longue discussion au sujet de ce qu'il veut dire. Ca veut bien dire ce que ça veut dire : je n'en ai rien à carrer. Mais bon, pour le principe j'ai relancé 30 secondes mon vieux JWPce, je tape nêmu et je trouve 4 définitions, dont "nom" et "storyboard de manga". En 2020 je n'avais jamais entendu parler de ce "nêmu" en tant que storyboard, et donc forcément pas non plus en 2005. Par contre, nêmu c'est bel et bien la transcription en katakana de Name, donc oui, sans connaître le sens alternatif de storyboard, ça paraît logique qu'il dit "name no room".
Donc, pour Prom, défendre Kurumada du bashing, c'est détourner l'attention sur une lacune de traduction qui n'a absolument rien de déshonorante. Donc, en gros, faire du bashing sur les autres.

On est en 2020 donc, et mon avis n'a pas changé sur Kurumada. Mon avis a changé sur Prom, par contre, et c'est bien dommage, parce qu'il n'a même pas eu la décence de me prévenir, ou de venir me demander des précisions. Je suis sur Facebook, moi aussi, il aurait pu me contacter dessus, ça se fait en deux clics. On remarquera aussi que son article n'est absolument pas sourcé. Donc impossible de savoir s'il médit sur moi, ou si c'est juste son "impression générale", qui n'a rien à faire dans un article de défense de Kurumada. Qu'il défende ses actions, OK, mais qu'il tente de me discréditer n'est pas à son honneur : on a l'impression d'un vieux règlement de comptes (alors que moi je n'ai jamais eu un mot de travers sur les fans de Kuru, qu'est-ce que j'en ai à faire bon sang ? Il y a des choses plus importantes dans la vie), on se dit en lisant l'article qu'il y a un agenda secret.

Maintenant, ça ne sert à rien de débattre avec quelqu'un qui vit tellement dans le passé qu'il pense que je m'appelle encore Naoki (ce n'est plus le cas depuis 15 ans !), ou que je suis encore dans le fandom Saint Seiya (je n'ai rien regardé depuis la première saison d'Omega en 2012, et même si j'étais encore dans ledit fandom, j'ai laissé avec plaisir mes titres de noblesse à d'autres personnes qui ont pris le relai en faisant des choses très bien que je n'aurais jamais eu le courage de faire), bref en matière de vérification de ses informations, il se pose là... ;)

N'hésitez pas à poster un lien vers cette page du forum en commentaire de son article, pour ma part j'ai la flemme, mais considérez ce message comme mon droit de réponse.
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シナラムから日本へ / Re: Topic unique Saint Seiya
« Last post by Nao/Gilles on 29 February 2020 à 13h29 »
Tu ne lui a pas encore infligé le StS de Netflix ?
Non, aucune raison, à part lui apprendre à distinguer le goût de la merde de celui du bon pain, mais je préfère ne pas prendre de risques. Un jour il se regarde Hilda (qui est une très jolie série pour les enfants), le lendemain il se regarde Dinosaur King ou Beyblade ou autre merdasse japonaise super laide...
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Only for Love / Re: Chapitre 2 - Un coeur de glace
« Last post by Kodeni on 26 February 2020 à 10h30 »
NEWS

Cette version du second chapitre est une version rééditée de la publication originale du 19 avril 2010.
Bonne relecture aux lecteurs les plus fidèles, et bonne découverte pour les nouveaux.
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Only for Love / Chapitre 57 - Un avertissement pour l'Olympe
« Last post by Kodeni on 9 February 2020 à 18h39 »
Le lendemain de la catastrophe s’annonçait terrible pour Marine. Comment allait-elle rentrer sur Yíaros et surmonter le regard accusateur des hébéïens ? Non seulement l’île avait perdu deux Saints d’Athéna, Philémon et moi, qui avions adoptés Yíaros comme notre seconde patrie, mais une enfant du pays, Baucis. Et surtout, leur raison d’être, l’objet de leur culte, leur bienfaitrice, la Déesse de la Jeunesse, Hébé.
Dans l’Olympe, l’échec d’Hestia allait certainement faire grand bruit, puisqu’il représentait également un revers pour les conspirateurs du royaume céleste…



Chapitre 57 - Un avertissement pour l’Olympe

En Grèce, au Sanctuaire, dans la chambre du Pope :

3 novembre 1986.
Dans les couloirs des appartements du Grand Pope, seuls quelques gémissements ambiancent le bâtiment désertique. Ces bruits, semblables à des sanglots, proviennent du maître des lieux.
Agenouillé, le visage libéré de son masque et de son casque, Saga la mine bleuie par les larmes, marmonne : « Ainsi tu as été au bout de ta mission sur Terre… Ma chère Ambroisie… Hébé… Je t’aimais tellement. »
Il s’effondre à genoux : « Plus de doutes possibles. Je ne ressens plus ta cosmo énergie. Le mal qui m’habite voulait attenter à ta vie. Cependant, l’humanité et l’amour de notre passé commun avaient réussi à lui arracher un compromis, en te laissant prisonnière de ton île. Ainsi, tu gardais la vie sauve sans contrecarrer mes plans. Maintenant, je n’ai plus à m’en faire. Je peux libérer ton île de mon contrôle et rappeler mes hommes pour accroître mon autorité auprès de mes sujets situés dans les domaines annexés, comme ceux où se cachent les renégats qui ½uvrent pour Saori Kido. Je n’ai plus rien à craindre d’Yíaros. Malheureusement… »
D’un revers de la main, il essuie ses larmes et ramasse son heaume rouge, pendant que ses cheveux se teintent d’un blanc grisonnant : « Oui… Car hélas, ta mort ronge encore un peu plus le peu de bien qui restait dans mon c½ur… »


Dans une dimension qui surplombe la Terre, l’Olympe :

Au pied du Mont Olympe, au sommet duquel le temple de Zeus surplombe le domaine des cieux, dans un des onze palais appartenant aux autres divinités olympiennes, la tension est palpable.
Dans cette demeure en pierre aussi froide que le c½ur de sa propriétaire, cette dernière passe sa main sous son épaisse bure contre son abdomen marqué d’une légère cicatrice. Aussitôt, chaque fois que ses doigts buttent contre la bosse qui marque la réunification de sa chair, ses petits yeux plissés défient la lame qui l’a transpercé.
Celle-ci, la dague brisée d’Hébé, trône sur un banc de pierre.

