C'était un 16 février

Ca y est, je l’ai fait !

J’aurais pu simplement poster ça dans « histoire de raconter la sienne » mais j’en suis tellement heureux que je vais ouvrir un billet juste pour ça.

Et oui, mardi j’ai décidé de passer le pas. Ca fait un moment que je voulais le faire mais j’appréhendais.  Hier j’ai pris mon courage à deux mains et j’y suis allé.

J’arrive là-bas et je suis accueilli par une fille. Ma première crainte c’est « va-t-elle m’accepter ou est ce qu’elle va me dire de repartir ». Comme si c’était leur genre de dire « non, non, on veut pas de vous ».  Bien évidemment elle m’accueille chaleureusement, non sans me poser quelques questions.
« Pourquoi est ce que vous êtes venu ici ? »
Pourquoi ? Ben parce que j’ai trente ans et que je ne l’ai toujours pas fait. Je sais que je ne suis pas le seul dans ce cas et qu’il y en plein qui vivent très bien avec ça mais moi je trouve que c’est la honte quand même.
« C’est la première fois ? »
A quoi elle voit ça ? Est-ce que c’est la transpiration qui coule de mon front alors qu’il fait -2° ou est ce que c’est le fait que je gigote dans tous les sens ?
Une fois les questions et autres formalités finies elle me fait rentrer et me dit de m’allonger.
Puis elle m’explique qu’il faut me détendre, que ça va durer entre dix minutes et un quart d’heure et que je peux partir quand je veux même si ce n’est pas terminé.
« Est-ce que vous êtes prêt ? »
Non…….
« Oui, ça va. »
« Alors on y va ! »

Elle me regarde en me souriant : « Parfois j’ai du mal à la trouver mais là avec vous c’est facile, elle est déjà tout gonflée. ». Elle me prend le membre et l’humidifie puis elle enfonce le bout.
Même pas mal, c’est déjà ça.
« Maintenant vous allez devoir exercer des pressions fortes et régulières pour amorcer. ».
Je m’exécute. Fort et régulier. Peut être trop fort et trop régulier, sûrement trop rapide parce qu’en fait de dix minutes, trois minutes plus tard elle me dit « C’est fini ! Si vous continuez ça va déborder ! ».
« C’est rapide. Ca fait pas dix minutes ».
« Oh, ça dépend des gens. Vous, vous êtes un rapide.».
Elle me demande si ça va. J’ai un peu la tête qui tourne mais ça va pas mal.
« Restez allongé un petit moment, le temps de vous remettre ».
J’obéis mais ça va franchement bien, je serais même prêt à me faire repomper tout de suite si on me laissait faire.

Après cinq minutes elle me dit que je peux y aller. Faut dire qu’il y en a d’autres qui attendent derrière moi.
A bientôt, elle me dit. A bientôt, je lui réponds. Puis je rejoins ma femme qui m’attendait dans la voiture (elle n’a pas pu venir avec moi, elle n’aime pas ça).
« Ca c’est bien passé ?»
« oui, oui, on s’en fait tout un cinéma mais finalement ça n’a rien d’extraordinaire. »

Maintenant, c’est sûr, j’irais donner mon sang plus souvent.

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Les risques sont minimes, tout le matériel est stérilisé et les aiguilles qu'il utilisent (enfin, si on peut appeler ça des aiguilles quand on voit leur taille... :ouhla:) sont à usage unique.

Je donne mon sang depuis que je suis majeure (bon, ça fait pas longtemps, ça ne fait que deux ans), une à deux fois par an et pour le moment, en dehors d'un peu de fatigue ou d'une migraine après le don; il ne m'est jamais rien arrivé. Je croise les doigts pour plus tard quand même
Je suis traumatisé à vie par les piqures. J'ai passé ma jeunesse chez les médecins et dans les hopitaux. D'ailleurs, ça fait des années que je n'ai pas mis les pieds dans mon cabinet médical. La dernière fois, c'était pour faire signer mon médecin traitant. Et ça fait tellement longtemps, que je ne me souviens même plus de son nom. C'est dire combien je me sens attiré par tout ce qui est médical.

(Je constate que de rattraper son propre retard, ça incite aussi les autres à faire de même :P)
C'est vrai que ça aide à relancer un sujet qui était peut-être tombé aux oubliettes  :P
Et ça fait tellement longtemps, que je ne me souviens même plus de son nom. C'est dire combien je me sens attiré par tout ce qui est médical.
Comme on dit, les médecins moins on les voit, mieux on se porte...