Vexée, marquée au plus profond d’elle par la découverte d’un sentiment nouveau : la douleur, provoquée par un humain, Hestia tire chaque seconde un peu plus fort le voile qui couvre ses cheveux rougeoyant pour s’y camoufler. « Voici ce que les faibles appellent la douleur ? Et la sensation qui s’en suivait… Etait-ce ce que les humains considèrent comme la peur ? », se tracasse-t-elle.

Face à elle, tenue droite dans sa longue robe pourpre, Héra garde toute sa hauteur en dévisageant la Déesse du Feu Sacré. Son visage fin et ses traits très tirés expriment à chaque instant la supériorité dont elle se glorifie : « Comment cela est-il possible ?
_ Je n’arrive pas à comprendre moi-même. Tout était sous contrôle.
_ Rien qu’avant cela. Ils sont tout de même parvenus à vaincre un Ange, un de nos puissants serviteurs.
_ Mais après cela, ils étaient à ma merci… »

Une voix indélicate et bien connue des déesses, ne dégage aucune formalité malgré la révérence que son propriétaire se devrait d’avoir : « Toujours est-il que les deux Joncs d’Athéna sont libres à présents. Si la Chouette venait à récupérer son bracelet… »
Héra identifie aussitôt l’importun. Un vieil homme, habillé d’une simple toge blanche, accrochée stratégiquement par des broches en or. Il tire sur ses fines moustaches à chaque coin de ses lèvres.
_ « Roloi, le serviteur du chef d’orchestre de notre plan ! Ne t’inquiète pas vieillard sénile ! Cela n’arrivera pas. S’il n’est pas parvenu à la tuer, l’Ange à qui j’avais confié cette mission a réussi à mettre la Chouette hors d’état de nuire.
_ Tu peux donc dire à ton maître qu’il est inutile de s’inquiéter. Notre dessein est toujours aussi infaillible, rajoute Hestia. »
Le bougre, de petite taille, le crâne au sommet dégarni, ne gardant qu’autour de la tête une épaisse touffe de ses cheveux blancs coton, avance en mettant tranquillement un pas devant l’autre. Sous ses étroits sourcils, ses grands yeux ronds prennent la direction de la déesse qui le toise. Ses yeux sont inondés de bêtise :
_ « Hestia ! Comment se porte la déesse poignardée par un humain ?
_ Comment oses-tu t’adresser ainsi à une déesse de l’Olympe misérable être abject ? », s’insurge la Déesse du Mariage du ton emprunté à l’encontre de sa semblable. 
Roloi courbe immédiatement l’échine et passe ses mains sur sa tête comme pour se protéger du courroux d’Héra.
Heureusement, une voix grondante lui vient en aide : « Il n’a pas tort pourtant ! »
Un pas saccadé s’ensuit, présentant la silhouette de l’intervenant. Celui-ci, boiteux, approche l’assistance. Titanesque, au torse bardé de muscle, il expose son corps athlétique en ne le dissimulant qu’avec une toge enroulée autour de sa taille. Son menton carré est couvert d’une barbe broussailleuse qui passe sous son nez épaté. Il porte le même regard hautain que les siens.
Roloi remercie son sauveur. Il se redresse et gesticule comme un enfant à qui on vient de lever une punition : « Oh Seigneur Héphaïstos ! Quel plaisir de vous voir parmi nous ! »
Le Dieu du Feu, des Forges et des Volcans remet prestement le serviteur à sa place : « Il suffit Roloi ! Ce n’est pas parce que tu bénéficies de la protection d’un des nôtres, que tu ne dois pas te comporter comme tout bon olympien. »
Roloi cesse ses pitreries et s’agenouille illico.

Avec grandeur, le barbu poursuit : « Comme tu le dis Hestia, notre dessein est toujours aussi infaillible. Certes. Pourtant l’idéal aurait été que Pégase soit privé lui aussi à l’époque de son Jonc, afin d’éviter tout danger. »
Enfin, une dernière arrivée complète la discussion. Accompagné de la magnifique Helénê, connue sur Terre sous le nom de Ksénia, l’éminent Dieu du Soleil impose chez les siens un respect sans pareil.
Chacun incline la tête devant la grande et mince entité au regard bleu perçant et aux cheveux flamboyants.
Roloi se hâte de se prosterner à ses pieds, de l’autre côté de là où se trouve Ksénia. Entouré de ses fidèles sujets, Apollon conclut : « Hélas, inconsciemment, enfant, Athéna a réussi à protéger Pégase en l’envoyant devenir Saint au Sanctuaire. L’atteindre sans éveiller les soupçons de notre Seigneur Zeus était trop risqué. Voilà pourquoi j’ai envoyé Helénê, auprès des diverses divinités présentes sur Terre, pour affaiblir Pégase avant même que nous n’intervenions. Ainsi Odin fera involontairement la guerre à Athéna, sous la coupe de Poséidon, qui lui aussi servira à son insu nos intérêts. Enfin Hadès ne manquera pas d’affronter une fois de plus Athéna en cette ère. Avec autant d’occasions il est impossible qu’Athéna et Pégase ne soient pas poussés à la faute. Et s’il le faut, j’ai désormais Arès dans ma poche. Notre Seigneur Zeus aura alors face à lui un terrible constat d’échec. Sa fille à qui il a confié la Terre, sera devenue aussi malfaisante que les humains qu’elle affectionne. Dans ces conditions il nous permettra légitimement de prendre possession de son ancien royaume. »


A Jamir :

Au sein de la contrée himalayenne, les élèves de Mû volent peu à peu de leurs propres ailes.
Les conseils prodigués par le Saint du Bélier ne sont pas miraculeux, s’ils veulent maîtriser l’essence même du cosmos, Mei, Yulij, Médée et Nicol doivent trouver d’eux-mêmes leurs propres voies.

Le jeune couple, Mei et Yulij, y est parvenu à force de défiance l’un envers l’autre. A vouloir pousser chaque fois leurs limites pour surpasser l’autre, ils sont parvenus à s’y éveiller.
Tout en continuant à se chamailler, amoureusement, ils apprennent à le maîtriser totalement.

L’épouse de Mû rencontre plus de difficultés. Malgré la sagesse et la bienveillance inculquées par son conjoint, le Saint de bronze du Graveur doute beaucoup trop de l’avenir. Les évènements qui entourent le Sanctuaire et dont elle cause avec Mû la pousse involontairement à se poser trop de questions qui nuisent à sa totale concentration.

Une concentration dont s’arme pourtant Nicol. Le Saint d’argent de l’Autel n’a de cesse de se recentrer sur lui-même, lorsqu’il n’échange lors de débats passionnés avec Mû et qu’il n’observe pas les étoiles.
Celles-ci ont été bavardes ces derniers jours. Et il le sait : « Aujourd’hui est le jour de ma consécration. Les étoiles me l’ont dit, les signes qui entourent ma constellation sont sans équivoque. »
Une brise de plus en plus violente balaie les cheveux châtains clairs ébouriffés du jeune homme à la carrure digne d’une statue grecque.
Son visage, relativement mature pour un jeune homme de vingt-cinq ans, est paisible, détendu.
Quasi inexpressive, son attitude atteste qu’il a fait le vide dans son esprit.
Debout devant la tour de Jamir, dans laquelle ses amis prennent un léger repas, il ne pense plus à la faim. Les dialogues de ses camarades ne l’atteignent pas. Il ne fait plus qu’un avec la nature capricieuse.
La météo se gâte, le ciel s’assombrit. Le tonnerre gronde, sans que cela n’altère l’application du chevalier.
Une première goutte tombe depuis le ciel. Cet évènement, somme tout anodin en temps normal, ne passe pas ici inaperçu pour l’héritier d’Arlès.
En effet, le son de l’eau qui s’écrase sur le sol rocailleux lui parvient à l’oreille. Il résonne si fort dans sa tête qu’il lui permet de réaliser la teneur de son travail acharné. En effet, celui-ci a permis de mettre tous ses sens en alerte. Ce choc représente pour lui, le top départ de son dernier test.
A la première goutte, suivent d’autres. D’abord par dizaines, puis par centaines, et enfin par milliers.
Pourtant, tout en restant sur place, malgré une pluie désormais battante, Nicol n’est pas mouillé.

L’attitude parfois condescendante de Nicol à l’égard de Mei, a amené chez le japonais un sentiment de rivalité envers le grec.
Cela l’amène à s’intéresser en plein repas à l’étrange exercice auquel son concurrent se soumet.
Il rejoint Mû, déjà posté à une lucarne de sa tour, les bras croisés, entrain de l’épier.
_ « Incroyable. Un ½il innocent croirait que l’eau ne l’atteint pas.
_  Pourtant il est perpétuellement en mouvement afin d’éviter toutes les gouttes qui s’abattent sur lui.
_ Mû… Il bouge si vite autour du même point qu’il crée une image rémanente n’est-ce pas ?
_ Il n’y a qu’une façon de réaliser cela…
_ … c’est de se déplacer à la vitesse de la lumière. »

Dehors, le tonnerre gronde. Le vent est de plus en plus violent.
Des éclairs de plus en plus grands illuminent le ciel jusqu’alors assombrit par la grisaille.
Face à cela, Nicol reste impassible. L’image rémanente ne bouge pas d’un millimètre tandis que le grec est toujours au sec dans ses vêtements.
L’orage devient davantage menaçant et se sont désormais des trombes d’eau, poussées par des rafales violentes qui tombent à présent.
Soudain, l’image rémanente laisse apparaître que l’ancien disciple d’Arlès ouvre ses yeux.
Aussitôt, la foudre s’abat sur le sommet d’une montagne voisine. Immédiatement, l’apparence de Nicol disparaît.

Dans la tour, Mei observe le point de chute de la foudre : « Il a été suffisamment rapide pour arriver à la destination de la foudre juste avant elle. Il a pu calculer sa trajectoire alors qu’elle commençait à peine à illuminer le ciel.
_ Pour réaliser un tel exploit, il ne faut pas seulement se déplacer à la vitesse de la lumière, mais aussi ne faire qu’un avec la nature pour sentir le départ de la foudre et connaître le lieu où elle a va tomber. Même parmi nous, les Saints d’or, très peu en sont capables avec autant de précision.
_ Notre apprentissage du septième sens continue. Cependant, j’ai l’impression que pour atteindre le niveau de Nicol, il va falloir poursuivre davantage nos efforts.
_ En effet, Arlès a fait du très bon travail avec lui. S’il continue ainsi, il pourra très vite concurrencer les Saints d’or. »


Dans une dimension qui surplombe la Terre, l’Olympe :

Devant la montagne impériale sur laquelle siègent les douze dieux du royaume, après les demeures du peuple olympien et leurs innombrables prieurés, là où les chemins habituellement faits de pavés ne sont plus que des routes détériorées et désertiques couvertes de poussière, de dangereuses bourrasques soufflent sans cesse.

A l’ouest, la voie cesse devant un gouffre insondable. De celui-ci jaillissent d’incalculables colonnes sphériques. Elles pointent vers le ciel d’un bleu plus obscur que celui azuréen qui règne sur tout le reste du royaume
Personne ne s’aventure en ce lieu où sont réunis les ennemis de l’Olympe.
C’est au sommet des colonnes à la surface plate que s’impatientent les prisonniers. Il n’existe pour eux qu’une seule échappatoire. Lorsque la faim, la soif ou la peur deviennent trop insoutenables, la chute vertigineuse jusqu’au fond du gouffre offre une mort certaine, puisque ici l’abîme n’est autre qu’un passage vers l’Hyperdimension.

Au pic d’une des colonnes, seul au milieu d’autres tiges vides, un homme ne portant plus qu’un pantalon et aillant le bas des jambes revêtu par ce qui s’apparente être des morceaux d’armures, est étendu sur le dos. Son torse nu et son visage sont maculés de sang séché.
Profondément plongé dans le sommeil, quelques souvenirs du passé viennent le perturber…


Flashback
1981 - Cela faisait deux ans qu’Apodis avait été fait Saint.
Après des débuts où il se montra bien orgueilleux, les remontrances du Saint de la Lyre eurent l’effet escompté. Le Saint de bronze de l’Oiseau de Paradis était devenu un chevalier respectable.

De retour de mission d’Egypte, le maître et l’élève finissaient de rendre des comptes au Grand Pope.
Désormais Saint aguerri, une nouvelle orientation attendait Apodis. Le Grand Pope venait de le proclamer sergent. Il allait avoir la mission de créer sa cohorte et de veiller sur le secteur ouest, sous le commandement du lieutenant Misty.
Pressé de retrouver sa bien-aimée, Orphée pris congé d’Apodis.

Plusieurs choses avaient changé depuis le départ du Saint de la Lyre.
Le post de général des armées qui lui était destiné, est finalement revenu à un autre, puisqu’il avait préféré s’attacher à l’apprentissage du Saint de bronze.
Maintenant, il devenait un Saint d’argent qui pouvait couler des jours paisibles en attendant d’être rappelé par le Grand Pope pour une mission.

La première chose que fit Apodis, une fois les marches des douze palais du zodiaque descendues, ce fut de se rendre dans la maisonnette de ses parents à Honkios.
Cela faisait deux ans qu’il avait été réquisitionné dans l’armée pour combattre les arèsiens.  Depuis, sa famille restait sans nouvelles.
Son père et tout le voisinage pensaient que, comme de nombreux jeunes soldats envoyés sur le front au moment de la Guerre Sainte contre Arès, le chétif grec n’avait pas survécu. Seule sa mère refusait de se résigner.

Lorsque la porte d’entrée s’ouvrit en grand pour laisser apparaître le visage plus mûr et la taille plus athlétique de son fils, Mujakis perdit connaissance.
Apodis réceptionna sa mère dans les bras : « Tu ne rêves pas maman. Je suis de retour.
_ Oh Apodis, mon grand garçon, si tu savais depuis le temps que j’attends que tu ouvres cette porte. Ton nom n’a jamais été cité, lorsque les prêtres énuméraient l’identité des morts retrouvés lors de la bataille. Je me suis toujours refusée à te croire… »
Le bonheur et les larmes l’empêchèrent d’achever sa phrase. Apodis la serra fort contre son torse bardé de muscles : « C’est fini. Je suis de retour à présent. »

Dans ces propos, on pouvait sentir une certaine affliction. Apodis reconnaissait difficilement sa mère. Elle avait le visage creusé, fatigué. Elle était devenue rachitique, tremblante et marquée de coups.
Apodis pointait du doigt un hématome que portait sa mère : « A ce que je vois, malgré mon absence, cela n’a pas empêché mon père, Frontinus, de manifester du mécontentement. Il s’en est pris à toi de façon plus acharnée depuis. »
La malheureuse baissa la tête sans rien dire.
Le fils averti releva sa mère et brandit son poing en l’air : « N’ait crainte. Désormais je suis assez fort pour te protéger.
_ Tu ne le verras pas. Il ne repasse que très peu à la maison. Il s’est fait une nouvelle bande d’amis. Ils jouent le rôle d’usuriers pour le compte de riches commerçants qui veulent récupérer de l’argent auprès de leurs mauvais clients. Ils sont sous la coupe d’une jeune femme qui était apprentie Saint. Une certaine Geist. Frontinus ne repasse ici que lorsqu’il est trop ivre pour poursuivre ses desseins. »

Le jeune homme aux cheveux bleutés réfléchissait. Il faisait le tour de lui-même dans cette demeure d’où il ne gardait que de mauvais souvenirs. Puis, il avança jusqu’au tableau accroché sur la cheminée. Il s’agissait d’un portrait de son ancêtre, Tenma de Pégase.
Il le décrocha et l’observa quelques instants. Il pouvait distinguer au dos de la peinture qu’elle était signée par un certain « Alone ».
Après avoir détaillé avec minutie le visage de son aïeul, il glissa le tableau sous son bras et décréta : « Bien. Ramasse tes affaires. Nous partons d’ici. Je suis devenu un Saint d’Athéna… »
Dès cette annonce, les yeux de sa mère s’émerveillèrent, témoignant toute la fierté qu’elle pouvait éprouver à cet instant devant la réussite de son petit garçon devenu un homme fier : « … et j’ai été nommé sergent dans le secteur ouest du domaine sacré. Nous allons commencer une nouvelle vie. Frontinus ne nous retrouvera pas. Et si ça venait à être le cas, je le châtierai. »
En quelques minutes, la maison fut vidée. En pleine nuit, Apodis entamait une longue marche à travers le Sanctuaire en tirant une carriole sur laquelle sommeillait sa mère et reposait sa Pandora Box ainsi que quelques vêtements et quelques victuailles.
Leur maison d’Honkios, symbole de tant de malheurs, n’était bientôt plus qu’un point à l’horizon. Un point enflammé, après qu’Apodis ait choisi d’effacer toute trace de leurs vies précédentes dans cette ville.

Le lendemain matin, à peine éloignée d’Honkios, Mujakis ouvrit les yeux et bondit de la charrue que tirait son fils. Celui-ci était absent à son réveil. La seule chose qu’elle reconnaissait, c’était un champ de ruines au beau milieu duquel se dressait un petit colisée.

A l’intérieur de celui-ci, Apodis avançait sous les regards défiants des soldats qui se tenaient adossés contre les murs ou les colonnes doriques.
Certains s’échauffaient ou ficelaient leurs protections en vue d’une rude journée d’entraînement.
Une voix familière à Apodis arbitrait un combat : « Allons soldats ! Qui est encore de taille à se mesurer à Cliff ? »
Apodis reconnut aussitôt le grand Pullo. Il fut son caporal à l’époque où lui n’était que simple soldat. Tout comme son compagnon Cliff. L’italien est resté auprès de leur instructeur pendant qu’Apodis apprenait auprès d’Orphée.
Apodis s’élança d’une voix enjouée : « Moi bien sûr ! »
Devenu aveugle durant la Guerre Sainte contre Arès, Pullo ne pouvait cependant pas se tromper. Il cria de joie : « Apodis ! »
A son tour, l’italien aux boucles blondes se jeta dans les bras de son camarade : « Apodis ! Tu es de retour !
_ Lors de ma convalescence on m’a appris que tu étais parti en compagnie d’Orphée, explique Pullo. D’abord pour apprendre les bases ici au Sanctuaire, puis pour une mission d’évaluation en Egypte. Je suis heureux de te savoir revenu. Ton cosmos inspire aujourd’hui sécurité et puissance. Tu as fais beaucoup de chemin ces deux dernières années.
_ Merci Pullo. C’est aussi grâce à toi que j’ai su relever la tête durant la guerre et ainsi recevoir l’armure de bronze. Néanmoins je suis attristé de voir que tu n’as pu recouvrer la vue.
_ Ce n’est rien mon garçon, il n’y a pas que les yeux qui nous servent à voir. Ce que le c½ur peut percevoir est bien plus passionnant. Et puis privé d’un sens, j’ai été forcé d’accroître mes perceptions grâce aux autres.
_ Et toi Cliff ! Je suis ravi de te retrouver en pleine possession de tes moyens, assura Apodis tout en déposant sa main sur l’épaule de Pullo.
_ Après la bataille il a perdu beaucoup de sang, répondit Pullo pour Cliff, et il n’était pas hors de danger. Néanmoins il a puisé au fin fond de son cosmos le courage de se relever. A peine la plaie était pansée, qu’il voulait déjà porter l’épée sur les derniers fronts où le Sanctuaire menait encore la lutte.
_ Depuis je suis resté dans la garde d’Athéna et j’ai été plus d’une fois du voyage pour m’assurer de la suprématie d’Athéna sur nos territoires annexés aux quatre coins du monde, compléta l’intéressé.
_ Il a même été promu caporal !
_ En fait j’ai été promu caporal à la place de Pullo ! Le Pope lui a « accordé » une retraite forcée en lui offrant une petite parcelle de terre à cultiver. Néanmoins, je ne l’y ai jamais vu poser les pieds. Il est toujours là à réprimander mes apprentis soldats ! »
Les trois acolytes se mirent à rire.
Ils finirent de fêter leurs retrouvailles autour d’un verre, sous la tonnelle dressée pour les services du caporal Cliff.
Après quelques joyeusetés, Apodis racla sa gorge, comme pour annoncer le sérieux de ce qui allait précéder : « Je suis heureux de vous avoir retrouvé sains et saufs. Au-delà de ça, ma présence ici est également intéressée. Je suis devenu sergent pour le secteur ouest du Sanctuaire. Je dois m’établir là-bas et y constituer ma troupe pour rattacher la défense de nos frontières. J’ai immédiatement pensé à vous. »
Cliff et Pullo levèrent aussitôt leurs verres en guise d’acceptation.
Toutefois, Apodis restait ferme : « Seulement, il me faut un seul caporal. Je compte sur les notions de respect, d’ordre et de discipline qu’impose l’expérience de Pullo. Je suis donc désolé Cliff. »
Malgré une pointe de frustration dans le regard de l’italien, celui-ci trinqua une fois de plus avec ses amis : « Je continuerai à apprendre de Pullo dans ce cas. »

Accompagnés de Pullo et Cliff, Apodis et sa mère arrivèrent dans un paisible village de l’ouest bien connu par le Saint de bronze de l’Oiseau de Paradis, Paesco.
Ils trouvèrent devant la demeure d’Orphée, les Saints d’argent du Lézard et de la Lyre en pleine discussion.
Immédiatement, Pullo, Cliff et Mujakis s’inclinèrent. Apodis se courbait légèrement.
_ « Tu tombes bien Apodis, affirma Orphée en tendant le bras vers son disciple. Approche donc que je te présente à ton lieutenant. Il est également le capitaine de notre armée et dirige tous les Saints de bronze et d’argent. Misty du Lézard.
_ Voici l’élève d’Orphée ! L’élève de celui qui est notre modèle à nous tous, chevaliers d’argent et de bronze, gratifia Misty en penchant légèrement sa tête en avant. Le Saint d’or des Poissons que tu as déjà rencontré en te rendant chez le Grand Pope, m’a appris hier lors d’une de nos rencontres à quel point tu étais séduisant. J’ajouterai donc que tu apparais en plus de cela, comme quelqu’un de très mystérieux. Rares sont les jeunes Saints qui demandent à veiller sur nos murailles. En général, ils préfèrent s’attacher à la surveillance de la grande citée d’Honkios puisqu’elle respire la joie de vivre et les festivités. Ici, à l’ouest, nous sommes dans les campagnes les plus reculées du domaine sacré. Cela me fait donc plaisir d’avoir à mon service un jeune volontaire. D’habitude ce sont les anciens comme Mensa et Circinus qui postulent pour les postes frontières. Rares sont les intrus qui nous assaillent. Ici c’est un endroit paisible pour installer sa famille et ne pas avoir trop de travail. Loin des cités du centre, où il faut constamment intervenir pour régler les querelles, escorter les prêtres qui portent les malles de sacres de leurs temples jusqu’au capitole…Quoique le peuple dans les petits villages frontaliers est très uni et solidaire. Les révoltes contre la répression ne sont pas à écarter en cas de crises. Il faut donc faire preuve d’une grandeur d’âme et d’une bonté suffisante pour apprendre à gérer le peuple sous notre juridiction, mais également faire preuve d’autorité et de charisme pour mener une équipe. Sauras-tu faire preuve de toutes ces qualités ? Oui, tu le seras. Je le sens, continua Misty, sans laisser à Apodis le soin de répondre. A présent il va falloir que tu poses tes valises sur les terres que tu protèges. Comme tu peux le remarquer, ce n’est pas l’espace qui manque ici. Paesco est un village paisible, qui a beaucoup souffert de la Guerre Sainte contre les arèsiens. Prends le temps nécessaire pour te créer ton habitation en fonction de la solde que les intendants du Pope viennent de m’attribuer pour toi, lui dit-il en lui balançant une besace remplie de sacres. En général fabriquer son logement demande peu de temps à un Saint pour qui le poids des matières et la montre ne sont que rigolade en vu de ses capacités physiques. C’est pourquoi je te demande de composer par la même occasion une équipe de quinze hommes et de nommer parmi eux un caporal. Ta troupe veillera à la fois sur les murailles et les villages qui les longent, ainsi que ceux qui rejoignent le centre du domaine. Les sergents Mensa Saint de bronze de la Table et Circinus Saint de bronze du Compas te donneront plus en détail l’étendue de notre zone de surveillance. Chaque mois je vous annoncerai vos plannings de surveillance, afin que vos troupes travaillent en roulement. Lorsque vous n’êtes pas à la sécurité des villages, votre caporal doit entraîner vos soldats tandis que vous veillez en même temps au développement économique, social, agricole et militaire de votre secteur. Tu incarnes dorénavant la loi du Sanctuaire tout en étant l’assistant personnel de chaque habitant… "

Après plusieurs minutes d’explications, Misty prit congé d’Orphée et d’Apodis, laissant le maître et l’élève à l’½uvre.
_ « Alors, penses-tu te construire un logis ?
_ Oui, quelque chose de grand et lumineux pour y installer ma mère. En parallèle, je compte dresser un camp pour mes hommes. Je me ferai ma propre demeure une fois que tout le monde sera à l’abri du besoin. Pendant ce temps, je vivrai avec mes hommes. »
Une voix venue de derrière Orphée demanda à Apodis : « Pourquoi ne viendrais-tu pas te loger chez nous en attendant ? »
Malgré les deux années pendant lesquelles il ne l’avait pas vu, Apodis reconnut tout de suite la s½ur d’Eurydice qu’il appréciait tant. Netsuai.
Elle aussi avait bien grandi. Elle était resplendissante dans sa fine robe rose qui la serrait de la poitrine à la taille où un fin ruban de soie la maintenait. Son sourire rayonnait sur ce visage orné de ses beaux yeux bleus.
_ Merci beaucoup Netsuai, dit-il en lui passant la main dans ses fins cheveux bruns coiffés au carré, mais je ne voudrais pas vous importuner. Cependant, j’espère que cela ne m’empêchera pas de profiter de ta bienveillance lorsque je m’accorderai quelques instants de repos. »
Flashback


Le visage radieux et angélique de sa défunte épouse tire Apodis du profond repos dans lequel il s’est plongé d’épuisement.
La tête lui tourne terriblement et le moindre mouvement tire sur ses plaies à peine sèches.
Se tenant le crâne et grimaçant, il redresse son buste et détaille les lieux autour de lui.
« Rien. Personne. Que ces maudites colonnes. », constate-t-il.
D’un pas tremblant, il approche le précipice au fond duquel se trouve l’Hyperdimension. Il murmure : « Je ne sais pas ce qu’il y a au fond, mais je n’ai pas le choix, si je veux partir d’ici… »
Sans qu’il s’y attende, une voix féminine et impériale lui conseille : « Là-dessous c’est l’Hyperdimension. Si tu y tombes ton corps sera inexorablement désintégré. Tu ne parviendras pas à sortir de cette dimension comme tu as pu y entrer.
_ Qui est-ce, questionne-t-il en faisant le tour de lui-même, tout en en se maintenant ses côtes qui le font abominablement souffrir, qui est là ?
_ Ici il y a de nombreuses personnes. D’autres prisonniers. A des kilomètres à la ronde. Tous finiront par se jeter dans ce précipice. Mais toi, tu es un prisonnier spécial. Je sens que le sort qui t’est réservé est tout autre. »
En plissant les yeux, Apodis distingue l’apparence d’une femme quasiment nue, l’intimité à peine dissimulée par quelques ornements. Ses longs cheveux noirs de jais ressortent sur le fond quasiment blanc de l’horizon observé par Apodis.
Celle-ci lui tourne le dos et semble réussir l’exploit de marcher dans le vide avant de disparaître. Laissant Apodis plein de doutes.


A Jamir :

L’orage s’est dissipé pour laisser place à un temps plus clément.
Tous en profitent pour reprendre l’entraînement là où ils l’avaient laissé, notamment Mei, impatient à l’idée de surpasser son rival Nicol.

Ce dernier n’a pas bougé depuis qu’il a intercepté la foudre. Il s’est positionné en tailleur et médite de nouveau.
Sa perception affûtée lui permet de remarquer l’approche du maître des lieux.
_ « Seigneur Mû, dois-je comprendre en votre présence qu’il est l’heure d’une de nos fameuse conversation ?
_ Tu ne peux en vouloir à un ermite de vouloir converser avec un esprit cultivé, sourit le muvien.
_ Un ermite ? Derrière votre tour vit pourtant le reste de votre peuple. Je veux bien admettre que votre communauté soit peu nombreuse, cependant, vous ne pouvez dire que vous êtes seul.
_ Tu dis cela parce que ça ne fait pas longtemps que tu es chevalier. Tu comprendras très vite que la vie d’un Saint est faite de solitude. Nous frôlons la mort à chaque instant. Notre mission sur Terre et si fondamentale que notre existence peut cesser malgré notre jeune âge.
_ Oui, je comprends tout à fait. Je disais cela pour vous taquiner Seigneur Mû. Parfois, je trouve en vous l’attitude pessimiste de mon maître Arlès. Il faut dire qu’il était le frère de votre maître Shion. Vous avez dû hériter de leur mélancolie, rigole enfin Nicol.
_ Et pas toi ?
_ Cela se témoigne chez moi par une attitude plus austère.
_ Il faut dire que tu es bien plus mature que Mei et Yulij qui t’accompagnent.
_ C’est vrai, confesse le Saint de l’Autel. Heureusement, votre épouse m’accompagne et me permet d’évoquer certains sujets qui ne passionnent guère nos deux jeunes camarades. D’ailleurs, je m’inquiète énormément pour le devenir de Yulij. Je l’aime comme un frère peut aimer une s½ur.
_ Je comprends. La bataille que livre en interne le Sanctuaire peut s’avérer dangereuse. »
Nicol secoue la tête. Il pense à autre chose et se rapproche, sans le savoir, des visions qu’a eu Marine la veille, lorsqu’elle a touché le sceau qui retenait le Jonc prisonnier.
_ « Certes. Néanmoins, j’ai vu d’autres signes dans les étoiles. Je ne sais pas pourquoi, mais le combat que nous allons mener n’a rien à voir avec la reconquête du Sanctuaire. Quelque chose d’autre se trame. Une situation bien plus dangereuse que celles rencontrées par Athéna dans le passé. Je pense que la réponse se trouve auprès du Saint de l’Aigle. Les étoiles de cette constellation m’intriguent depuis plusieurs jours.
_ Dans ce cas si votre chemin venait à ne pas être celui de la libération du Sanctuaire, alors nos routes se sépareront. Mais j’ai foi en vous. Tout comme j’ai foi en les chevaliers que suit actuellement mon disciple Kiki. Je sais qu’ils parviendront à libérer le Sanctuaire du mal. Et si votre quête consiste à aider Athéna, alors elle n’en pourra qu’être plus utile une fois le Sanctuaire épuré du mal qui le ronge.
_ Merci Seigneur Mû.
_ Tu n’as pas à me remercier. Je reconnais dans tes propos la sagesse propre à Arlès. Tu disposes de tous les attributs nécessaire à un Saint de l’Autel qui destine ce chevalier à être le second du Pope, voire son suppléant si besoin est. »
Nicol, touché par une telle déclaration, scrute l’horizon avec fierté.


Dans une dimension qui surplombe la Terre, l’Olympe :

A l’intérieur de la demeure de la Déesse du Feu Sacré et du Foyer, les dieux conspirateurs, Apollon, Héphaïstos, Héra et Hestia, poursuivent leur bilan sous les yeux de Roloi et Helénê, les fidèles sujets d’Apollon.

_ « Tout de même, qu’un humain parvienne à blesser un dieu, cela me laisse circonspect, persiste Héra devant la mine confuse d’Hestia.
_ Plait-il ? Il ne s’agit en aucun cas d’un humain mais d’Hébé ! Cette traîtresse s’est sacrifiée pour les hommes et a affaibli Hestia, précise de suite Héphaïstos qui refuse qu’il soit porté atteinte à leur céleste statut.
_ Le coup a tout de même été porté par un humain, précise Héra, moins sûre qu’à l’accoutumée. C’est indéniable… »

Grand meneur de cette confrérie, Apollon se contente d’une de ces courtes phrases qui le rendent si charismatique et qui le caractérisent si bien.
_ « Héra à t’entendre on croirait que tu crains les hommes.
_ Absolument pas, assure-t-elle avec grandeur en bombant la poitrine. Je pare à toute éventualité. C’est tout. Il s’agit d’un guerrier d’Athéna. Il a réussi à porter un coup à l’une des nôtres. Que cela soit grâce à Hébé ou non, les faits sont là. De plus, il est parvenu à repousser Hestia jusqu’ici et à la suivre. Cela signifie que…
_ Il suffit à présent, interrompt Apollon, imposant à la Déesse du Mariage le silence. L’homme n’a jamais été rien d’autre qu’un cafard pour nous. Cela ne changera jamais.
_ Toujours est-il que la présence de cet homme en Olympe est une injure, rétorque Héphaïstos, seul semblable d’Apollon à oser lui répondre. Il est parvenu à traverser l’Hyperdimension. Notre dimension ! Et cela, indemne !
_ C’est un miracle, rajoute Hestia amère.
_ Seuls les dieux sont grands. Leurs actes sont semblables à des miracles pour les hommes. Les humains espèrent en accomplir. Car c’est tout ce qui leur permet de s’accrocher à leur misérable existence, annonce Apollon d’un sourire perfide qui témoigne de toute la confiance qu’il place en son essence divine. Traverser l’Hyperdimension n’est en rien miraculeux pour un Dieu. Ni pour un homme bénéficiant de l’assistance d’un dieu, adresse-t-il à Héphaïstos en lui balançant avec dédain la dague brisée d’Hébé après l’avoir saisit sur le banc de pierre où elle trône.
_ Alors ce guerrier est sorti indemne de l’Hyperdimension parce qu’il était protégé par la dague d’Hébé, aboutit Héphaïstos.
_ Il la tenait fermement dans ses mains jusqu’à notre arrivée en ce lieu, se souvient douloureusement Hestia. »
Héra reste néanmoins dérangée : « Toujours est-il qu’il est ici, en Olympe. Vivant. Sa présence ne peut qu’être préjudiciable à nos plans. Si le Seigneur Zeus venait à…
_ Dès son intrusion ici je l’ai fais conduire aux prisons de l’Olympe, réagit prestement Apollon. Voici des décennies que notre coliseum n’a pas accueilli de divertissement pour notre bon plaisir. Je me charge de Zeus. »



J’étais pris au piège, bien loin de m’imaginer le sinistre complot organisé par quelques olympiens.
Baigné par les souvenirs de mon passé, j’essayais de penser à autre chose, qu’à ma modeste condition dans la prison céleste.
Heureusement, la lecture des étoiles par Nicol, laissait présager que Marine ne serait pas seule pour poursuivre la lutte contre Apollon et les siens.
D’ailleurs, dans un monde ou chacun jouait un jeu, je me demandais si les conseils de cette femme mystérieuse étaient sincères. Pourquoi m’avait-elle sauvé d’un saut dans l’Hyperdimension ? Mais surtout, qui était-elle ?
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シナラムから日本へ / Re: Topic unique Saint Seiya
« Last post by dral on 5 February 2020 à 22h47 »
Je trouve particulièrement triste (pour ne pas dire pathétique et affligeant) de voir qu'en 2020 y'a des gens qui ont du temps à perdre pour raconter et déblatérer des conneries pareilles. Mais bon c'est leur vie et pas la mienne (et je m'en félicite).

Comme si Kurumada était un Saint (avec une auréole, pas un couillon au service de cette cruche d'Athéna) qui n'avait pas sa part de responsabilité dans le fiasco (financier) du Tenkai et la gestion post-Tenkai.

C'est fou comme on peut aussi facilement mettre de côté le simple fait que Saint Kurumada a récupéré les droits de Saint Seiya au début des années 2000, et que depuis le revival ce mec se fait des couilles en or grâce à tout ce qui touche à la licence, que ce soit les spin-off où son nom est survalorisé par rapport aux vrais auteurs, ou bien ces petites figurines à "bas" prix vendues par Bandai ...

Mais c'est évident, ce mec est un gars simple, un génie mésestimé qui a réfléchi pendant plus de 15 ans pour nous livrer ce chef-d'oeuvre de merde concentrée qu'est ND et ses spin-off d'amateurs (Zero qui porte bien son nom et autre bidules).

Franchement, j'ai plus de respect pour le bonhomme lorsque je lisais ses petits mots des tranches de couv' du manga publié chez Kana, qui dénotait un vrai caractère trempé mais assez humble, ou quand il se force à continuer ce qu'il considère être l’½uvre de sa carrière (Otoko machin) que quand il s'impose sur le Meikai (je veux du plan par plan !!!) ou son torchon de PQ de ND juste pour donner de faux espoirs aux fans qui attendent une vraie suite.

J'adore aussi le fait qu'on oublie facilement que le Meikai et Elysion ont été réalisés aussi parce qu'il y avait l'adaptation de RnK en anime dans le deal, mais passons...

Par contre, je suis étonné et regrette profondément que certaines vérités flagrantes aient été occultés dans ce magnifique pavé (ou alors c'est qu'une suite est en préparation) sur le kurubashingbyNao (je devrais déposer cette marque, ça claque bien je trouve) :
- le kurubashingbyNao a tué les projets de saisons 5 à 78 de RnK, sans compter 15 films (un par an) en plan chez la Toei qui espérait trouver sa nouvelle poule aux oeufs d'or avec One Piece et Naruto
- le kurubashingbyNao a tué les projets de sortie des saisons 2 à 4 de RnK en France, ainsi qu'un magnifique projet exclusif pour les adorateurs français de Saint Kurumada d'une sortie BR, avec art-book de 18 000 pages à la clé, au moins cinq commentaires audio par Saint Kurumada et ses potes catcheurs complètement sobres, et autres merveilles que nous ne découvrirons jamais...
- le kurubashingbyNao a tué le projet d'édition BR exclusive en France des OAV et du Film de Kôjirô...
et ainsi de suite...

Je suis également déçu que les adorateurs de Saint Kurumada n'attaquent pas en diffamation Nao pour réclamer des dommages et intérêts pour tous ces préjudices subis, et de réclamer à cor et à cri à Anne Hidalgo de faire rebaptiser le nom d'un grand boulevard parisien du nom de Saint Kurumada...

Bon allez, j'arrête de vous faire perdre votre temps, vous fidèles impies à la solde du kurubashingbyNao.

Mon conseil du soir : allez voir Birds of Prey où Margot Robbie et sa bande de cops elles défoncent des mecs ultra-trop-virils-qui-te-fusillent-du-regard-même-les-yeux-fermés (où j'ai déjà vu ça?  :mouais:) et tabassent à donf tout ce qui bouge et surtout Kurumada (ouais, parce qu'elles sont sponsorisées par le kurubashingbyNao  :cool:).

A chao bonsoir.
99
シナラムから日本へ / Re: Topic unique Saint Seiya
« Last post by chevkraken on 5 February 2020 à 15h49 »
et sur Saintseiyapedia ça en rajoute plusieurs couches en voulant faire diffuser l'article dans la pluparts de communauté d'anime FR afin de faire comprendre que le ressentiment envers Kurumada dans le monde entier est dû à Nao.

Franchement c'est du n'importe quoi... Si je suis inscrit depuis seulement 6,7 ans, je suivait le site depuis 2003/2004 et Nao a toujours été clair sur ses articles que le fait que "Kuru avait fait virer Yamauchi" c'était, ce que tu avais déduit au vu du fait que Pierre Giner t'avais dit "Kurumada n'a pas aimé le film", mais que jamais tu n'a vendu ça comme autre chose qu'un avis peso et une rumeur (c'est clair dans les news de cyna)
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